PRÂPARA.TION DES ALLIAGES
on Tenlève rapidement pour verser l'alliage dans les moules.
Lorsqu'on fabrique de grosses pièces, il est nécessaire d'employer une série de creusets ; on verse leur contenu dans un bassin commun, qui sert à couler le métal dans le moule. Le moindre retard dans la coulée d'un creuset ainsi qu un brassage imparfait dans le bassin, où sont réunis les alliages de tous les creusets, peuvent compromettre la réussite de l'opération.
Aussi emploie-t-on souvent des fours à réverbère, qui sont très appropriés à la fabrication des grandes pièces. Pour composer l'alliage, on dépose le cuivre sur la sole du four, et on le chauffe très régulièrement jusqu'à ce qu'il entre en fusion, puis on ajoute rapidement les métaux plus fusibles, qui doivent compléter l'alliage, en brassant continuellement la masse.
Les cubilotSy ou petits fours à cuve, peuvent, également être employés pour la fonte du cuivre et de ses alliages. Pour obtenir un métal bien allié et des pièces exemptes de défauts, il faut se servir d'un cubilot peu élevé, d'une forme intérieure cylindrique, et ayant un diamètre égal au cinquième environ de sa hauteur. Comme combustible, on emploie du coke dense en fragments cassés, et on fait les charges plus petites que celles que Ton fait ordinairement pour la fusion de la fonte. En ajoutant au cuivre rouge, chargé au cubilot, quelques lingots de bronze ou de laiton, et quelques pièces manquées» qui donnent au cuivre une fluidité
qu'il n'atteindrait pas tout seul, on arrive à coule? même des pièces très minces, plus rapidement et plus économiquement qu*avec les fours à réverbère et les fours à creusets.
Moulage
Les moules pour la coulée des pièces en cuivre ou en alliage se font soit en sable, soit en terre, soit en fonte. Les sables ne doivent être ni trop humides, ni trop gras; il faut éviter de les tasser fortement, parce que la température du cuivre étant relativement peu élevée ne dégage pas aussi facilement que la fonte les gaz au travers des sables trop mouillés ou trop solidement comprimés. Les terres doivent être de bonne qualité et aussi maigres que possible.
Après avoir été façonnés, les moules sont recuits, et leur surface est saupoudrée soit de poussière de charbon de bois, soit de tripoli, soit de farine, pour que les surfaces des pièces moulées soient bien nettes et se détachent facilement des parois du moule.
Le moulage est loin d'être une opération facile; chaque type d'objets demande un moule préparé d'une façon spéciale. Selon sa forme, la terre ouïe sable doivent être plus ou moins mouillés et pressés ; aussi doit-on choisir comme mouleurs des ouvriers très exercés. Malgré cela, les meilleurs mouleurs produisent des
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déchets dont la proportion atteint presque toujours 15 à 20 pour 100 du métal employé.
La plupart des objets en cuivre sont coulés dans des châssis à embouchure, serrés en presse ; si les objets sont de petite dimension, on les range le plus possible les uns contre les autres, de manière à ne donner aux canaux qui conduisent le métal que juste la grosseur suffisante pour alimenter le moule. Ces canaux se remplissent du tropplein des moules, et laissent à chaque objet un jet. Les jets trop forts, en tirant sur les pièces, tendent à les arracher du moule; ils occasionnent en outre une dépense de matière inutile.
Les fondeurs en cuivre qui fabriquent de petits objets coulés ont soin de faire entrer le métal en source au moyen à! attaques, qui prennent les pièces en dessous ; cette mesure a pour but d'empêcher que les premières gouttes, pouvant s'échapper de la poche, lorsqu'on commence à couler, ne tombent dans les pièces, où elles se refroidiraient, sans se lier avec le reste du métal. Par ce moyen les pièces tassent sur leur jet et sont moins sujettes à éprouver des retirures. Les moules en fonte ou en coquilles sont employés surtout pour certaines pièces d'un usage courant, telles que certains organes de machines, coussinets, etc.
Le démoulage s'exécute facilement. Quelquefois cependant les pièces de cuivre s'imprègnent à la surface de sable vitrifié, qui, «'incorporant au métal, forme un corps très dur, qu'on ne peut enlever qu'au ciseau.
La fabrication des moulages en cuivre pur, ou ea bronze, a une très grande importance. Dans presque toutes les grandes villes on trouve des fondeurs, qui exécutent des objets d'art, des pièces de machines, des ornements d'église, des poignées de portes, des boutons, des instruments de physique, des clous, des hélices,
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des coussinets, des chaînes et mille autres objets divers d'un usage quotidien. I
L'importance de cette industrie a cependant légère- i ment diminué, depuis que les canons ne se font plus ' en bronze, mais en acier. 1
Les artilleurs modernes essaient d'en revenir aux alliages du cuivre, qui se travaillent mieux que l'acier