‹ Le crédit et les banques (volume 2)Chapitre 11 sur 53 · CHAP. I. § IV. BANQUE DE LONDRES · texte numérisé non relu

CHAP. I. § IV. BANQUE DE LONDRES

lions vaines, si l'on avait éludié le fait dans toutes ses dépendances. Au lieu de considérer la banque isolément, on l'aurait prise avec sa puissante escorte, avec ses innombrables satellites. On aurait compté non pas seulement ses ressources propres, mais toutes les ressources réservées pour elle dans les banques privées; alors on aurait trouvé l'explication du phénomène, on aurait vu les pieds du colosse, et le prodige se serait évanoui.

Tout cela pourtant ne constitue pas un développement normal du crédit. Malgré l'appui intéressé du gouvernement, dont la fortune est aujourd'hui liée à la sienne, malgré la sagesse réelle qu'elle déploie dans la situation périlleuse oii elle s'est mise, malgré l'assistance même des banques privées, il est permis de croire que la banque de Londres n'aurait pas vécu jusqu'aujourd'hui dans un pays moins tranquille que l'Angleterre, ou plus exposé qu'elle aux invasions. Tout a concouru pour la préserver d'une chute que sa mauvaise organisation semblait rendre inévitable. La constitution des banques privées n'était pas non plus, à beaucoup près, irréprochable. Instituées sur une trop petite échelle pour entreprendre avec succès l'émission des billets circulants, autorisées cependant par la loi et invitées par la nécessité de leurs affaires à s'embarquer dans ce genre d'opérations, elles ont essuyé souvent de rudes désastres. Aussi l'Angleterre a-t-elle souvent payé bien cher, sous ce régime, les bienfaits, d'ailleurs incontestables, du crédit commercial

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dont elle jouissait. C'est ce qui faisait dire avec juste raison à lord Liverpool, premier lord de la trésorerie, et à M. Robinson, chancelier de TÉchiquier, dans un acte officiel présenté par eux en 1826, époque 011 ce régime fut modifié , que la loi anglaise autorisait alors toute espèce de commerce de ,banque, excepté celui qui aurait offert les conditions de solidité et de sécurité. aThe effects of the law at présent is to permit every description of banking, except that ichich is solid and secure. )^ En laissant d'ailleur&à part ces conditions de solidité et de sécurité, il est certain que ni la banque deLondres ni les banques privées n'ont donné le dernier mot des institutions de crédit commercial ; c'est à celles de l'Ecosse qu'en était réservé l'honneur.

§ V. — Suite de l'aperçu historique. — Les ranques d'Ecosse et des États-Unis.

En 1695, un an après l'établissement de la banque d'Angleterre, se formaitsans éclat, à Edimbourg, une institution du même genre, plus modeste dans ses prétentions, mais plus solide et plus complète; c'est celle qui porte le nom de banque d'Ecosse (banh of Scotland). Le projet en fut formé par M. John Holland, nés^ociant de Londres. Elle fut autorisée par un acte du parlement écossais, qui Térigea en corporation. Son capital primitif, formé par des actions de 83 liv. 6 sh. 8 d., ne s'éleva pas à plus de 100,000 liv. s(erl. (2,500,000 fr.): capital bien

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modeste, mais suffisant pour les affaires qu'elle voulait entreprendre, et qu'elle eut du moins le bon esprit de conserver dans son intégrité. Aussi ses débuts furent-ils heureux et ses progrès rapides. Dans la suite, le capital de la banque d'Ecosse s'est accru à mesure que ses affaires s'étendaient; mais il est toujours demeuré comparativement faible, comme celui de tous les autres établissements du même genre qui se sont formés dans le pays. 11 a été porté en 1804 à la somme de 1,500,000 liv. sterl. (37,500,000 fr.) et n'a pas excédé ce chiffre.

En 1727 fut instituée la banque royale d'Ecosse (royal bankofScotland). Une sommede 246,550 liv. sterl., allouée à l'Ecosse comme indemnité de sa réunion à l'Angleterre, fut par les commissaires affectée à cet usage, le meilleur en effet qu'on pût trouver. On n'y appliqua d'abord que 111,000 liv., et le capital fut fixé à 150,000 liv. dans l'année 1 738. Plus tard il fut porté à la somme Me 2,000,000 st., et demeure encore fixé à ce dernier chiffre. Cette nouvelle banque, érigée en corporation comme la première, ne fut pas moins heureuse qu'elle, et leur existence simultanée ne fut pas un obstacle à leurs développements progressifs.

