TRAITEMENT DES MATTES IMPURES
La méthode anglaise se prête très bien au traitement des mattes impures, on multiplie dans ce cas les fontes déconcentration; au lieu de matte blanche à 80 pour 100 de cuivre, on cherche à obtenir de la matte bleue à 60 pour 100. En même temps on prolonge la durée des grillages, en ajoutant aux mattes des minerais sulfurés purs, dont le soufre volatilise l'arsenic et l'antimoine, contenus dans les mattes impures. La matte bleue, grillée partiellement, en présence de pyrite de fer, donne par la fusion une matte rouge ou pimple metal^ renfermant 80 pour 100 de cuivre, et tenant en suspension des grenailles de cuivre, he pimple métal est grillé à mort et transformé en cuivre noir.
Lorsqu'on se propose de produire du cuivre de qualité supérieure (best selected copper), ou lorsqu'on traite
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des miDerais très impurs, on pousse la grillage de la matte bleue assez loin pour que, pendant la fusion, il se produise, outre la matte blanche, une petite quantité de cuivre, qui absorbe toutes les impuretés, arieuic, antimoine, plomb, etc., tandis que la matte qui raccompagne est très pure et donne du cuivre noir de bonne qualité.
Ce cuivre brut, appelé bottom fond, concentre tout l'or et l'argent contenus dans les mattes; on le coupelle avec du plomb ou on le vend aux usines de désargentation, où il est traité par des procédés èlectro- I^tiques.
FABRICATION DU CDIVRB A ATVIDABERa (SCÉDE)
Les fours à réverbère consomment da grandes quantités de houille ; dans ces dernières années, on a cherché à réaliser une économie de combustible, eu leur appliquant les procédés de récupération de chaleur qui sont universellement employés dans la métallurgie du fer. Ainsi, les mines d'Âtvidaberg, eo Suède, ont réussià construire des fours chauffés par des gazogènes Siei mous, et disposés de manière à permettre la récupération lie la chaleur emportée par les gaz de la combustioi) (fi).'. 71 et 72). Les gazogènes diffèrent des foyers ordij iiairos par l'épaisseur plus grande de la masse combu» tiblti ; le carbone, qui est l'élément principal du combi
FABRICATION DU CUIVRE A ATYIDABERQ (SUÈDB) 187
tible, est transformé non en acide carbonique, mais en oxvde de carbone. Le mécanisme de cette transformation est le suivant : Au contact de Tair, la partie inférieure de la charge de combustible, entassée sur la grille du gazogène, brûle et se transforme en acide carbonique, qui, en traversant les charbons incandescents supérieurs, repasse à l'état d'oxyde de carbone. L'oxyde de carbone ainsi formé est amené dans le four, et y brûle en développant une haute température.
 la sortie du four, les gaz passent dans des enceintes remplies de briques réfractaires, et y abandonnent une partie de leur chaleur; lorsque ces briques sont devenues incandescentes, on dirige le courant chaud dans deux autres enceintes, tandis que Tair frais et les gaz combustibles sont amenés dans les deux premières en sens inverse de la marche, que suivaient les gaz chauds ; à des intervalles réguliers, une ou deux fois par heure, on alterne la marche du gaz et du vent, de façon à refroidir à tour de rôle les deux enceintes.
Le laboratoire est formé, comme dans les réverbères, d'une sole concave, destinée à recevoir la charge de matte. La fusion est conduite de la même manière qu à Swansea. Les résultats donnés par ces fours sont excellents; ils réalisent une grande économie de combustible, et surtout permettent de brûler avantageusement des ombustibles de très mauvaise qualité, tels que de la sciure, des déchets de bois, qu'on produit en grand<»c quantités dans les forêts environnant Atvidaberg.