ACTE deuxième
jeanxe. .
Oui... Claude... tu peux sauver mon père!...Parle... Tache de te souvenir... Au nom du ciel, parle!... je t’en supplie... parle !...
CLAUDE, nu instant ému et étonné, se met à rire.
Aliou! .. . quelles belles filles Chez nous on peut voir :
Avec leurs capuches rouges,
Qui vont au lavoir.
PUJOL, avec désespoir.
Rien !... rien!... Ah ! je suis perdu !...
BAUDRIER
Pierre Plljol, il faut me suivre, (il fait un signe aux gendarmes.)
JEANNE
Non!... non!... Grâce!...
BAUDRIER
Mam’sélle Jeanne, si Pujol eslinnocent... c’est la jqstice qui décidera...
TOUS
Oui! en prison!..'. A Tarbes!... àTarbes! (Les gendarmes s emparent de Pujol, que Jeanne refuse de quitter. — Des paysans portent le corps de Simon, et le cortège se m«t en route.)
CLAUDE, seul, sur le devant du théâtre.
Tarbes !... C’esl loin Tarbes, (il se baisse et aperçoit un morceau de papier à terre. — C’est la bourre du fusil qui a tué Simou.) Papier .... papier!... pour lire et compter!... (il rentre dans son trou. I.e cortège s’éloigne lentement, avec Pujol accablé et Jeanne qui courbe la tête. L’idiot, qui a déplié le papier à moitié brûlé, s’efforce de lire avec sou doigt. — Le rideau baisse.)