TRAITEMENT DES MINERAIS DE CDIVRE DANS LES FOURS A NAPHTE
Dans les pays où le naphte abonde, on Tutilise avantageusement pour la fabrication du cuivre. A Kedabek, près d*Elisabethpol, dans le Caucase, les frères Siemens, de Berlin, ont installé une grande usine à cuivre, dont tous les fours sont chauffés au naphte. Les minerais traités sont des pyrites cuivreuses très pures tenant environ 10 pour 100 de cuivre. On les grille soit entas, soit en kilns, et on les fond en partie dans des fours à cuve marchant au charbon de bois, en partie dans de grands fours ronds alimentés par du naphte (fig. 65 et 66).
Ces fours se composent d'un foyer circulaire cou vert par une voûte légèrement surélevée ; les flammes s'échappent par un conduit incliné à section rectangulaire, qui aboutit à une cheminée. Ce naphte, appelé mazout dans le pays, est injecté au moyen de vapeur par deux injecteurs (fig. 65), placés symétriquement par rapport au canal d'écoulement des gaz ; les tuyères à air sont immédiatement au-dessous des injecteurs. Le jet de naphte enflammé est lancé un peu obliquement dans le fond, et suit le trajet indiqué parles flèches dans
la figure 65. Il faut éviter que les flammes ne viennent buter directement contre les parois, qui risqueraient d'être immédiatement brûlées.
Fio, 65. — Four au naphte pour la fusion des minerais de cuivre à Kedabek (Caucase).
Les gaz qui sortent du four à une température élevée sont employés à griller une partie des minerais; on place les menus dans le canal incliné (fig. 66), qui conduit à la cheminée, et on les fait descendre peu à peu