ESPÈCES
dans
les Banques.
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New- York
New Jersey
Pennsylvanie. . . .
Ce sont encore là des situations généralement bonnes, quoique inférieures à celles des banques de Rhode- Island. Dans la Pennsylvanie, où il n’est pas permis d’émettre des billets de moins de 5 dollars, le numéraire prend une certaine place dans la circulation ; cequi n’empêche pas que la somme des billets en émission n’y soit, proportionnellement au capital effectif, plus forte que dans le Massachussets.
En prenant une moyenne pour ces trois États, on trouve que le capital réuni des banques ne donne que 9 dollars par tête d’habitant : c’est moitié moins que
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dans la Nouvelle-Angleterre, et sept fois moins qne dans l’État de Rhode-Island. la somme des prêts ou escomptes s’élève à peu près au double du capital effectif, tandis que dans la Nouvelle-Angleterre elle ne l’excède pas tout à fait d’un tiers, et que dans Rhode-Island elle ne l’excède que d’un sixième. De là moins de sécurité dans les opérations. C’est que, dans ces États, on vend aux banques le privilège de se constituer en sociétés anonymes, et on s’efforce de limiter le montant des dettes qu’elles pourront contracter. « Le droit d’émettre du papier de circulation y est regardé, dit M. Carey, comme une source de grand profit, et les gouvernements veulent en obtenir leur part. Ainsi, par le seul fait de concéder comme un privilège ce qui appartient de droit à tout homme, on crée la nécessité de forcer le commerce (over-trading) , et on fait naître l’insécurité de la propriété. Les banques se procurent d’amples dividendes, pendant que de larges sommes demeurent à l’état de dépôts qui ne rapportent rien à leurs propriétaires. Le système est en conséquence moins juste. » Ce système est aussi moins sûr, on vient de le voir ; et comme il nécessite l’emploi d’une plus grande somme de numéraire, soit pour les besoins de la circulation , soit comme réserve dans les caisses des banques, il est moins économique.
Dans la Virginie, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, et la Géorgie, le droit d’instituer des compagnies de banque est accordé par privilège à un petit nombre d’hommes favorisés. En conséquence, le capital des banques ne s’y élevait, en 1830, qu’à 17,600,000 doll..
pour une population de 3,015,000 Ames, ce qui ne donne qu’une moyenne de 6 dollars par habitant. La circulation en papier y excède le montant du capital, quoique les billets de moins de 5 dollars n’y aient pas cours : c’cst 19,415,000 dollars contre 17,600,000. Le montant des prêts ou escomptes est double du capital effectif (34,181,000 dollars). Les actionnaires des banques y perçoivent de larges dividendes, mais la masse des dépôts qui demeurent inactifs dans les caisses de ces établissements s’y élève à plus du quart du capital, tandis que, dans Hhode-lsland, elle n’en égale pas le septième. L’est tout A la fois moins de sécurité, moins d’économie, moins de justice. Ainsi, à mesure qu’on entre plus avant dans cette triste voie des restrictions, on voit toujours diminuer les avantages et croître les périls.
Inutile de chercher de nouveaux exemples dans les autres États de l'Union. Ces exemples ne feraient que confirmer les données qui précèdent et que je crois désormais au-dessus de toute contestation.
g II.— OPÉRATIONS NORMALES DES BANQUES.— RÉSULTAT FINAL.