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BRONZES DES CANONS

découpoir ; il ne s'oxyde pas facilement et a assez de dureté pour résister à l'usure.

Le bronze des médailles de nos jours contient ordinairement 99 de cuivre et 1 d'étain ; on y ajoute rare ment un peu de zinc^.

Bronzes des canons. — Dès leur invention les bouches à feu ont été faites en bronze ; on admettait au début qu'il fallait allier 100 parties de cuivre à 11 parties d'étain. Depuis, de nombreux essais ont été faits dans tous les pays, pour déterminer dans quelles proportions les éléments devaient être alliés pour donner les meilleures conditions de solidité et de résistance. Au moment où les canons de bronze ont été remplacés par les canons d'acier^, les formules adoptées pour le métal des bouches à feu par les principales nations européennes étaient les suivantes :

Cuivre

France 90

Angleterre 88 à 92

Autriche 90

Danemark 89,9

Prusse

Russie \ 90 10 »

Saxe

Etain

Zinc

néant

* Voy. Riche, Monnaie^ médailles et bijoux^ essai et contrôle des ouvrages d'or et d'argent, Paris, 1889, p. 25.

2 Voy. Colonel Gun, U Artillerie actuelle en France et à Vétranger,

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grauliegende ou de weissliegende (grès gris ou blancs) (flg. 18).

La finesse de la stratification, la présence de fossiles et rétendue du gîte qui occupe des centaines dekilomètres carrés, établissent nettement le caractère sédimentaire de la couche de schiste cuivreux. Les minerais se présentent sous forme de sécrétions métallifères, qui se sont déposées en même temps que les boues charbonneuses formant le schiste marneux et bitumineux qui les contient. La mer, qui déposait ce schiste, était riche en poissons et en plantes ; il est probable que d'abondantes sources métallifères y coulèrent, firent périr les corps organisés et furent réduites ensuite par les produits de leur décomposition . Il est impossible d'admettre que les eaux métallifères aient pénétré dans le schiste, après sa formation, et après son recouvrement par les assises plus récentes du zechstein.

La couche du Mansfeld est exploitée par une société allemande, qui produit par an 16.000 tonnes de cuivre et 80.000 kilogrammes d'argent.

Gisement du Boléo. — En Basse-Californie, sur la côte sud-est du golfe, on rencontre le gisement sédimentaire du Boléo, qui n'est exploité que depuis 1884 et dont l'avenir paraît très brillant. La région du Boléo est formée par un vaste plateau découpé par de grands ravins et constitué par des assises régulières de tufs et de conglomérats trachy tiques dans lesquels sont intercalées trois couches cuivreuses, dont la puissance

GISEMENTS DE GCIVRB NATI? AU LAC SUPERlEUll 47

varie de 1 à 3 mètres. Le cuivre s'y trouve principalement à l'état de minerai oxydé, ayant une teneur de 15 pour 100 et se présentant sous forme de veinules ou de petites boules oolithiques appelées boléos. La carte cijointe représente le pays désolé des mines, qui était un vrai désert avant l'arrivée des mineurs (ôg. 19).

D après M. Fuchs qui en fit une étude détaillée, ce gisement se serait formé à l'époque éocène, en même temps que réruption des trachytes qu'on rencontre partout dans la presqu'île de Californie. Â ce moment, la région du Boléo aurait été occupée par une mer peu profonde où se seraient produits, à quatre époques différentes^ des affaissements caractérisés par les bancs ie conglomérats à gros blocs intercalés à quatre nireaux dans la formation. Les trois gîtes cuivreux superposés aux conglomérats seraient le résultat d'épan- ^hements boueux et métalliques montés à la surface )ar les fractures produites par les affaissements.

Le gisement du Boléo appartient à une Compagnie rançaise qui se propose de l'exploiter en grand, dès que es travaux préparatoires seront terminés.

Dans tous les gisements que nous avons décrits usqu'à présent, le cuivre natif ne se présentait qu'à état de rareté minéralogique, résultant probablement

d'actions électrolytiques favorisées par les eaux superficielles; au Lac Supérieur (flg. 22, p. 52-53), au contraire, sur les frontières des États-Unis et du Canada, on trouve un grand gisement formé par du cuivre métallique d'une richesse exceptionnelle. ^

Les exploitations sont concentrées dans la presqu'île de Keweenaw, qui, partant de la rive sud, s'avance comme une pointe dans le lac sur une longueur de 220 kilomètres (flg. 20), et dont les mines produisent 30.000 tonnes de cuivre par an, les autres centres de production sont la région d'Ontonagon et l'île Royale. Les mines les plus connues sont celles de Calumet et Hecla, Quincy, Portage, Osceola, Copperfels, Clififmine, Minnesota et Tamarak.

La région du Lac Supérieur est constituée par des r gneiss et des schistes siluriens et présiluriens. Les cou- v ches présiluriennes sont en discordance de stratification avec les gneiss et les couches siluriennes ; elles portent le nom de couches de Keweenaw et forment autour du lac Supérieur une grande cuvette syndinale de 100.000 kilomètres carrés. De nombreuses coulées de roches éruptives, basiques, mélaphyres, diorites et diabases de forme vacuolaire et amygdaloïde, sont venuei s'y intercaler en formant des nappes puissantes ao milieu desquelles se trouvent les minerais de cuivre, habituellement sous la forme de cuivre natif, raremeiil u rétat d'oxydes et de sulfures.

La série des roches éruptives épouse nettement toutet

OISBUENTS DE CCIVRB NATIK AU LAC SDPERIBDR 49

les inflexions de la série de Keweenaw A la base, on trouve des diabases des gabbros à gros grains ; plus

bat, des diabases à grains fins, des porphyrites et des [wrphyres quartzifères ; en&Ot à la partie supérieur'

une série de grés, schistes et conglomérats, de plus de 5000 mètres d'épaisseur (fig. 21).

Le cuivre se trouve dans des filons de fracture, soit dans les nappes de roches éruptives.

Il« Royale Pointe de Kewenutw

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