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II. Orillaig» en atalleB

Au lieu (1(1 laisser les tas complètement découverts et exposés aux iiLtempéries atmosphériques, on les entoure quelquei'ois de petits murs en briques formant des stalles (fi|^. 4-i), Ces stallee régularisent le grillage et

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Fio. 44. — Slâlle de grillagu.

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Fio. 45, — Grillage îles iiiiiieraiE de cuivre eu elulles. liiElall Or» Car = Vegonnet chirgé de minerai». Wniii 6'ulreil =^ Ca

126 ORILLAQE DES MINEUAIS

Le procédé de grillage en stalles se recommande, comme le grillage en tas, par sa simplicité, le peu de frais de premier établissement et l'économie de combustible; mais il ne peut s'appliquer aux minerais menus, et il a de plus l'inconvénient de fournir de Tacide sulfureux extrêmement dilué, qu'on ne peut employer à aucun usage industriel.

QrlUage au four à cuve.

Les fours à cuve employés pour le grillage des minerais portent le nom de kihis et se prêtent admirablement h la fabrication de l'acide sulfurique; ils sont construits de manière différente, suivant qu'ils sont destinés aux minerais gros ou aux menus. Tantôt cesont de simples fours à cuve, évasés vers le haut, tantôt ce sont des appareils plus compliqués, où les minerais sont exposés à l'action oxydante sur de grandes surfaces de briques.

Le type le plus simple est le kiln employé au Mansfeld pour le grillage des maites (flg. 47). C'est un petit four h section rectangulaire de 1°,25 sur 1",50, ayant une hauteur de 3 mètres et contenant environ 10 tonnes de minerai. Ses parois en briques sont percées d'un certain nombre d'ouvertures, destinées à permettre le nettoyage du four et le piquage de la matte ;

ORILLAOB AU FOUIt A CUVE

128 QKlUJiQE DEi^ MINERAIS

le chargement se fait par une trémie placée à la partie supérieure de la cuve. A la partie inférieure se trouvent deux grandes ouvertures qui servent à décharger, toutes les douze heures, une tonne environ de matte grillée. Il faut éviter avant tout la fusion delà matte, qui empêcherait la désulfuration ; on reconnaît la bonne marche du four en examinant la partie inférieure de la charge à 1 mètre environ au-dessus delà sole ; elle doit être bien agglomérée.

Vingt kilns de ce genre sont accolés sur deux rangées et envoient leur acide sulfureux à des chambres de plomb, pour la production de Tacide sulfurique. Le même appareil peut servir pour le grillage des minerais en gros morceaux. La plupart des kilns employés dans les petites mines d'Allemagne sont construits sur le même type.

Pour le grillage des menus, on emploie fréquemment des fours à tablettes qui sont tous des reproductions ou des modifications des fours que MM. Ollivier et Perret ont construits à Sain-Bel (Rhône), pour le grillage des pyrites (fig. 48). Ces fours sont formés par une cuve rectangulaire, munie à la base d'une grille a barreaux de fer, qu'on charge de pyrite en morceaux, et contenant une série de tablettes placées à 20 centimètres les unes au-dessus des autres, et sur lesquelles on étale le menu à griller. La chaleur produite par Toydation de la pyrite en morceaux porte au rouge le minerai menu, qui se grille également. Après avoir circulé le long des

OHILLAOE AU FOUR k COVE

tablettes, les gaz chauds se rendent aux chambres de plomb. Pour renouveler les faces des grains à griller, QD fait descendre le menu 6 à 8 fois par vingt-quatre

Fio. 43. — Four A tablettes pour le grillage des miceraiida cuirre. a, CaiDeau collecteur; b, tablettes; c, ourerturea par le rAblage; s de la chauffe.

heures d'une tablette à l'autre, en se servant de râbles en fer qu'on introduit par les orifices c, après avoir enlevé les tampons qui les ferment normalement. Les kilns que nous venons dedécrire donnent d'excel-

GIl[LI.AOË cm M1NEKA1»

Fia. 49. - roui- n<'r.l.<iilir>r.'i- |>imr In Ki'illiik'[> >1<.'i ilu l'uivrii.

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aniLLAOB AU FOUR A CUVB

Fia. ■ 0, — Four OerElenbufer pour le grillage des minerBii

de cuivre.

Vue de face et coupe truisvereale.

132 ORILLAOE DES MINERAIS

lents résultats, lorsqu'on traite des minerais en gros morceaux mêlés de menus ; mais lorsqu'il s'agit de griller des poussières fines de pyrites, on se heurte à de nombreuses difficultés : les poussières se répandent en efiet facilement en dehors de l'appareil; elles ont une influence funeste sur la santé des ouvriers et sont une cause fréquente d'incendie. Les fours le plus souvent employés pour le grillage des menus sont les fours à cascade et à chicanes de Gerstenhôfer, qu'on rencontre dans de nombreuses mines, tant en Amérique que sur le continent (flg. 49 et 50).

Ils se composent essentiellement d'une tour verticale A où sont installées de nombreuses chicanes, en forme de poutres horizontales à deux pans faiblement inclinés, le long desquels le minerai glisse par son propre poids, tandis que le courant d'air se meut en sens inverse de bas en haut.

Le minerai est chargé par le haut au moyen d'une trémie S, terminée à sa partie inférieure par un mince orifice de chargement a, au-dessus duquel tournent deux roues dentées, qui sont mises en mouvement par un pignon Zf et introduisent le minerai dans le four d'une manière continue. Le minerai tombe d*abord sur un distributeur v en forme de prisme triangulaire, qui le répartit sur les chicanes incandescentes, où il se grille peu à peu en descendant ; il est complètement oxydé en arrivant à l'orifice inférieur par où on le décharge. Les gaz produits par le grillage s'échappent par des canaux e^

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