O Anna, matrona nobilis
Qua» semper régnas cum Angelis,
lUic nostri sic memor esto Ut tuo mereamur sociari collegio.
Oremus. Deus qui S. Joachim Patriarcham ab œterno elegisti, et in thoro i m maculât o cum S. Anna vivere fecisti, uiide matrem tuam gloriosam Virginem Mariam sine contagio originalis poccati, mirabiliter procreasti :
concède nobis fidelibus ejus memoriani agentibus a cunctis vitiis emundari.
donbîquc virtutum ornari, ut îetema gloria valeamus in cœlo coronari.
Qui vivis. . .
Diin-7iuni Ord. Camiel., edit. 1503, Parisiis, in Septembri.
Ordre de Saint-François
Depuis le chapitre général tenu à Pise eu 1267, où les Franciscains introduisirent dans leur liturgie particulière la fête de sainte Anne', tous les enfants du séraphique Patriarche, Franciscains, Caj^ucms, Frères Mineurs, Observantins, Récollet«, ont conservé à travers les siècles cett€ même dévotion des premiers temps. Chose digne de remarque, leur zèle pour le culte de la Sainto leur mérita une mention spéciale dans une bulle de Sixte-Quint, datée du 10 septembre 1586 -.
Pour ce qui est d'abord de leurs églises et de leurs couvents, un bon nombre portaient le nom de la Sainte, tels : celui de Dtiren, fondé en 1459» ; celui de DjTstein près Cologne, fondé en 1487 ; ceux de Reuttc. au-dessous d'Augsbourg, et d'Ulm en Allemagne, de Saint-Trond et de Harlem dans les Pays-Bas ^ de Clu.se en SardaigneS un autre près de Naples mentionné par Wadding avec celui de Duron ", un neuvième à Trapani en Sicile. Ce dernier couvent doit sa fondation au lîienhcureux Innocent de Cluse de l'Ordre séraphique, le grand panégyriste de sainte Anne au dix-septième siècle, comme nous le verrons plus amplement tant«*)t, et c'est par son entremise ([u'il obtint de Rome une relifjue in.signe de sa patronne favorite.
De leur côté, les Franciscaines en avaient plusieurs : un à Foligno fondé dans les dernières années du quatorzième siècle ; un à Lézignan, au diocèse de Narbonnc, où séjourna quelque temps la bienheureuse Colette (13.SO-1447) ;
un à Anvers fondé par l'illustre de Ranst, général des armées de Maximilien, en reconnaissance de sa victoire sur les Flamands' ; un autre à Cologne, dépendant de la paroisse Sainte-Colomba* ; un cinquième à Lubeck bâti par un bourgeois de Brunswick, Lysingus Hesse, de 1502 à 1510. Il reste encore trois portes de l'église inférieure, fort richement décorées et couvertes de belles voussures en pierre. L'édifice ayant été atteint deux fois par le feu en 1835 et 1843, dut être entièrement démoli en 1895 : les constructions claustrales ont été englobées dans les bâtiments d'un pénitencier^.
Ailleurs, il y avait des chapelles et des autels. Le couvent d'Ypres en avait une dès 1255"'; de même les couvents de Besançon, d'Avignon (1364), de Bruxelles et de Louvain" ; de Cologne, de Halberstadt et de Limbourg, en Allemagne ; d'Eger, aux confins de la Bohême ; de Burgio, en Sicile ", La chapelle de Besançon avait été fondée par sainte Colette, après une apparition dont sainte Anne l'avait honorée. Ces autels portaient quelquefois des tableaux de maîtres. L'un d'eux par Jehan Bellegambe, qui se voit maintenant au musée de Douai, orntiii autrefois l'égUse des Récollets-Wallons de cette même ville. C'est un triptyque sur bois peint eu 1526 en l'hoiuieur de l'Immaculée Conception. Sa hauteur au point le plus élevé est de 3 m. 53 x 0.92 de largeur. La face externe des volets, peinte en grisaille rehaussée de quelques tons de chair, représente deux faits de la vie de saint Joachim et de sainte ^Anne : l'offrande refusée, et la retraite du Saint dans la montagne. Le panneau de gauche nous montre sainte Anne distribuant des aumônes aux pauvres. La figure de la Sainte est grave et triste, sa pose modeste et gracieuse : plusieurs mendiants s'avancent vers elle. La suivante de sainte Anne, que les évangiles apocryphes appellent Judith, porte im panier contenant une provision de pains. Elle offre, dans sa coiffure et ses vêtements flamands, une charmante figure qui rappelle les types milanais et fiorentms. Au fond du tableau, l'apparition de l'ange Gabriel à sainte Anne, et la Rencontre des deux époux à la Porte dorée. Scènes distribuées dans une architecture à plein cintre, aux voûtes larges et hardies, à l'ornementation peut-être exagérée. C'est une des meUleures œuvres de celui que ses compatriotes ont s-umommé le Ma'ilre des couleurs (v.1470- V. 1532, école flamande).