Une troisième banque incorporée fut établie en 1 746 sous le nom de compagnie linière (British Unen company). Comme son titre l'annonce, elle eut d'abord pour objet spécial d'encourager l'industrie du lin, industrie presque nulle alors et maintenant si florissante. Elle lui rendit en effet d'immenses

services. Mais dans la suite elle étendit son patronage indistinctement sur toutes les industries, et ne se distingua plus en cela des autres banques. Son capital, primitivement fixé à la somme de 100,000 liv. sterl., fut porté plus tard à 500,000 liv. ; mais il n'a pas dépassé cette limite, inférieure même à celle où se sont arrêtées la plupart des compagnies rivales ; ce qui ne Ta pas empêchée de se placer dans une position très-éminente, où elle s'est maintenue jusqu'à ce jour.

C'est à Edimbourg que s'étaient concentrées ces premières banques. Glasgow, la seconde ville de l'Ecosse, ne tarda pas à suivre l'exemple de la capitale, qui fut ensuite imité de proche en proche dans toute rétendue du pays. Il est bonde remarquer d'ailleurs que les trois banques que je viens de nommer sont les seules qui aient été fondées avec l'intervention de l'autorité publique et érigées en corporations. Toutes les autres se formèrent librement, spontanément, et se constituèrent en compagnies à fonds réunis [joint stock banlis), espèce de société très-répandue dans la Grande-Bretagne, dispensée de toute autorisation préalable, et qui n'est au fond pas autre chose que notre société anonyme, avec cette seule différence que rien n'y limite la responsabilité des associés. Cette différence est pourtant quelque chose, et on en verra ci- après les conséquences par rapport aux banques instituées dans ce pays.

Il est probable que l'Ecosse avait emprunté à l'Angleterre l'idée de l'institution des banques ; mais elle

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ne tarda pas à la devancer dans cette carrière en s'y frayant des routes nouvelles. Ainsi, c'est la banque d'Ecosse qui, la première, dès l'année 1696, établit des succursales, émit, en 1704, des billets au porteur de 1 liv. sterl., reçut des dépôts à intérêts, et, dès l'année 1729, accorda des crédits en compte : opérations auxquelles la banque de Londres est demeurée étrangère, et qui ont été longtemps caractéristiques du système écossais.

En répandant leurs brancbes sur toute la surface du pays, les banques écossaises y ont jeté un merveilleux réseau d'agents de la circulation. Par là elles ont étendu leur influence, réparti leurs bienfaits, et créé à l'usage du commerce des moyens de communication faciles et sûrs, qui en ont activé les transactions. Les crédits en compte, qu'elles ont pratiqués concurremment avec l'escompte des effets de commerce, diffèrent peu de celui-ci quant au fond. C'est une autre manière de faire des avances et d'accorder aux commerçants le bénéfice du crédit. 11 y a pourtant, comme on le verra plus tard, une différence assez notable dans l'application ; mais, par cela seul que le mode diffère, il a son utilité propre, car il est bon que les moyens d'être utiles varient comme les besoins qu'ils sont destinés à satisfaire.

Mais la plus belle innovation qui leur soit due, c'est sans contredit l'usage des dépôts à intérêts. A l'exemple des premiers établissements formés dans le pays, toutes les banques d'Ecosse reçoivent des dépôts, dont le minimum est ordinairement de 10 liv.

sterl., et quelquefois au-dessous, qu'elles s'obligent à rembourser à toute réquisition ou à des époques prévues et sur lesquels elles payent un intérêt plus ou moins élevé selon les temps. Le montant total des dépôts reçus dans ces banques s'élevait en 1836, d'après l'enquête qui eut lieu à cette époque, à 20, 000, 000 sterl. (500,000,000 fr.). Au rapport de sir Robert Peel, il atteignait le chiffre de 30,000,000 sterl, (750,000,000 fr.) en 1845.

Quand on compare sur ce point la pratique des banques écossaises avec celle des anciennes banques de Venise, d'Amsterdam et de Hambourg, on se sent comme transporté dans un autre monde, et Ton mesure avec étonnement les progrès accomplis. A Venise, à Amsterdam, à Hambourg, les déposants payaient à la banque des droits de garde ; ils payaient même une légère rétribution à chaque transfert, et une autre encore lors du retrait des dépôts. Ici les rôles sont renversés, et ce sont les banques elles-mêmes qui payent, à titre d'intérêts, une rétribution aux déposants. Pourquoi? Parce que les banques modernes ont pris le parti d'utihser les dépôts, ce dont les autres se gardaient avec un grand scrupule. Entre ces deux modes d'opérer, il y a tout un abîme, et l'on pressent déjà les conséquences d'un changement si radical.

D'abord, l'appât d'un intérêt attirant dans les caisses des banques toutes les sommes réservées dans les caisses particulières, la masse des dépôts s'est accrue. L'habitude de verser en banque son argent disponi-

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ble est devenue générale, de particulière qu'elle était à une certaine classe de commerçants. De là l'usage des transferts s'est lui-même généralisé, et le but que les anciennes banques s'étaient proposé, cet objet spécial et pour ainsi dire exclusif de leur institution, d'éviter les transports coûteux du numéraire, a été mieux et plus complètement rempli.

