TRANSFORMATION DES MATTES BRONZES EN CDIVRE NOIR
bronzes, les fours à cuve ont une supériorité incontestable sur les fours à réverbère, ils perdent une partie de leurs avantages pour la fabrication du cuivre noir, surtout lorsque les mat tes que Ton doit traiter sont impures, c'est-à-dire contiennent de l'arsenic et de l'antimoine.
En efiet, ces corps s'éliminent surtout à l'état de sulfures pendant les fusions légèrement réductives; le réverbère se prête admirablement, par la facilité de sa conduite, aux périodes successives d'oxydation et de réduction, qui sont nécessaires pour la purification des mattes. Aussi ne traite- t-on au four à cuve que les mattes provenant de pyrites très pures.
C'est surtout dans les vieilles usines qui n'ont pas renouvelé leur matériel depuis de longues années (dans le Harz, en Hongrie et en Russie), que l'on a conservé ce mode de traitement. Nous prendrons comme type la fabrication de cuivre noir à Bogoslovsk, dans l'Oural.
Les minerais de Bogoslovsk ne contiennent que des quantités insignifiantes de métaux étrangers ; les fours à cuve y fonctionnent parallèlement au procédé Ressemer.
Les mattes bronzes obtenues contiennent en moyenne 20 pour 100 de cuivre ; on les grille dans des stalles à deux ou trois feux. Ce grillage étant insuffisant pour éliminer tout leur soufre, elles contiennent encore des sulfates, et même une certaine proportion de sulfures non oxydés ; on les soumet à une fusion réductive dans de petits fours rectangulaires (fig. 67) ; les pro-