Ces tableaux pouvaient être parfois l'œuvre d'un reUgieux de l'Ordre. Le maître qu'on appelle aujourd'hui de son vi'ai nom Bernard Strozzi (Gênes, 1581- Venise 1644), s'appelait en son temps le Prête genovese ou mieux encore Il Capucino. Il existe de lui, encore au musée de Douai, une toile charmante représentant sainte Anne, la jeune Vierge et saint Joachim. Les yeux modestement baissés, Marie reçoit les caresses de ses parents, la main droite posée sur une main de son père, la gauche dans les mains de sa mère.
Plus tard, quand les Capucins du Marais du Temple, à Paris, confiaient à Laurent de La Hyre (1606) la décoration de leur église,ils lui faisaient peindre dans la seconde chapelle, dédiée à sainte Anne, la Sainte elle-même tenant d'une main la Vierge et de l'autre distribuant des aumônes aux pauvres ^^.
D'autres tableaux ont pu appartenir autrefois à des églises ou chapelles
38 LE CULTE DE SAINTE ANNE EN OCCIDENT (il)
franciscaines, comme semblerait l'indiquer la pri^sence de saint François d'Assise ou de ses religieux panni leurs personnages. Ainsi le pensons-nous d'un groupe qu'on attribue à Memling, ou en tout cas, certainement à son école. Ains;i avec encore assez de vraisemblance du tableau de Marco Basaïti (v.l450- V. 1520) au musée de Berlin, représentant saint François en compagnie de la sainte Vierge, de sainte Anne, de saint Jean-Baptiste et de saint Jérôme ; ain-si d'un autre de Luigi Vivarini à l'Académie de Venise, où parmi le groupe ordinaire de la sainte Famille se trouvent saint François, saint Bernardin de Sienne, saint Antoine de Padoue et saint Bonaventure.
Ce n'est nulle surprise que ce goût des belles peintures pour qui a lu l'admirable ouvrage naguère publié par M. Louis Gillet, l'Histoire artistique des Ordres jnendiants (1912). Si M Gillet n'accepte pas tout d'abord le mot que Renan aurait dit en passant de saint François d'Assise : "Ce mendiant est le père de l'art italien," maint chapitre de son livre semble pourtant n'en être que la paraphrase. Lisez les pages sur les églises des mendiants, les portraits de saint François, les fresques d'Assise ; lisez ceci : " Depuis des siècles, l'art ne subsistait que de formules. On croyait la vie épuisée. Le monde, avec Jésus, avait fini son temps et dit son dernier mot. Les yeux tournés vers le passé, on répétait sans cesse les mêmes formules sues par cœur. Soudain le prodige de r^Vlveme se produit en coup de théâtre. On découvre avec étonnement, non pas un second Christ, mais quelque chose qui s'en rapproche. Un homme du siècle, un moderne a reproduit en lui les caractères divins. Chose imprévue ! l'antique mère est toujours féconde; la vie n'est pas encore retirée de ses flancs I Les formules sont en déroute. Les ombres se dissipent. A la suite de ce vivant, le vaste et mobile univers rentre dans la peinture. Bouleversement immense ! On cherche à l'expliquer par la philosophie particulière de saint François, par son amour de la nature, par son art instinctif, son génie de poète. Non, le fait tient uniquement k la merveille des stigmates. Il fallait ce mh-acle pour rompre l'enchantement, réveiller le monde engourdi, permettre à un contemporain de forcer les barrières de l'art. Et derrière lui, la vie, la vie universelle, réelle, familière, infinie, se précipite à flots sacrés (p. 98)."
