MOULAGE
déchets dont la proportion atteint presque toujours 15 à 20 pour 100 du métal employé.
La plupart des objets en cuivre sont coulés dans des châssis à embouchure, serrés en presse ; si les objets sont de petite dimensûoo, m^ 1^ rai^ fo phi» fùmMe lesL on» cantr&ks autres, de manière à ne donner aux canaux qui conduisent le métal que juste la grosseur suffisante pour alimenter le moule. Ces canaux se remplissent du tropplein des moules, et laissent à chaque objet un^^^. Les jets trop forts, en tirant sur les pièces, tendent à les arracher du moule; ils occasionnent en outre une dépense de matière inutile.
Les fondeurs en cuivre qui fabriquent de petits objets coulés ont soin de faire entrer le métal en source au moyen à! attaques y qui prennent les pièces en dessous ; cette mesure a pour but d empêcher que les premières gouttes, pouvant s'échapper de la poche, lorsqu'on commence à couler, ne tombent dans les pièces, où elles se refroidiraient, sans se lier avec le reste du métal. Par ce moyen les pièces tassent sur leur jet et sont moins sujettes à éprouver des retirures. Les moules en fonte ou en coquilles sont employés surtout pour certaines pièces d'un usage courant, telles que certains organes de machines, coussinets, etc.
Le démoulage s'exécute facilement. Quelquefois cependant les pièces de cuivre s'imprègnent à la surface de sable vitrifié, qui, s'incorporant au métal, forme un corps très dur, qu'on ne peut enlever qu'au ciseau.
La fabrication des moulages en cuivre pur, ou en bronze, a une très grande importance. Dans presque toutes les grandes .villes on trouve des fondeurs, qui exécutent des objets d'art, des pièces de machines, des ornements d'église, des poignées de portes, des boutons, des instruments de physique, des clous, des hélices,
Fio. 93. — Objets moulés en cuivre ou bronze.
des coussinets, des chaînes et mille autres objets divers d'un usage quotidien.
L'importance de cette industrie a cependant légèrement diminué, depuis que les canons ne se font plus en bronze, mais en acier.
Les artilleurs modernes essaient d'en revenir aux alliages du cuivre, qui se travaillent mieux que l'acier