‹ Le cuivreChapitre 172 sur 175 · COUSSINETS · texte numérisé non relu

COUSSINETS

pour essieux et bielles

imONZES

très tenaces

pour tiges

de piston

DHOMZK

pour timbres et clocbes

Phosphure de cuivre à 9 pour 100.

Cuivre rouge . .

Etaia . . . .

Zinc

La teneur en phosphore de ces différents alliages varie entre 1 et 4 millièmes. Le phosphore doit y être dosé avec la même exactitude que le carbone dans les

aciers; des variations très faibles dans la teneur en phosphore correspondent à des variations très grandes dans les propriétés. Ainsi, suivant leur composition, la résistance à la rupture des bronzes phosphoreux varie entre 20 et 80 kilogrammes par millimètre carré et les allongements avant rupture entre 45 et 0 pour 100.

Le silicium joue dans les alliages un rôle analogue à celui du phosphore, mais n'est guère employé à cause de son prix élevé.

Le phosphore et le silicium servent également à la fabrication des bronzes, dits phosphoreux et silicieux, en usage en électricité ; l'analyse chimique ne révèle dans les bronzes aucune trace ni de phosphore, ni de silicium. 11 est probable que ces deux métalloïdes ne sont que des agents réducteurs, qui donnent au métal une cohésion et une structure particulières, et qui disparaissent pendant la fusion sous forme de scories. La fabrication de ces bronzes est encore tenue secrète.

MM. Lehmann frères, fondeurs à Paris, se sont fait une spécialité de la fabrication des bronzes phosphoreux ; ils font des bronzes durs pour coussinets de wagons, de voitures, de transmissions et de laminoirs, pour excentriques, garnitures de pistons, corps de pompes et soupapes; des bronzes extra-durs pour bagues, douilles, crapaudines, pour têtes de bielles, coussinets d'arbres et d'essieux moteurs ; des bronzes malléables pour pièces exigeantdel'élasticité, telles qu'hélices, étambots et cages d'hélice, écrous, manchons, cylindres, pignons et enp^'*

328 BRONZES ET LAITONS

nages ; des bronzes très tenaces pour tuyères de hauts fourneaux; enfin des bronzes spéciaux industriellemeDt inattaquables par Tacide sulfurique pour récipients et robinetterie d'usines à produits chimiques.

Métal Roma, — MM. Mathelin et Garnier, à Paris, en faisant des additions de manganèse aux bronzes phosphoreux produisent un alliage particulier, auquel ils ont donné le nom de Roma (du mot grec ^o//i, qui signifie force). Ce métal, encore peu connu, est malléable à chaud et à froid; on peut le forger et l'estamper au rouge sombre ; sa résistance égale celle de Tacier ; il est inoxydable à Tair, ductile, et se transforme aisément en barres, en fils et en tôles qu'on peut estamper et emboutir parles procédés ordinaires.

Mêlai Délia, — Nous terminerons cette énumération des alliages du cuivre, en parlant d'un métal, dont on s*est beaucoup occupé depuis quelques années et qui, en raison de son prix relativement bas et de ses propriétés mécaniques, parait appelé à faire au bronze phosphoreux une concurrence sérieuse. Ce nouvel alliage a été obtenu récemment par M. Dick, ingénieur danois, établi en Angleterre, qui l'a nommé Métal Delta j d'après la première lettre de son nom. Sa préparation est tenue secrète, il parait qu'on fait un premier alliage de zinc et de fer et qu'on le combine ensuite avec une quantité convenable de cuivre. Ce serait donc une sorte de laiton ferrugineux. Les brevets Dick appartiennent pour la France, la Belgique et la Hollande, à la Société

anonyme du Métal Delta et des Alliages métalliques, qui possède une usine à Saint- Denis.

D après les analyses publiées par un chimiste allemand, M. Hampe dans la Chemiker Zeitung, sa composition ne serait pas constante et varierait comme le montre le tableau ci-joint suivant le travail qu'aurait sttbi le métal.

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