Si nous avons fait là une digression, nous n'en avons cependant aucun regret, pas même d'ordre littéraire, car elle nous amène à penser que l'art franciscain ou inspiré par saint François et ses disciples a dû chérir la Mère de la sainte Vierge, comme la piété même, disons l'amour que le " Séraphin d'Assise " était venu souffler dans le monde. Du reste, nous y reviendrons peut-être un jour si Dieu nous prête vie, et le cher Saint lui-même nous aide qui fut l'ami de saint Dominique.
Reprenant nos vieux papiers jaunis, nous voyons que certaines églises franciscaines possédaient encore mieux que des œuvres d'art, c'est-à-dire des reliques. Les Frères Mineurs de Cologne en pos.sédaient une très considérable, moins insigne pourtant que celle des Franciscains de Duren. Cette dernière a une histoire et ce sera plus tard le temps de la raconter.
Et quand ils avaient prié devant l'autel, ou l'image, ou la statue, ou la reli-
que de la Sainte, les moines rentrant chez eux, composaient des livres ou des panégyriques à sa louange. Un beau livre. Les Poètes franciscains, a pu être écrit, et c'est pourquoi nous nous étonnons de trouver dans la liturgie de l'Ordre si peu de pièces dédiées à la Sainte qu'il honorait pourtant si bien. L'humilité religieuse ou peut-être Vinimicus homo aura tout détruit. Mais nous parUons de " Hvres," d'ou\Tages de dévotion ou de propagande, et ici ouwons d'abord ce vénérable petit incunable publié en 1497 chez Melchior Lotter de Leipsig. M. Rosenthal, de Munich, l'estimait de gi-and prix, ce qui ne l'empêchait pas de nous le prêter très gracieusement. Nous y comptons 46 pages, car de fait il faut paginer soi-même. L'auteur ne se nomme pas, mais c'est une Père de l'Observance des Minimes : Ego de Observantia Minorum inininivs. Il pense qu'il faut " mettre en lumière " ce qui est ignoré ; il y est" amoureusement " poussé par " quelques-uns ;" il va se mettre à l'œuvre dans l'espoir que son travail profitera au lecteur, augmentera sa dévotion et son " amour " envers la très sainte Anne : Precor igiiur legentem et audientem ea quœ sequunitir ut amor ferveat, labor proficiat, et ad Annam sanctissimam devotio succrescat necnmi ad germina sua cœlicola non minoranda dilectio inardescai.
Nous ne connaissons que de nom Amandus Zirixiensis (1534), mais après lui, après le dévot Jean Rabasse dont nous citons ailleurs de curieux extraits, c'est un supérieur de l'Ordre, Provincial de Sienne, qui consacre ses loisirs à célébrer la Madré délia Madré di Dio ^* ; c'est un Définiteur de la Province de Cologne, Jacques Polius, écrivant son Exegeticon (1640) et son Historia (1652); c'est Dominicus a Burgio racontant les miracles de la Sainte (1690) ; c'est Martin de Cochem (1691), préludant à l'histoire du Christ par celle de la sainte Vierge et de sa mère ; c'est Pelbart de Themeswar (1501) méditant trois panégyriques qui seront recueillis et que nous possédons encore '* ; c'est Jean-Baptiste de Murcie composant d'abord un livre (1706) — un hvre qui a été trois fois réimprimé, — et ensuite tout un volume de sermons ; c'est Cajétan-Marie de Bergame recommandant la même chère dévotion ; c'est de nos jours, en Nouvelle-France, un autre fils de saint François, Frédéric de Ghyvelde, trouvant au milieu d'une vie toute de charité et d'apostolat du temps pour " la bonne sainte Anne " et nous livrant les Merveilles de sa vie, avec les merveilles de sa tendresse. Notons au moins ce début de son livre :
" L'Ordre de Saint-François à qui la sainte Eglise, comme on le sait, a confié la garde des Saints-Lieux, dès son origine, a toujours honoré d'un culte spécial les saints personnages qui les ont sanctifiés par leur présence. La Bonne sainte Anne a eu une large part dans ces honneurs rendus aux saints de la Palestine, par les humbles enfants du Pauvre d'Assise.'
