‹ Le cretin de la montagne drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 37 sur 120 · LE GENDARME · texte numérisé non relu

LE GENDARME

L’assassin voulait sans doute le jeter dans le gouffre, mais l’arme a été arrêtée par les branches.

BAUDRIER, le prend et le regarde.

Mais... c’est le fusil de Pierre Pujol!..,

TOUS

Le fusil de Pierre Pujol !...

Mon fusil?... C'e^t impossible!...

BAUDRIER

Regardez!...

PUJOL

En effet!... Oui... c’est mon fusil.

tous. *

Ail!... (Des groupes se forment. — Ou cause à vois basse.)

CASTALOU, aux paysans.

Vous voyez bien !

BAUDRIER

Pierre Pujol, comment se fail-il que votre fusil?...

pujol.

Mais je ne sais... J’ai entendu la détonation d’une arme à feu, puis la cloche d’alarme; je suis accouru pour porter secours... et j’ai trouvé Simon étendu là... (Légers murmures daus la foule.) • .

CLAUDE

C’est moi qu’a fait le carillon de la cloche ! C’est moi qu’a sonné...

BAUDRIER

Vous avez donc prêté votre fusil à quelque chasseur du paya?...

PUJOL

A personne!

BAUDRIER

Prenez garde... Pierre Pnjol! Vous deviez quinze cents francs à Simon... Tout le monde sait ça dans le pays...

UN PAYSAN

Et la querelle de tout à l’heure?...

PUJOL, comprenant leur soupçon.

Ah!... infamie!... Quel est le lâche qui m’accuse?..

UN PAYSAN

Ben sûr... c’est Pujol qui a tué Simon.

d’autres.

Oui!... oui!...

PUJOL, voulant s’élancer.

Misérables!. .

BAUDRIER, le retenant.

Pierre Pujol, la voix publique vous accuse!... C’est un triste devoir que j’ai à remplir... mais, ce n’est pas devant moi que vous aurez à vous justilier... Pierre Pujol, au nom de la loi, je vous arrête !...

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