‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 110 sur 172 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

Vous en ramènerez quelque rare merveille.

Que ramasser au bord de la mer qui sonmieille ? Des coquilles sans nom, d'inutiles cailloux, Que rOcéan dédaigne et rebute avant nous.

A la pointe des flots, la barque ne moissonne, Que Talgue et le varech, une herbe à peine bonne Pour le foyer du pauvre, ou le lit du marin.

C'est plus avant que Tonde ouvre son riche écrin : Les étoiles de feu nagent loin de nos grèves. Aux antres de l'abîme il faut plonger sans trêves. Pour y chercher la nacre et cueillir le corail ; Ce n'est que sous la vague, où descend le travail. Qu'on voit s'épanouir la perle, et que l'on pêche Cette fleur de la mer, qui reste toujours fraîche.

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