Ibid., à partir du chap. i.x de i"éd. Windisch
i. Scél Muvci Mic-Datho, éd. Kuno Meyer dans Hibernica Minora; éd. Windisch, sans Irad.. Irische Texte, I, p. 96 ss. ; Irad. Louis Duvau, sur le texte de M. Windisch dans Épopée celtique, p. 66 ss.
5. Duvau, lac. cil. p. 77. Cf. la phrase citée par M. Kuno Meyer, Hibernica Minora, p. 6:2 n. 2 où il y a /"o a glûn « sous son genou ». Cf. Keating. éd. O'Mahony, p. 530 : Les guerriers du roi Fiann lui apportent la tête de Corniac roi d<^ Munster, en lui disant de la mettre sous sa cuisse. C'est un moyen d'humilier le tué.
Ce sont bien des champions. Leur caractère est nicme officiel. Ils agissent au nom de leur groupe entier.
Ainsi un guerrier ulale est toujours posté à la passe du Sliab Fuait avec mission de livrer bataille fi tout venant « pour la province » d'IJlster*. Les frontières des clans sont gardées par des menhirs, sur lesquels une inscrij)tion oghamique défend à tout étranger de pénétrer dans le territoire sans avoir soutenu un combat singulier contre un champion du clan^ Les textes juridiques et historiques nous apprennent que dans chaque tribu irlandaise un guerrier de rang élevé était officiellement chargé de relever tous les défis venant du dehors et de venger toutes les offenses faites au roi ou à l'ensemble de la tribu ^
Ainsi la sécurité et l'honneur du clan ou de la province sont confiés aux héros. Ils sont en fait les représentants de leurs groupes.
II. Le groupe se voit en eux. — Il s'incarne en eux. Leur gloire est la sienne.
Lorsque Cùchulainn, par exemple, tue les Mac Nechta, c'est pour venger l'honneur de l'Ulster. Les vanteries de Gonall Cernach ont pour conséquence de faire attribuer aux Ulates, de préférence aux hommes de Connanght, les morceaux de choix d'un festin qui réunit les guerriers des deux provinces*.
Mais ce n'est pas de la seule gloire des armes que les