‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 54 sur 172 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

J'éparpille mon âme aux veines des rochers, Et je les voiS) fuyant leurs solides planchers, A travers les déserts pousser leur caravane.

Au lit du fleuve , errant en fluide savane , Je vais redemander quelques derniers lambeaux Des empires défunts qu'ont réfléchis ses eaux : Et fleuve comme lui, je roule, avec mes ondes, Du passé disparu les miettes vagabondes.

De ces vastes forêts, où Fesprit me conduit, Et dont mes pas fiévreux interrogent la nuit, Moi, pour les consulter, je fais des forêts d'hommes; Et, dans les accidents de ces verts hippodromes, Je retrouve un exemple, un type incontesté.

Des mouvements de l'homme et de l'humanité.

La mcmidre ligne enfin sur mon atlas tracée, Est un livre d'histoire écrit, dans ma pensée.

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