Voir supra, p
11. Marquardt, op. cit, p. 127 et note légalement aux chapitres VI « Moyen Magique » et ch. VII, les Rois de Rome, les Empereurs et la Magie.
de divination pratiqué dans leur pays dès la plus haute antiquité : la divination par les entrailles humaines ou extispicine!, et c’est d'elle, sans doute, que se sont inspirés les Romains accusés d’avoir sacrifié des victimes humaines.
La divination par les coqs, ou abelryonomancie, venait aussi de Grèce, mais joua un grand rôle dans les rites divinatoires ou magiques, à Rome, sous l’Empire. La Magie et la Mantique se disputaient cet oiseau qui passait pour posséder un instinct divinatoire naturel?, lui faisant pressentir les perturbations atmosphériques. Le sacrifice d’un coq avait, dans certaines localités, la réputation de protéger les vignobles ou de détourner la grêle. La divination au moyen de cet animal consistait à former des carac- &ères sur le sol, à placer un grain de blé sur chacun d’eux, et à examiner dans quel ordre le coq prenait ces grainsÿ, C'est de la même façon qu’on opérait dans la divination par le «bassin magique» où un anneau allait heurter les lettres préalablement disposéest. Outre l’hydromancieÿ que connaissait Numa et que l’on retrouve encore en usage fort avant dans le Moyen-Age, et les oracles des dés, comprisf dans la Divination magique, on peut encore citer, comme offrant un certain intérêt’, la divination par les statues informes, dont on interprétait les mouvements. Les thaumaturges de la décadence transformèrent cette méthode à l’aide des rites magiques et inventèrent les statues ou
1. Bouché-Leclercq, op. cit., t. I, p. 170 et note; Lenormant, La Divinatiôn chez les Chaldéens, p. 59. Parmi les crimes magiques affectant plus spécialement cette forme, on peut citer celui offert par Catilina à l’occa: sion de sa conjuration (ch. VIH, les Rois de Rome, les Empereurs et la Magie). Elagabal, Maxence, Pollentianus, Julien passent pour avoir sacrifié des embryons humains (ch. VII) et réf. Marquardt, op. cit., p. 137, note I : « cum inspiceret exta puerilia et excuteret hostias ad ritum gentilem suum » Lamprid. Heliog, 8; Cicéron lui-même parle de ce procédé : Cic. in Vatin., 6, 14 : cum puerorum extis deos manes mactare sojeas.