" C'est ainsi que trois cents ans avant l'institution de la fête de notre grande Sainte, dans l'Eghse universelle, par le pape Grégoire XIII, les Franciscains la célébraient déjà dans leur Ordre naissant, en vertu d'un décret porté au Chapitre général de Pise, présidé par le séraphique docteur saint Bonaventure.
" Aussi la Bonne sainte Anne s'est-elle montrée en tout temps pleine de bonté envers notre saint ordre."
40 LE CULTE DE SAIhfTE ANNE EN OCCIDENT (il)
Revenons un instant t\ Jacques Polius de Duren, ses deux ou\Tages méritant plus qu'une simple mention en passant. Il s'agit avec lui d'un "dévot réel," dévot au sens latin de devotus, dévoué, mieux que cela " voué." Il s'est voué ù la Sainte, à son culte, et il voudrait le répandre autour de lui. partout. Il croit ù la force de l'exemple, il cherche ici et là des marques, des preuves, des vestiges de dévotion : églises, chapelles, confréries ; il consulte les vieux mémoires, il écrit, il fait des voyages, quand il i)eut ; il est heureux de trouver (luelque chose ; il prend des notes, il arrange, il rédige, il publie croj-ant que d'aucuns s'intéresseront à l'affaire : un vrai " naïf ", comme dirait tel intellectuel d'aujourd'hui. D'ailleurs pourquoi toujours hésiter, toujours craindre ? A part les intellectuels, les indifférents, tout le monde, il y a la sainte Vierge Marie, et son Père et sa Mère, et toute la foule céleste qui demandent ce tribut, d'honneur. On le lui dit, il le croit :
Ad Authorem
Quid, Jacobe, times Annœ descriliere laudes ?
C'ur longa tardas edere scripta mora ? . . . Hoc mater Christi, Joachimus et Anna reposcunt,
Hoc a te expectant agmina cuncta poli.
Postulat id de te votis urbs inclyta Durse,
Ut sic tutrici grata sit ipsa suœ, etc.
C'est signé : Conradus Sadellius Authoris ex Sorore nepos. Si le Bienheureux Innocent de Cluse n'a pas écrit, il a parlé ; il a prêché, prêché surtout d'exemple. Quand il est appelé auprès du Pape Grégoh-e XV, malade à mourir, il lui dit que la bonne samte Anne le guérii-a sûrement, .s'il promet de la glorifier davantage. De fait, le Pontife est guéri miraculeusement, et par reconnaissance, il décrète que la fête de la Sainte sera désormais d'obligation pour tous les fidèles de l'EgUse. C'est encore au zèle du même Bienheureux que la dévotion à la Mère de la \'ierge dut son développement en Sicile, dévotion telle, au témoignage de son biographe Dominico del Burgio, " que les habitants de ce pays ont sans cesse sur les lèvres le nom suave de cette grande Sainte. . . C'est de là que notre couvent bâti en cet heureux temps prit le nom de "Couvent de Sainte- Anne "■."
