ORIGINE ET FORMATION DES GISEMENTS
cette connexité aujourd'hui incontestée, que la formation des minerais était due à une dissolution , par les eaux superficielles, des métaux inclus dans les roches ; ces eaux, en circulant dans les fractures de Técorce terrestre, y auraient déposé leurs éléments métalliques.
Les savants français, au contraire, se basant sur l'étude des éruptions modernes, admettent, pour les gîtes métallifères, un mode de formation tout différent :
Lorsqu'on observe les laves qui s'écoulent des volcans, on remarque qu'elles dégagent des vapeurs chargées de principes salins et métalliques. Ces vapeurs, appelées fumerolles^ se condensent autour des cratères et déposent des cristaux contenant des combinaisons de différents métaux. Pendant que la lave est encore chaude, eUe dégage des fluorures et des chlorures; puis, en se refroidissant, des sulfures^ et, en dernier lieu, des carbures. Ces dégagements, qui marquent les différentes phases du refroidissement des laves, se suivent toujours dans le même ordre. Par analogie avec ces phénomènes qui se produisent de nos jours, on est conduit à admettre que, à différentes époques des temps géologiques, des éruptions de roches en fusion sont venues jusqu'au jour, traversant les terrains sédimentaires déjà formés et apportant avec elles, sous forme de fumerolles, les éléments qui ont donné naissance aux gisements métallifères.
La masse interne du globe, autrefois entièrement en fusion, s'est peu à peu refroidie sous la première écorce