SCÈNE XVIII
Les MÊMES, POT-DE-VïN, BEXON, Les autres
Savans.
lES SAVANS.
Air : Mon cœur à l'espoir s'abandonne.
Vive Montbard ! on y trouve ;i sa {^uise, Des fleurs , des fruits , venus de toute part; S'il est sur terre une terre promise , On doit la trouver \ Montbard.
BEXON.
A Monlbard on voit réunies Des plantes des clim.ils lointains; Du monde, les quatre jiarlies Viennent fleurir dans ses jardins.
TOUS
Vive Montbard ! etc.
BEXON.
A propos, vous avez parlé ce matin d'uue noce...
POT-DE-VIN
Vous voyez les futurs époux.
BEXON , lui passant la main sous le menton. Voilà une petite mariée charmante.
Monsieur est bien honnête,
JULIEN
Pas vrai , Monsieur , qu elle est jolie ?
POT-DE-VIN
£h!eh! monsieur Bexou , pour un philosophe , nous aimons encore les jolies filles.
BEXON.
C'est précisément parce que je suis philosophe.
Air de Julie.
Aimable et douce créature, La femme , on ne peut le nier , Des chefs-d'œuvre de la nature Aux yeux du sage est le premier.
Rendre à ce sexe un Juste hommage , A la nature c'est parler, Et n'est— ce pas la contempler Dans son plus séduisant ouvrage ?
JULIEN
Dieu ! qu'on est heureux d'être savant !... on ne dit que de jolies choses...
POT-DE-VIN
A propos , on m'a dit que monsieur Daubenton avait envoyé les oiseaux et les poissons étrangers qu'il avait promis à monsietu" de Buffon...
BEXON.
Rassurez-vous ; ils sont entre honnes mains.
rOT-DE-VIN.
Monsieur deBuffon y attache beaucoup de prix... il m'a même ordonné de vous prier de les observer avec le plus grand soin.
BEXON.
Nous remettrons la séance après le dîner .