COMMUNE DE PARIS
Section Je Mutius Scœvola.
Le comité révolutionnaire ef de surveillance à l'agent national du district près le département de Paris, du 1 1 messidor, l'an 11 de la République une et indivisible.
Citoyen, Le comité civil de notre section nous a instruit de la demande que tu lui faisais de savoir si nous avions fait des taxes révolutionnaires sur les citoyens de cette section, el de quelle nature. Notre réponse a été négative. Néanmoins, nous voulons te transmettre directement la connaissance de nos opérations.
Le comité te déclare donc, citoyen, qu'il n'a imposé aucune espèce de taxe révolutionnaire, ny de toute autre nature, sur ses concitoyens de la section de Mutius Scœvola. Signé : Dixanceau, président; Vir.NEiiL, secrétaire par intérim.
Au dos : Au citoyen agent national du district prés le département de Paris, place des Picques, à Paris.
Ainsi, il est donc évident que le comité révolutionnaire de la section de Mutius Scœvola a reçu des taxes révolutionnaires, quoique le il messidor il assure le contraire; qu'il devait un compte particulier de ses opérations, et qu'il ne l'a point fourni; qu'enfin il a mis à contribution les citoyens de cette section, et que c'est de cette manière qu'il a exigé des sommes énormes des détenus à la caserne, pour prix de leur loyer dans cette maison d'arrêt ; qu'il a contraint ceux qu'il laissait en arrestation dans leur domicile, à payer jusqu'à trois gardiens à raison de '6 et 8 livres par jour, non compris le logement et la nourriture; Qu'il a fait contribuer le citoyen Rro pour 2,892 livres;
Le citoyen Du val pour 750 livres ;
La citoyenne Fleorv pour 3,000 livres;
Lt le citoyen Dulau pour ^,100 livres, etc.
Ces pièces allesleiil également que le comité envoya en prison le citoyen Mayecr, créancier du citoyen Lecaron d'une somme de 3o0 livres, parce qu'il ne voulait pas donner quittance de cette créance : que Pigalle et Dinanceau, membres de ce comité, exigèrent de l'homme de confiance de la citoyenne Monthelajs une somme de 1,400 livre?, et la menacèrent de L'envoyer en prison s'il persistait à demander une quittance, et que Gosselin, gendre de Pigalle, a emporté de cette maison 350 livres de cuivre; que la citoyenne Lemonier, après avoir été enlevée de chez elle sans motifs, les membres de ce comité ont mis sa liberté à prix, et lui ont ('ail payer 1,312 livres comptant, indépendamment d'un engagement de payer 50 livres par mois jusqu'à la paix.
D'après tous ces faits, nous ne ferons aucune réflexion sur les autres parties du compte général en ce qui concerne le comité mnlutionnaire.