‹ Le cuivreChapitre 124 sur 175 · FABRICATION DE LA MATTB BROHZB A 8WAN8BA ICI · texte numérisé non relu

FABRICATION DE LA MATTB BROHZB A 8WAN8BA ICI

supportée par uoe masse fortement damée de sable quartzeux, reposant sur une solide fondation en maçonnerie. Sur la couche de sable, on met la sole proprement dite, qui est construite en forme de bassin, avec du

- Four A rérerMre pour la fuuoadeiiniDeroiade cuiTre. (Cotes ioBcritea ea pied*.)]

sable siliceux légèrement calcaire qu'on agglomère par un coup de feu avant la fusion des mattes.

On fait tomber le minerai dans le four par la trémie, placée à la partie supérieure ; on l'ètale rapidement sur la sole, en couche uniforme, avec un râble, puis on ferme les portes de travail et on active le feu. Quand la charge est fondue, ce qui demande k peu près cinq heures, on brasse bien la masse en fusion, compo-

8ée de mattes et de scories, puis on écume les scories qu'on extrait par l'embrasure du fond. Le fourneau est de nouveau chargé avec du minerai et des scories et Topération se répète comme précédemment. Quand la sole du four est recouverte par la matte bronze on coarse-metal en fusion, on débouche le trou de coulée, et la matte se granule en coulant en petit filet dans un bassin rempli d'eau, placé à proximité du fourneau. Les scories sont recueillies dans des canaux longs et étroits, creusés dans le sable et placés en face de la porte de travail du four. Il est très important qu'elles aient un degré de consistance convenable ; si elles sont trop fluides, il y a un grand déchet de cuivre, parce que la séparation de la matte et de la scorie n'est pas assez apparente pour l'ouvrier ; lorsqu'elles sont trop épaisses» il devient difficile de les écumer sans retirer en même temps un peu de matte.

Chaque charge comprend environ 1300 kilogrammes de matières et donne 800 kilogrammes de mattes.

Les mattes produites sont assez riches ; elles renferment 30 à 35 pour 100 de soufre. D'après des analyses de M. Le Play, elles ont la composition suivante :

Cuivre 33,7

Fer 33.6

Nickel, cobalt, manganèse 1,0

Etain . 0,7

Arienic 0,3

Soufre 29,2

Scorie mélangée mécaniquement 1,1

Les scories sont formées par > une croûte dure, compacte, opaque et noire, dans laquelle sont incrustés des fragments de quartz blanc à angles aigus, elles contiennent fréquemment des grenailles de matte, qui se distinguentfacilement à l'œil nu. Leur composition moyenne est la suivante :

Quartz mélangé 30,5

Silice combinée 30,0

Alumine 2,9

Protoxyde de fer 28,5

Chaux 2,0

Magnéde 0,6

Oxydea divers (cobalt, nickel, manganèse). • • 1,4

Fluorure de calcium 2,1

Cuivre 0,5

Soufre 0,6

Les réverbères se prêtent bien à la fusion dé mine* rais dont la composition varie chaque jour ; les charges sont faciles à modifier, et,avec des lits de fusion très différents, on obtient des mattes de composition régulière ; mais ces fours utilisent très mal la chaleur. La consommation de combustible est de 800 kilogrammes de houille de bonne qualité, par tonne de minerai, tandis qa*au four à cuve elle varie entre 150 et 200 kilogrammes ; de plus ce travail est très pénible pour les ouvriers et une forte proportion de cuivre est perdue dans les scories. Aussi la suprématie du four à cuve pour la fusion des minerais s'affirme-t-elle de jour en jour; les

iCA FAUmCATION DE LA MATTK nilONZE AU FOUR A RÉVERBÈRE

fours à réverbère n'ont été conservés à Swansea qu'en raison des conditions particulièrement favorables qu'y rencontre l'industrie du cuivre.

Les fondeurs de Swansea ont en effet le charbon et les matières réfractaires à des prix exceptionnellement bas, leur personnel est très expérimenté et habitué au travail du réverbère depuis de longues années ; enfin le marché de Swansea permet d'écouler aux prix les plus rémunérateurs toutes les variétés de cuivre que produit nécessairement la fusion de minerais aussi divers.

Les réverbères sont cependant plus avantageux que les fours à cuve pour le traitement des minerais conte nant beaucoup d'arsenic et d'antimoine ; ces métalloïdes s'éliminent pendant la fusion sous forme de sulfures volatils, s'échappant avec les gaz produits par la corn • bustion, tandis qu'ils passent presque entièrement dans la matte pendant la fusion réductive au four à cuve. Cette raison a fait conserver le procédé de Swansea pour le traitement des cuivres gris dans certains pays, où le charbon est loin d'avoir aussi peu de valeur que dans le pays de Galles. Mais alors les fours sont construits en vue d'un emploi plus économique des combustibles.

Au Colorado, on a construit récemment des fours a réverbère de grandes dimensions, pouvant recevoir une charge de 7 à 8 tonnes (*t traiter ^Otonnesde minerai par vingt-quatre heures (flg. 04). La consommation ne dépasse pas 300 kilogrammes de houille par tonne demi-

nerai .: le prix de revient de la fusion est d'environ 16 francs.

Page 1