IV. Grillage au lour rotatoJra
Les fours que nous venons de décrire permettent difficilement de griller complètement les minerais, de manière à ne leur laisser que des quantités insignifiantes de soufre ; les grains de sulfure sont protégés contre une oxydation complète, par la couche d'oxyde qui les entoure. Pour faire pénétrer l'oxydation jusqu'à leur centre, il est nécessaire de les remuer et de les briser par un râblage à la main, qui augmente beaucoup le prix de revient du grillage. Aussi, afin de diminuer la dépense de main-d'œuvre, pour les oxydations métallurgiques qui exigent un grillage parfait, on emploie les fours rotatoires, qui font le râblage mécaniquement et évitent de la sorte le travail irrégulier et intermittent des ouvriers. De nombreux types de fours rotatoires à
Wsiss, Le Cuivre. 8
GRILLAGE DBS MINERAIS
foyers horizontaux ou inclinés ont été inventés dans ces dernières années.
Un des plus répandus est le four Smith (fig. 51), qui se compose d'un cylindre horizontal en tôle d, doublé de briques réfractaires, et destiné à recevoir la charge de minerai. Ce cylindre qui a une longueur de 8 mètres et un diamètre de 1",20, est porté par des anneaux en
Fia. 51. — Four rotatoire à malte pour le grillage des minerais
acier /*, roulant sur des galets e, et reçoit un mouvement de rotation d'un pignon moteur, qui engrène avec un cercle denté, calé sur la surface de l'appareil. Le cylindre tourne lentement autour de l'orifice d'un foyer fixe a, dont les gaz passent sur les minerais et les grillent complètement. Ce four permet de traiter 8 à 10 tonnes de minerai en vingt-quatre heures, avec une dépense de 12 à 15 pour 100 de combustible.
Le four Brûckner, très employé au Colorado et dans les environs de Chicago, a une grande analogie avec le four Smith (fig. 52 et 53) : il se compose d'un cylindn