Autre exemple de zèle, et certes encore bien digne de mémoire. On a beaucoup écrit sur Sainte-Anne d'Auray, mais a-t-on fait aux Capucins leur part de mérite dans l'établissement de ce célèbre pèlerinage ? S'ils ont été à la peine, pourquoi ne seraient-ils pas un peu à l'honneur ? Au commencement, vers 1G24, quand sainte Anne est apparue à Xicolazic et lui a demandé d'élever une chapelle à Ker-.\nna en son honneur — nous raconterons toute cette longue histoire plus tard ; — quand on le traite de vi-sionnaire et qu'il le croit lui-même tant pareille œuvre lui semble impossible à lui pauvre laboureur, il vient consulter les Pères Capucins, et ceux-ci hésitants d'abord, sont bientôt |x;rsuadés par la découverte de l'ancienne statue de la Sainte, que " Notre Seigneur, comme dit un vieil auteur, veut être honoré en ce lieu pour la gloire de son aïeule, et ils contriljueiit dès lors eu tout ce qu'ils peuvent pour l'avan-
cernent et l'entretien de cette dévotion." Dès que l'évêque le permet, " ils dressent une cabane couverte de genêts destinée à recevoir la statue miraculeuse, y disent une première messe " avec un prodigieux concours de monde," assignent " quinze livres à perpétuité pour une messe chaque semaine," songent à bâtir une chapelle plus convenable, les offrandes des fidèles s'élevant déjà à dix-huit cents écus," et de fait " la première pierre de cette chapelle miraculeuse fut mise le propre jour de sainte Anne, l'an 1625, qui fut pour le bon Nicolazic un jour de bénédiction et de consolation, jour qui le combla de joie de voir enfin ses souhaits accomplis, et cette nouvelle dévotion, heureusement établie en ce lieu. Il reçut en .sa pau\Te maison neuf Pères Capucins qui s'y rendirent dès la veille pour confes.ser les pèlerins, les traita le mieux qu'il put, étant infiniment joyeux de se voir honoré de si dignes hôtes, qui s'employaient avec tant de zèle à serw sa bonne Maîtresse et à procurer l'accomplissement de ce qu'elle lui avait promis. Il se trouva à cette solennité bien qu'elle n'eût pas été publiée, un concours si prodigieux de peuple, que le Père Ambroise, qui y était, a laissé par écrit que le nombre montait à plus de trente mille"'." Merci à l'anonyme de 1682 qui met ainsi discrètement une auréole au front des fondateurs du pèlerinage d'Auray.
Encore un fait et nous aurons fini puisqu'" il n'est si bonne compagnie qui ne se quitte."
Les Annales franciscaines, les BoUandistes et le Père de Ghyvelde après eux, racontent comment sainte Anne, ayant apparu à la bienheureuse Colette, " lui inspira une telle dévotion que la sainte fille lui dédia par la suite plusieurs églises, chapelles et couvents de ses fondations." Donc, nous dit-on, Colette avait, dès sa plus tendre enfance voué un culte à la virginité, un culte assez exclusif, à ce point du moins que, dans les commencements, elle priait rarement sainte Anne, mais Notre-Seigneur ne voulut pas laisser subsister cette indifférence dans le cœur de sa fidèle épouse. La Sainte elle-même lui apparut environnée de gloire en compagnie de Marie et de l'Enfant-Jésus, et lui dit que, bien qu'elle eût été mariée, elle était, par sa postérité, la gloire de l'EgUse militante et l'ornement de l'Eglise triomphante. Et pendant qu'elle exprimait à Colette sa particuUère estime, elle mettait dans un vase d'or toutes ses bonnes œuvres pour aller les offrir au Très-Haut."
Le Père Dominique del Burgio, dans son recueil, aujourd'hui très rare, des " Miracles, grâces et faveurs accordés aux âmes fidèles par l'intercession de la glorieuse Mère de Marie", raconte également plusieurs autres apparitions de la Sainte à des religieux et religieuses de l'Ordre de saint François.
Non fecit taliter omni nationi, dit-il, et c'était sans doute la reconnaissance et récompense d'une longue fidélité.
