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ANALYSE COMPLÈTE D*UN ALLIAGE CONTENANT DU CUIVRE

poids du bioxyde de plomb déposé ; pour avoir celui de plomb contenu dans la solution essayée, on multipliera le poids du bioxyde par le coefficient 0,8660.

Analyse complète d'un alliage contenant du cuivre. — Il arrive quelquefois que certains industriels aient intérêt à savoir exactement quelle est la nature des impuretés contenues dans les cuivres ou les alliages qu'ils emploient : il est nécessaire alors de procéder k des essais complets, qui sont longs et délicats. On dissout 20 à 25 grammes de métal dans de l'acide azotique étendu d*eau et on évapore la solution à sic-cité, puis on reprend le résidu par de l'eau distillée et on le traite dans un vase en verre par de l'ammoniaque et du carbonate d'ammoniaque en excès qui précipitent la plupart des métaux, mais dissolvent le cuivre, le nickel et le cobalt. La dissolution est séparée du précipité par décantation, en la faisant cependant passer sur un tout petit filtre, où se dépose une faible quantité du précipité entraîné par la dissolution; on lave bien le précipité contenu dans le vase, jusqu'à ce qu'il ne contienne plus de cuivre, puis on perce le filtre et, à l'aide d'une fiole à jet, on réunit le léger dépôt formé au précipité principal.

La solution contenant le cuivre, le cobalt et le nickel, est saturée par de l'acide azotique et sert au dosage du cuivre par la pile. Le cobalt et le nickel sont dosés dans la liqueur privée de cuivre à l'état de sulfures.

Le précipite contenant le plomb, le fer, l'antimoine.

C8 DOSAQE DU CUIVRE

Tarsenic et le bismuth, est additionné d'acide sulfurique et chauffé : le résidu insoluble est dosé à l'état de sulfate.

Dans la liqueur acide privée de plomb» on dirige un courant d'hydrogène sulfuré, qui précipite l'arsenic, l'antimoine et le bismuth. On lave les précipités par décantation et on recueille la solution dans laquelle on dose le fer par l'ammoniaque.

On verse du sulfhydrate d'ammoniaque sur les sulfures, et on laisse reposer la liqueur en fiole bouchée pendant vingt-quatre heures.

Le sulfure de bismuth reste insoluble et les sulfures d'arsenic, d'étain et d'antimoine se dissolvent ; on les enlève par décantation et on sépare le sulfure de bismuth par trois ou quatre lavages avec de l'eau contenant du sulfhydrate d'ammoniaque, puis on recueille ce sulfure sur un petit filtre taré, qu'on lave à l'eau pure et qu'on pèse après dessiccation à 100 degrés.

Les sulfures d'arsenic, d'étain et d'antimoine sont précipités de leur dissolution par l'acide chlorhydrique, on les lave, puis on opère la séparation de l'étain en faisant bouillir les sulfures avec de l'acide oxalique et en traitant par de l'hydrogène sulfuré; le sulfure d'étain reste seul dissous. Les sulfures d'arsenic et d'antimoine sont lavés, puis oxydés par l'acide azo-^ tique. On sépare enfin l'arsenic de l'antimoine à l'état d'arséniate ammoniaco-magnésien.

Pour déterminer le soufre contenu dans les cuivres,

on attaque le métal par Teau régale, on évapore à siccité, puis on reprend le résidu par l'eau et on précipite Tacide sulfurique formé par Toxydation du soufre au moyen de chlorure de baryum. Du poids de sulfate de baryte obtenu on déduit le poids de soufre contenu dans le cuivre. Certains cuivres contiennent un peu d*or ; on en fait Tessai par la coupellation.

Les méthodes d'essai des minerais de cuivre par voie sèche ne sont pas suffisamment exactes pour être employées dans les laboratoires.

Ces essais sont cependant très utiles aux industriels pour les renseigner, surtout lorsqu'ils sont, comme en Angleterre, la reproduction en petit des diverses phases du traitement métallurgique. La voie sèche permet en outre de doser assez exactement l'or et l'argent.

Cuivre natif, cuivres oxydés et carbonates. — On opère sur une quantité de minerai variable, suivant la richesse, 5 à 10 grammes.

Le minerai, finement pulvérisé, est malaxé avec soin, sur une feuille de papier glacé, avec un poids égal d'un mélange de 90 parties de bicarbonate de soude et 10 parties de fécule, puis on le chaufie dans un creuset de terre. On remplace souvent la fécule et le bicarbonate de soude par un mélange de carbonate neutre de soude et de crème de tartre.

