‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 164 sur 227 · L-1d, 22; :2. Tac., Ann., III · texte numérisé non relu

L-1d, 22; :2. Tac., Ann., III

3. Tac. Ann. "IV, 22 : « accusata injecisse CHE et veneficiis vecordiam marito, insons judicatur »,

4. Tac., Ann. IV, 52: «crimen impudicitiae, adulterum Furnium veneficia in Principem et devotiones »,

qu’on pouvait tourner contre Tibère. Cependant les véritables chefs d’accusation mis en avant par Servilius et Cornelius furent : 1° l’adultère avec Livie, et 20 des sacrifices magiques. |

Scaurus prévint son jugement, et fut ranrires par sa femme Sextia qui mourut avec lui!.

Sous le règne de Claude (41 à 54 post J.-C.), on légiféra également contre la Magie. Un sénatus-consulte fut rendu, pour chasser d’Italie les astrologues, mais ce sénatusconsulte (51) resta sans effet. C’est Tacite qui le mentionne : « De mathematicis Italia pellendis factum senatusconsullum atrox et irritum ».

Plusieurs procès célèbres eurent lieu, dont l’inculpation de Magie fit tous les frais, dissimulant, en réalité, d’autres causes tenues secrètes. Ce furent :

Le procès de Lollia (48), petite-nièce de Messalinus Cotta, ex-femme de Memmius Regulus et de C. César. Agrippine l’avait en haine, parce qu’elle lui avait disputé la main de Claude, aussi elle chercha des crimes et un délateur.

a) L’accusation. — On lui reprocha d’avoir consulté des Chaldéens et des mages, et d’avoir interrogé l’oracle d’ 2 PoOn de Claros sur le mariage de l’empereurà.

Ce fut un procès inique, car Lollia ne fut pas même ‘entendue. Claude paria longtemps, dans le Sénat, de son illustre naissance. Puis il ajouta « qu’elle nourrissait contre la république des projets funestes » et demanda la confiscation des biens et le bannissement hors de l'Italie.’

b) Condamnation. —- Elle fut exilée et son immense fortune réduite à cinq millions de sesterces. Mais on lui envoya un tribun pour la contraindre à se tuer.

Procès de Furius Scribonianus (51) qui «cherchait à savoir des Chaldéens la fin du princet ». Il fut exilé. Sa mère, Junia, fut impliquée dans l'accusation. Mais Furius ne tarda pas à mourir en exil, et il est douteux s’il mourut . de mort naturelle ou s’il fut empoisonné.

:, Tac., Ann. VI, 29:« ab Servilio et Cornelio accusatoribus adulterium Liviae, magorum sacra objectabantur ».

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