RÉFÉRENCES, NOTES, ADDITIONS
(1) Arthur de Munster, Martyrol. Franc. ,1653 ; Gavantus, Opéra, sect. vu, c.ix. no 26. " Dès l'année 1263 " dit Lerosey, Manuel liturg., iv, 636.— (2) Bull, rom.,
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t. Vin, p. 744. — (3) et (6) Wadding, Annales Minorum, t. xiii, p. 142 et t. xvi, p.89. (4)Polius, Hiitoria SS. Joachim et Annœ, p. 179 ss. — (5) Pirro, Sidlia sacra,
2e partie, p. 358.
*(7) Antucrpia, in-4, Antuerpiai, (IGIO), p. 109. — (8) Erhardus a Winhciiu, Sacranum Agrippinœ, (in-12, Colonia-, 1736), p. 215. — (9) GUde de S. Thomas et de S. Luc, Bulletin de la 22e réutiion, 1889, p. 159. — (10) Van don Peereboom, Ypriana, t. vi, p. 275. — (ll)Sanderus, Chorographia saaa Brahanliœ (3 in-fol., Haga'-CÔm., 1727), t. m, p. 134 et Gl. — (12) AclaSS., t. vi jul., p. 294. — (13) Ch. Blanc, Ecole franc., 1. 1, à l'art. La Hyre. — (14) L'infecondila féconda d'Anna madré ddla Madré di Dio, Rom» 1628, in-12. — (15) Stellarium corone benedicte Marie Virginis etc, in-4 à 2 col., non paginé, Haguenau, 1501.
(16) Drepani in Sicilia pietas erga S. Annam ita civiuni cordibus impressa est, ut saepius dulcissimum istius sanctœ nomen invocare audiantur. Inde etiam conventui qui felici illo tempore nostris Minoritis aedificabatur, nomen S. Annaî inditum est. Dominicus del Burgio, cité par les Bollandistes, t. vi jul., p. 292.
(17) Anonyme, La Gloire de sainte Anne, 1682. — (18) Acla Sanctoium, t. vu (1er de mais), p. 555.
Bibliographie
1497. Legenda sdissime matrone avie genitricis vgis Marie Matris : et hiesu cristi avie ; 46 pages carrées de 14 cent, x 17^- Mattaire a lu : Legenda lectissimœ matrone, etc. (tom.i, p.651). Suit la série des chapitres. Au verso du dernier fol. : Impressum Lypst (Leipsig) per Melchiorem Lotter, Anno dni m.cccc.xcvii vero octobris kalendas fœliciter terminatum. Ouvrage d'un franciscain : "Ut igitur in lucem prodeat quod ignoratur, nec latere deceat multis profuturum, ego de Observaniia Minorum minimus amore trium arborum Anna», Mariœ benedictœ atque fructus Hiesu prolis divinje, de reiuuneratione salubri confisus, quanquam a nonnullis etiam desuper amorose pulsatus, quod utcunque ex diversis veritati consonum laboriose licet non infructuose comperi in unum simpliciter redigere cvu-avi." — Suivent : Jeunesse de la Sainte ; in, Mariage, expulsion de Joachim, naissance de la Vierge, présentation au temple, trinubiuni ; l'histoire de Procope archevêque de Prague, " qui valde praedicavit sanctam Annam venerandam atque ejus festum celebrandum ; " celle d'un évêque d'Angleterre " impedire volenti cultum sancta? Annae et mirabiliter plagato ;" les miracles de la Sainte ; " de digito saucta; Annai in Colonia Agrippina et miraculis ex osculatione ejusdem."
Vers 1540. Amandus Zierixensis (vivait en 1540), né en Zélaude, Provincial des Frères Mineurs à Cologne : De sanctœ Annœ conjugio. Wadding, Scriplorcs Ord. Min., p. 17.
1628. Jean Rabasse,
La Royale Mkre
c'est à dire L'Excellence
ET NOBLESSE DE SAINCTE AnNE
Mère de la Mère de Dieu ov se voyent les richesses précieuses de
lesus, et le Thresor de la Vierge.
Qixi ornent comme Fleurs de lys Royales la Couronne de saincte Anne.
Avec le rabaissement de l'Ame dévote, l'eslevant à la haiite perfection.
En quatre pièces :