Lorsque la matière est en fusion tranquille, on y jette quelques fragments de cyanure de potassium, additionné d'un gramme de poussière de charbon ; le cuivre se réduit et s'isole à l'état métallique. Lorsqu'il n'y a plus de dégagement gazeux, on laisse refroidir et on casse le creuset ; on trouve le cuivre sous la forme d'un culot qu'on détache facilement de la scorie. Le poids du culot donne approximativement le poids du cuivre contenu dans le minerai essayé.

Cuivres sulfurés. — Pour les minerais sulfurés, l'essai comprend deux opérations : le grillage pour chasser le soufre et l'arsenic, et la réduction du cuivre. On opère sur 15 à 20 grammes du minerai bien pulvérisé, qu'on place, dans un têt frotté de sanguine, à l'entrée d'un moufle, pour commencer le grillage. 11 faut conduire l'opération avec lenteur, afin d'éviter la fusion de la matière.

On facilite le grillage en remuant la masse au moyen d'une tige de fer, de manière à empêcher les agglomérations de se former, ou à les écraser s'il s'en produit.

Sous l'action oxydante du feu, le soufre se transforme en acide sulfureux qui se dégage ; lorsqu'on ne sent plus son odeur, on pousse le têt plus avant dans le moufle, puis tout au fond pour décomposer les sulfates formés par l'oxydation des sulfures.

Le grillage complet exige environ deux heures et demie ; lorsqu'il est terminé, tous les sulfures sont

ramenés à l'état d'oxydes, et on termine l'opération comme nous l'avons indiqué pour les minerais oxydés.

Dosage de l'argent et de Vor dans les minerais. — Pour déterminer la proportion d'or et d'argent que contiennent les minerais, on fond 25 grammes de minerai pulvérisé avec un mélange de 100 grammes de litharge, de 40 grammes de carbonate de soude et 20 grammes de borax et de nitre en proportion variable suivant la quantité de soufre, d'arsenic et de métaux à oxyder.

La matière se boursoufle beaucoup ; lorsque la fusion est tranquille, on ajoute à deux reprises 20 grammes de litharge et 1 gramme de poussière de charbon, puis on donne un coup de feu violent. On obtient ainsi un culot de plomb, qui concentre la plus grande partie du cuivre, tout l'or et tout l'argent contenus dans le minerai à essayer. Ce culot de plomb est soumis à la coupellation, qui permet de déterminer le poids des métaux précieux qu'il renferme.

Les procédés d'essai des minerais par voie sèche nô ionnent que des résultats approximatifs ; il est préférable de recourir aux procédés de voie humide qui sont plus précis et aussi rapides.

On attaque 1 à 5 grammes de minerai par de l'acide

azotique en ajoutant de temps à autre un peu d'acide chlorhydrique ; on évapore ensuite presque à sec.

Si l'action ne paraît pas complète, on reprend par Tacide azotique en ajoutant plus d'acide chlorhydrique. Ce traitement, renouvelé au besoin plusieurs fois, est terminé par une addition d'acide azotique suivie de l'évaporation à sec pour éliminer tout l'acide chIorhy-| drlque. On reprend ce résidu par l'acide azotique étendu et on dose le cuivre dans la liqueur obtenue.

• Le moyen le plus simple de doser le cuivre est d'appliquer l'électrolyse comme nous l'avons indiqué plus haut : ce procédé très précis a l'inconvénient d'exiger un certain temps, on lui préfère quelquefois des procédés volumétriques, qui sont beaucoup plus rapides et permettent de doser le cuivre en quelques minutes.

Dosage volumétrique par le sulfure de sodium, — On prépare une solution de sulfure de sodium en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré dans une lessive de soude et on la titre de la manière suivante ; on prend 5 grammes de cuivre pur, on les dissout dans de l'acide azotique étendu, puis on ajoute de l'eau distillée de manière à amener le volume à 500 centimètres cubes.

On en prend 20 centimètres cubes, que Ton verse dans un ballon, et l'on y ajoute de l'ammoniaque jusqu'à ce que la liqueur soit d'un bleu foncé et exhale fortement l'odeur de l'ammoniaque. On porte à l'ébullition; puis, au moyen d'une burette graduée, on verse

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