‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 15 sur 200 · SIEURS LES PRÉSIDENT ET ADMINISTRATEURS DU DÉPARTEMENT DE PARIS · texte numérisé non relu

SIEURS LES PRÉSIDENT ET ADMINISTRATEURS DU DÉPARTEMENT DE PARIS

Monsieur le président et Messieurs,

Soumis aux lois, nous sommes très-disposés d'obéir à celle qui nous envoyé aux Pères Carmes de la rue de Vaugirard notifié,' par la municipalité le 9 de ce mois. Nous vous prions cependant^ Monsieur le président et Messieurs, de vouloir bien prendre en considération nos justes demandes fondées sur les décrets de l'Assemblée constituante, que vous connaissez parfaitemenl bien :

!" L'assemblée a décrété que les religieux restans qui voudraienl continuer la vie commune seraient logés dans des maisons vastes <■! commodes: à la vérité la maison des Pères Carmes est assez vaste, mais les cellules sont très-petites, et peuvent à peine contenir une couchette, une table cl une chaise,

de sorte qu'elles ne peuvenl absolument nous convenir pour loger les meubles et effets qui nous sont d'une indispensable nécessité : de 1» I u - , <■!■< chambres sont sans cheminée, ce qui est pour nous le plus grand des inconvénients, car nous sommes tous habitués à avoir du l'eu dans nos cellu]

2 1 'Assemblée constituante a décrété que les maisons religieuses consentes seraient pourvues de tout ce qui convient à la décence du culte religieux; ni', les Pères Carmes de la rue de Vaugirard n'ont pas eux-mêmes (.qui leur esl ni saire pour exercer décemment leur culte, puisqu'on ne leur a laissé que deux calices qui certainement ne si.nl pas suffisants pour trente ou quarante prêtres qu'ils sonl encore dans leur maison : il en est de même de leurs ornements, qu'un a réduits .ï t\f\\\ de chaque couleur, et de presque tous les objets qui concernent le culte divin; ces religieux n'ont pas même une cloche pour s'assembler aux heures des offices, et ils sont en outre privés d'un ostensoir, d'un encensoir et d'une croix processionnelle, objets qui leur sont essentiels pour le culte religieux qu'ils professent.

Nous vous supplions donc, Monsieur le président et Messieurs, de vouloir ordonner : 1° qu'on nous fasse arranger îles chambres propres et convenables ponr pouvoir loger nos meubles et effets, et surtout qu'on construise dans chacune d'elles une cheminée; 2° qu'on nous laisse le ciboire pour administrer nos malades, deux seuls calices qui nous sont restés de t.. us les objets d'argenterie que renfermait notre sacri-tie : de plus deux ornements de chaque couleur et quelques aubes, nos livres de chant, la seule cloche qui nous reste de quatre que nous avions ci-devant : de plus qu'on nous accorde un soleil ou ostensoir, un encensoir, une croix processionnelle, et des chandeliers pour les autels. Vous vnvez. Messieurs, que c'est l'absolue nécessité qui nous force de réclamer ces différents objets, et non la mauvaise volonté d'obéir à vos ordres, puisque nous sommes très-disposés à donner l'exemple de notre

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