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FABRICATION DES PLANCHES ET DES BARRES

coulée; chaque poche contenant environ 12 kilogrammes de cuivre, il faut que les ouvriers fondeurs fassent plusieurs voyages entre le moule et le four, et, lorsqu'on essaie de couler des plateaux trop grands, le cuivre déjà coulé se refroidit et donne des masses non homogènes. — Pour la fabrication des barres, les lingots sont généralement de plus petite dimension et ont la forme de cylindres allongés.

La coulée terminée, on démonte les plateaux ou les lingots, et, pour économiser le combustible, on les envoie encore chauds directement aux laminoirs, qui les transforment en planches ou en barres, livrables au commerce.

Les laminoirs pour planches se composent de cages formées de puissants bâtis en fonte, solidement fixés dans le sol; dans ces cages tournent en sens contraire deux cylindres horizontaux en acier, mis en mouvement par une puissante machine à vapeur, au moyen soit d'engrenages, soit de transmissions par courroies. Les plateaux de cuivre venant des fours de coulée sont placés entre les deux cylindres qui, parle frottement exercé sur la surface du métal, les entraînent dans leur mouvement, diminuent leur épaisseur et augmentent leur largeur (fig. 84).

En faisant passer à plusieurs reprises le plateau de cuivre entre les deux cylindres, dont on diminue progressivement la distance, on amincit peu à peu le métal jusqu'à ce qu*il ait atteint Tépaisseur voulue* Pour

faciliter le travail, on accouple généralement deux cages, Tune contient les cylindres dégrossisseurs, qui donnent la première forme au plateau de cuivre, l'autre les cylindres finisseurs, qui donnent à la planche sa forme définitive.

Fia. 84. — Travail du laminoir.

La figure 85 montre la disposition d'une cage de laminoirs pour les planches à cuivre. Les montants du bâti sont en fonte ainsi que les cylindres, dont le diamètre est généralement de 50 à 60 centimètres. Le cylindre inférieur étant soumis par le laminage à une pression, toujours dirigée de haut en bas, repose sur deux demi- coussinets fixes. Le cylindre supérieur est soumis, pendant le laminage, à une pression dirigée de bas en haut et pendant le repos, il exerce sur ses supports une pression due à son poids et dirigée de haut en bas. Le sens de la pression est donc variable. De plus, il est

FiG. 85. — Laminoir pour planches de cuivre.

nécessaire de changer, après chaque passe, la distance des deux cylindres, parce que les planches qu'on lamine deviennent de plus en plus minces. Les supports doivent donc entourer complètement les têtes des cylindres et pouvoir se déplacer verticalement. On obtient le plus facilement ce résultat en équilibrant au moyen de contrepoids le cylindre supérieur. Les supports sont formés chacun de deux cylindres creux en forme de coussinets. Les coussinets inférieurs reposent sur des tiges en acier qui traversent le bâti et sont reliées à la partie inférieure à deux leviers Jô, ce. Les grands bras de ces leviers portent un même contre-poids, formé d'une série de rondelles en fonte qui permettent de régler facilement la pression à exercer. Les coussinets supérieurs sont serrés contre la tête des cylindres par des vis de pression, qui traversent la partie supérieure du bâti. On évite ainsi, dans les supports, une trop grande rigidité, qui entraînerait une rupture fréquente des têtes du cylindre. Les vis de pression servent à régler la distance des deux cylindres; plus on les serre, plus on diminue cette distance. Il est très important que le cylindre lamineur conserve son horizontalité, il faut donc que les mouvements des vis de pression aient la même amplitude. On obtient ce résultat en fixant sur la tête de ces vis des engrenages horizontaux gçy commandés par deux autres engrenages à angle droit fixés sur une même tige mise en mouvement à l'aide d'un petit volant ; on produit ainsi une égale répartition de la pression sur les deux extrémités

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