En outre, les dépôts ne sont pas restés ce qu'ils étaient, un simple cadre pour les transferts ; ils sont encore devenus un moyen d'économie et d'ordre. Quiconque a eu par devers lui une somme d'argent actuellement disponible a pu la faire fructifier, en attendant le moment de s'en servir. Dès lors quel ménagement de la riche^e sociale ! Quelle activité constante dans son emploi î Pas une faculté qui demeurât oisive, pas une parcelle du numéraire existant qui ne montrât son produit de tous les jours.

L'usage des dépôts se répandant de proche en proche jusque dans les rangs inférieurs de la population, les banques écossaises se sont vues même chargées d'une fonction plus imprévue et plus haute. Dans leurs mains ont été remises, à côté des fonds disponibles du riche, les lentes économies du pauvre. Caisses de garde, de réserve et de prévoyance pour le premier, elles sont devenues pour l'autre des caisses d'épargne et d'accumulation. Elles la remplissaient, cette fonction de haute prévoyance sociale, et la remphssaient avec bonheur, longtemps avant que le nom des caisses d'épargne, aujourd'hui si populaire, eût été prononcé en Angleterre ou en France ;

et, mieux organisées d'ailleurs pour cet emploi que ne le sont nos caisses actuelles, puisqu'elles trouvaient toujours dans leurs crédits et leurs escomptes l'occasion de fertiliser les dépôts, elles n'étaient pas obligées, comme celles-ci , de mesurer le bienfait. Elles ne marquaient pas une limite étroite et sévère où le montant des dépôts s'arrêterait. Aussi l'ouvrier laborieux qui leur avait confié son pécule pouvaitil, par des apports successifs et l'accumulation croissante des intérêts, le grossir sans mesure et sans terme, non pas seulement de manière à se former une réserve pour les cas de maladie ou de chômage, mais encore de manière à s'élever un jour, par la formation d'un établissement, au-dessus de sa condition présente. Grande et salutaire institution, qui répandait l'espérance parmi le peuple, en même temps que les idées d'ordre et le souci de l'avenir ! Ainsi, les banques écossaises ont longtemps remplacé les caisses d'épargne, qui n'étaient pas connues; elles en sont aujourd'hui l'indispensable complément.

On peut imaginer combien la masse des dépôts reçus par les banques, et reversés par elles sous forme d'avances au commerce, ont augmenté la puissance de ces établissements comme maisons d'escompte et de crédit. N'eussent - elles fait aucun usage de leurs capitaux propres , elles auraient encore trouvé dans la somme des dépôts confiés à leur garde des ressources suffisantes pour faire face à d'innombrables escomptes et à des crédits fort étendus.

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En 1826, un grand changement s'opéra dans le système anglais. Les embarras du commerce, les succès constatés des banques écossaises etl'inslabilité reconnue des banques privées, déterminèrent d'abord le parlement à rapporter l'acte de 1708 qui interdisait en Angleterre le commerce de banque à toute compagnie composée de plus de six associés ; au moins l'application de cette mesure fut-elle restreinte à un rayon de soixante-cinq milles autour de Londres. A partir de ce moment, on vit surgir en Angleterre, à côté des banques privées, des jomfslock-banks, instituées à Timitation de celles de l'Ecosse. Elles s'élevèrent d'abord lentement, et en 1833 il n'en existait encore en tout que trente-quatre ; mais dans les années suivantes elles se multiplièrent avec une telle rapidité, qu'en 1836 on en comptait déjà près de quatre-vingts. Bien qu'elles se soient gravement ressenties dans leur constitution des difficultés opposées par la loi anglaise à la libre formation des sociétés commerciales, et qu'elles aient été, en général, moins bien instituées et moins sagement conduites que les banques écossaises, elles n'ont pas laissé pourtant de contribuer beaucoup à améliorer le système de crédit de la Grande-Bretagne, en le corrigeant et en le complétant.

Ce fut dans cette même année 1826 qu'on défendit l'émission, en Angleterre, des billets de moins de 5 livres sterling. Cependant, à plusieurs reprises, la banque de Londres s'était bien trouvée de l'emploi des petites coupures, qui l'avait aidée puissam-

ment à surmonter de redoutables crises ] mais on fut frappé de cette circonstance, que les petites coupures étaient sujettes plus que les autres aux falsifications. Cette défense toutefois ne fut pas étendue à l'Ecosse. C'est à la même époque que la banque de Londres commença à former des succursales dans les provinces. Elle en établit successivement à Gloucester, Manchester, Birmingham, Leeds, Liverpool, Bristol, Exeter, Newcastle, Hull, Norwich, etc.

