V. — Les grottes à oracles
Les grottes oraculaires : Ifri Aqdim des Imeghran,
Sidi Bou Inder des Infedouaq, la grotte de Lalla Taqandout des Ni'knafa ; ce sont les génies qui y parlent.
— L’oracle par incubation. Son ancienneté et sa fréquence dans l’Afrique du Nord, particulièrement dans les grottes. ^ — Ceux qui le rendent : ce sont les divinités chtoniennes, les génies. — La nécromancie nordafricaine, ses rapports avec le culte des génies : le saint mort est consulté comme ancien devin ou comme maître des génies. — Les génies et l’apprentissage des métiers : Ifri n Qaou, la grotte des poètes.
VL — Les grottes guérisseuses 70
L’incubation thérapeutique : toute * grotte oraculaire est en même temps une grotte guérisseuse. Les génies médecins et la concurrence des saints : grotte de Lalla Taqandout, d’El-Maqta’, de Sidi Chemharouj. — Les génies guérisseurs en dehors des grottes : les jnoun de Chella. — Les maladies sont causées par les génies : ce sont eux les plus puissants pour chasser leurs congénères. Les saints guérisseurs ne sont pas des intercesseurs, mais des exorciseurs.
VIL — Les grottes et l’expulsion du mal 79
Les rites d’expulsion du mal ( asifed ) de l’ Anti- Atlas : on reporte dans les grottes les génies qui dévastent les champs. Cérémonies des Aït Oumanouz, des Ilalen, des Ida Gounidif. — Restes de rites analogues dans des grottes d’autres régions : le Kehf el-’eubbad de Sefrou ; la grotte de Sidi Bergem chez les Ntifa. — Dangers du voisinage des grottes sacrées, réceptacles de mauvaises influences ; les pèlerinages périodiques et préventifs pour reporter celles-ci aux grottes.