Id
4 Id., x, 1.
fc. Id. xi, 5; xii. 2P.
Je ne dirai pas, comme un antre Alphonse, roi de Léon et de Gastille, à propos de la création : « Si j'avais été là, j'aurais pu faire à Dieu quelques observations dont il eût sans doute tiré bon parti. » Mais je ferai cette remarque que Jéhovah, en sa qualité de tout-puissant, si c'était le vrai Dieu, avait d'autres moyens, moins terribles, à sa disposition.
Comme il avait endurci le cœur du pharaon, il lui eût été aussi facile de ramollir le même cœur de ce même pharaon, et de l'empêcher de poursuivre les juifs; mais non, Jéhovah esl comme cela! — et ce seul fait eût pu empêcher de noircir tant de papier à propos du péché originel ! — Jéhovah, n'est pas bon : il a mis Adam et Eve dans le paradis, sachant qu'ils désobéiraient ; il a endurci leur cœur (induravit cor eorum), sachant qu'il les en chasserait.
Non, Jéhovah est le Dieu des juifs, Jéhovah n'est pas mon Dieu, Jéhovah n'est pas le vrai Dieu.
Mais suivons-le :
Les Israélites, pendant une absence de Moïse, conçoivent des doutes. — 11 nous dit qu'il va sur la montagne causer avec Dieu. Mais pourquoi Dieu ne nous parle-t-il jamais lui-même? pourquoi ne se raontre-t-il pas à nous, comme Moïse prétend qu'il se montre à lui, au moins par derrière : et videbis posteriora mea. (Exode, xxxni, 23.) Nous voulons « des dieux qui marchent devant nous1 >.
Et ils firent un veau d'or, en souvenir du dieu Apis de leurs anciens maîtres les Égyptiens; et Moïse redescend de la montagne, et, parlant au nom de Jéhovah, dit « aux enfants de Lévy » :
« Que chacun mette son épée à son côté ; passez