Le système de l'Irlande, qui avait été calqué précédemment sur celui de l'Angleterre proprement dite, avec des restrictions pareilles et des abus encore plus grands, fut aussi réformé en 1826, et dans le même esprit.

L'Amérique du Nord est entrée de bonne heure dans la voie du crédit par l'action des banques commerciales. Dès le temps où elle appartenait encore à l'Angleterre, elle avait fait à cet égard quelques essais ; mais ce n'est que plus tard que ces institutions s'y sont propagées avec un succès croissant. En 1811 , il existait dans toute l'étendue de l'union Américaine 88 banques, possédant ensemble un capital de42,609,10î dollars (environ230,000,000f.). Le nombre en avait presque triplé en 1816, car il en existait à cette époque 246, opérant avec un capital de 89,822,297 dollars (485,000,000 fr.). En 1820, on en comptait 307, avec un capital de 101,714,551 doll.; en 1830, 328, avec un capital de 110,186,608 doll. Dans les années suivanles, elles se multiplièrent encore rapidement , jusqu'àce que la débâcle de 1 837,

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déterminée par la guerre à mort que leur déclara le président Jackson, en culbuta un certain nombre; ce qui n'empêche pas qu'en 1838, au témoignage de M. H. Carey, on en comptait, dans toute retendue de l'Union, 677, avec un capital de 378 millions de dollars, ou 2,041,200,000 francs.

En 1816, on érigea dans l'Union américaine une institution centrale, souslenomde^«w(/i(e des Étais Unis. Son capital, qui fut porté à 35,000,000 de dollars, fut souscrit pour un cinquième par le gouvernement, qui lui accorda, en outre, divers privilèges, notamment celui d'avoir seule le dépôt et le maniement des fonds publics. Grâce à l'étendue de ses ressources propres et aux faveurs particulières dont elle jouissait, cette banque ne tarda pas à éclipser toutes les autres et se fit même, au sein de l'Union, une existence exceptionnelle. Mais, en 1837, à la suite de ses démêlés avec le gouvernement, elle fut déchue de ses privilèges, et tomba du haut rang oii elle s'était placée. Elle n'est plus aujourd'hui que la banque de Pensylvanie, descendue à peu près au niveau de toutes les autres banques d'Etats.

Ce qui distingue surtout les banques des États- Unis de celles de l'Angleterre ou de l'Ecosse, c'est le mode de leur institution comme compagnies. Tandis que les dernières sont presque toutes, ainsi qu'on l'a vu, constituées en joint stock companies, sorte d'association dans laquelle tous les membres sont indéfiniment responsables des engagements contractés, les banques des Etats-Unis, plus libres

dans leur formation, se sont en général constituées en compagnies anonymes {incorporated companies) , de manière que la responsabilité de chaque associé y est limitée à son apport. Circonstance qui semble étrangère à la nature ainsi qu'à la conduite des opérations d'une banque, et qui ne laisse pas cependant d'exercer sur ces opérations mêmes une influence sensible. Ce n'est pas qu'aux Etats-Unis on soit libre de constituer une société anonyme à volonté. Il y faut, comme en Angleterre et en France, une autorisation préalable; mais ces autorisations, que le gouvernement de chaque Etat peut délivrer dans son ressort, s'y obtiennent avec une bien plus grande facilité. C'est à ce point de vue surtout que les banques des Etats-Unis me paraissent être un progrès surcellesdel'Angleterreet même de l'Ecosse. Aussi, malgré les préjugés contraires répandus à ce sujet dans toute l'Europe, et particulièrement en France, j'essaierai de montrer, par des faits précis, qu'elles l'emportent, en effet, sur les unes et sur les autres, non-seulement par l'énergie de leur action sur le commerce , mais encore par leur solidité.

Après avoir parlé de ces belles institutions, il ne reste plus, dans l'ordre des faits existants, aucun progrès réel à mentionner. Je n'essaierai donc pas de mettre en scène les banques commerciales instituées dans d'autres pays, comme, par exemple, en Belgique et en France. Ces dernières se présenteront plus tard, quand il s'agira de comparer les divers svstèmes dans leurs conditions d'existence et leurs

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ciïcls. En ce moment, je n'ai youIu présenter qu'un aperçu historique, marquant autant que possible le progrès des institutions de crédit, dans ses principales phases, et qui doit s'arrêter naturellement là oi^i le dernier progrès est accompli.

Dans le chapitre suivant, j'essaierai de présenter un exposé sommaire, mais substantiel et complet, des notions essentielles du crédit ; sauf à reprendre ensuite en sous-œuvre les idées fondamentales sur lesquelles tout le système repose.

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