FRÉDÉRIC, AMÉLIE, PAULINE, TOINETTE
UN HUSSARD portant une valise.
FRÉDÉRIC , entrant .^ droite.
C'est mol , {ter.) Enfin je vous revois î Et l'espoir flatteur S'empare de mon coeur.
Si je fus constamment Fidèle à mon serment , Il faut (le tant d'amour Me payer de retour.
Clièrc Amélie I en huit jours deux cent cinquante lieues à franc e'trier !.... sans arrêter... J'ai crevé trois chevaux ,
fies chevaux superbes ! . . . J'aurais voulu avoir des ailes
Malheureusement la concurrence n'en est pas encore là... Enfin me voilà près de vous — toujours le même.... toujours brûlant d'amour et d'impatience. (A demi-voix.) Savez-vous quePauline est charmante.
AMÉLIE, embarrassée.
Mon cher cousin.... après un si long voyage , vous devez avoir besoin de repos...
Oui, mon cousin oui....
Yous regardez mon négligé, je n'ai pas eu le temps de lesoigner... j'étais si pressé!.. Mais, si j'ai bonne mémoire, autrefois c'était là-bas, dans ce pavillon isolé, que la bonne tante casernait son neveu. . Je cours reprendre possession de mon ancien logement, je passe un habit et dans un instant je reviens. (A part.) Cette chère Amélie ! comme elle est émue I ah ! son bonheur ne peut être comparable au mien. (Au hussard.) Marche ! à gauche! (Il sort.)