‹ Le cristal violet dans le traitement de l’oxyuroseChapitre 19 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Le crital violet nous apparaît, en regard des autres thérapeutiques utilisées jusqu'ici, comme un médicament d’une action incomparablement plus efficace. L'avenir nous dira si, comme nous le pensons, on péut le considérer comme le médicament spécifique

de l’oxyurose.

L’expérimentation a été faite grâce aux remarquables expériences du docteur Robert Deschiens, de l’Institut Pasteur. s

La caractéristique du cristal violet est de détruire l’'oxyure par contact direct : des coupes en série du ‘tube digestif de la souris traitée, répétées à intervalles réguliers au cours et après le traitement, nous ont montré qu’il ne pénétrait pas dans la muqueuse

intestinale.

On peut alors déduire que le produit n’est pas toxique aux doses utilisées en thérapeutique. En effet, les doses expérimentales administrées au cobaye et au lapin correspondraient, pour une cure chez l’homme, à une absorption globale et quoti-

SEA dienne de 1 gr. 20 dans le premier cas, 4 gr. 20 dans le deuxième, soit 12 et 42 gr. pour une cure complète, alors que les doses thérapeutiques sont de 24 cgr. par jour, soit 1 gr. 92 par cure.

Ne pénétrant pas dans la paroi intestinale, le cristal violet n’a aucune action sur les œufs enkystés dans cette paroi et surtout sur l’oxyure qui émigre hors de l'intestin.

A la température de 37° in vitro, le cristal violet pénètre dans l’œuf d’oxyure de la souris, mais n’empêche pas son développement, qui se fait en 24 à 48 heures. L’embryon est mis en liberté coloré et la larve meurt secondairement. Chez l’homme il ne semble pas agir sur l’œuf vivant. Il colore seulement l'œuf mort.

L’intolérance gastrique au cristal violet, toute empirique, implique la nécessité de faire ingérer le produit sous forme de capsules glutinisées. Un des points les plus délicats de la technique est une glutinisation juste suffisante de la capsule, qui, trop poussée, empêche l'ouverture de la capsule à un niveau haut de l'intestin, et qui, insuffisante, permet son ouverture dans l’estomac, provoquant des phénomè-

nes d’intolérance plus ou moins marqués.

Son élimination rapide dans les fèces rend indis-

pensable sa prise par doses fractionnées dans la journée.

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