‹ Le cousin PonsChapitre 88 sur 123 · SCENE III Les Mêmes, BRUNNER, HENNEQUIN · texte numérisé non relu

SCENE III Les Mêmes, BRUNNER, HENNEQUIN

BRl'XNER, entrant par la droite avec Mannequin.

Schmucké, restez, je vous prie !...

TOUS, étonnés se levant.

Ah !

MADAME DE MARVILLE

Monsieur Briinner !

Lui-même, madame, bien à votre service !...

31 A D A 31 E C A R D 0 T , a madame de Marville.

Eh ! mais, n'est-ce pas le noble étranger qui a refusé Cécile?...

MADAME DE MARVILLE

Ah ! monsieur, c'est un peu bien hardi avons de vous présenter devant une famille outragée par vos procédés !... en vérité, cela dépasse les bornes de l'impudence !

Geste furieux de Fraisier.

TOUS

L'impudence, madame, ne consisterait-elle pas dans cette infâme et navrante comédie de la mort que vous avez jouée ici, et dont monsieur (n désigne Fraisier.) vous a si habilement préparé le dénouement?

Quoi?.

MADAME CARDOT, à Popinot.

Comte, ceci devient plus intéressant!

MADAME DE MARVILLE

Sortez, monsieur, sortez de chez moi !..

BRUNNER, éclatant.

De chez vous?. En êtes-vous bien sûre?..

MADAME DE MARVILLE

Monsieur!.

BRUNNER

Oui!.. En ètes-vous bien sûre, madame?., vous qui, de blessure en blessure, avez conduit Pons à la tombe ; vous qui avez lâchement assassiné ce juste, qui l'avez brisé comme on brise un jouet trop vieux, et n'avez eu pitié ni de sa vieillesse, ni de ses douleurs ! (a Fraisier.) Vous qui n'avez pas craint de violer son agonie pour vous assurer — pour voler son héritage !

MADAME DE MARVILLE, avec un sourire de dédain.

Oh!..

BRUNNER

N'avez- vous donc pas pensé, fourbes sans cœur, qu'il vient une heure où tout s'expie?.. Tenez, madame, (Montrant la chaiselongue.) c'est ici... à la place même que vous occupez, que Pons est mort en vous maudissant.

Mouvement d'horreur de madame de Marville qui se lève, MADAME DE MARVILLE.

Messieurs, messieurs, cet homme m'insulte!..

Tout le monde s'éloigne d'elle.

Dieu venge les innocents, madame!.. Voyez-vous ce pauvre homme qui préférerait à des palais une place dans la tombe même de son ami, ce vieillard que vous bannissez, que vous jetez nu sur la route, loin de tout ce qui lui rnppelle la seule alïection de sa vie, en lui disant : va pleurer et mourir ailleurs!. Eh bien, madame, c'est ce pauvre homme qui se relève dans son droit et qui vous crie : sortez d'ici,

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