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et qu'il trouva les éléments de la nouvelle agence dans la maison Lewisolin, de New-York. La manière expéditive avec laquelle il procéda, a été indiquée par M. T. W. Lawson dans des pages hautement dramatiques : M. RogersofFrità M. Léonard Lewisohn ou bien de céder son fonds à un certain prix, naturellement bas, ou bien d'entrer en lutte à mort avec les financiers du groupe de la Standard OU! Terrible dilemme.
h' United Metals Selling C° est une société au capital de 5.000.000 $. Ses actions sont pour presque totalité entre les mains des organisateurs de VA?nalgamated qui n'ont pas jugé à propos de les mettre en circulation, préférant toucher eux-mêmes ses gros bénéfices. Ceci explique les contrats, parfois léonins, qu'ils passent en tant que directeurs d'exploitations minières avec eux-mêmes comme directeurs de cette société.
Son principal rôle, qui devrait être son rôle unique, est celui d'une agence. Elle vend du cuivre pour sa clientèle, d'après des ordres ou bien vagues ou bien précis; son influence provient du crédit dont elle jouit auprès des producteurs, qui connaissent peu ou point le marché et qui n'ont pas, bien entendu, tous les éléments d'appréciation d'une puissante société servant d'intermédiaire à de très nombreuses entreprises semblables.
V United Metals Selling C° fait des avances à sa clientèle pour 75-95 "/o de la valeur du métal sur le marché. Elle réclame une commission assez élevée — 1 1/2 % lorsque le cuivre ne dépasse pas 18 cents et 1 "/(, au-dessus, d'après les plus récentes conditions qu'elle ait faites à ses meilleurs clients. — Elle
tire encore de larges profits de l'affinage du cuivre (voir ch. vu).
Les producteurs se plaignent souvent de la commission de vente qu'ils trouvent trop forte; ils ont eu à supporter des pertes sensibles à la suite de mauvais conseils et d'une « politique » imprudente; ils ont appris autrefois avec stupeur que les directeurs de l'agence avaient spéculé pour leur compte personnel et contre eux. Mais presque tous se montrent résignés en crainte du « Système », des « gens de la Standard OU », comme l'on dit à New-York; ils constataient aussi, avant la dernière crise, une meilleure gestion de leurs intérêts.
En fait, V United Metals Selling C^ ne joue de rôle que sur le marché du cuivre; en ce qui concerne les sous-produits des mines de cuivre, elle vend l'or dans le commerce courant ou à la Monnaie américaine, et l'argent par les Guggenheim.
Ses bénéfices sont considérables : ils ont été longtemps de 20 ''/j,, pour s'élever dernièrement à 30 ^o; et ses réserves augmentent.