‹ Le culte du dimancheChapitre 32 sur 34 · CANTIQUES ET PSAUMES · texte numérisé non relu

CANTIQUES ET PSAUMES

Jour du Seigneur.

J'ouvre mon cœur A ta douce lumière.

Jour solennel,

A l'Eternel Consacre ma prière.

Ta vérité,

Ta charité.

Brillent dans ta Parole;

Seule elle instruit,

Guide et conduit Notre âme et la console.

Dieu tout-puissant,

Dieu bienfaisant, J'ai besoin de ta grâce.

Eclaire-moi !

Soutiens ma foi !

Je viens chercher ta face.

J'entends ta voix ;

Tes saintes lois Ne sont pas difficiles.

Viens les graver,

Les conserver Dans des âmes dociles.

Que ton Esprit,

0 Jésus-Christ !

Habite dans notre âme ;

Que ton amour

Et nuit et jour L'embrase de sa flamme.

Oh ! que ton joug est facile !

Oh! combien j'aime ta loi, Dieu saint, Dieu de l'Évangile, Elle est toujours devant moi; De mes pas c'est la lumière, C'est le repos de mon cœur.

Mais pour la voir tout entière, Ouvre mes yeux, bon Sauveur!

D'un triste et rude esclavage Affranchi par Jésus-Christ, J'ai part à ton héritage, Aux secours de ton Esprit.

Au lieu d'un maître sévère, Prêt à juger et punir, Je sers le plus tendre Père, \ Toujours prêt à me bénir. *

Non, ta loi n'est point pénible Pour quiconque est né de toi ; Toute victoire est possible A qui combat avec foi.

Seigneur, dans ta forteresse Aucun mal ne m'atteindra; Si je tremble en ma faiblesse, Ta droite me soutiendra.

Pour les sages de ce monde Tous tes trésors sont voilés ; Mais dans ta bonté profonde Tu me les a révélés.

Tu donnes l'intelligence Aux moindres de tes enfants.

Ah! de ce bienfait immense Rends-nous donc reconnaissants!

Dieu qui guides, qui consoles, J'ai connu que le bonheur C'est de garder tes paroles.

Et je les serre en mon cœur.

Fais-moi marcher dans ta voie Et me plaire en tes statuts :

Si je cherche en toi ma joie, Je ne serai pas confus.

Grand Dieu nous te bénissons, Nous célébrons tes louanges.

Eternel, nous t'exaltons De concert avec les anges, Et prosternés devant toi , Nous t'adorons, u grand Roi., j

bis.

Ton Eglise qui combat.

Sur la terre répandue, Et l'Eglise qui déjà A la gloire est parvenue, Entonne un chant solennel A Jésus Emmanuel.

bis .

Ees saints et les bienheureux.

Les trônes et les puissances, Toutes les vertus des cieux Disent tes magnificences, Proclamant dans leurs concerts Le grand Dieu de l'univers.

i bis.

Tu vins, innocent Agneau !

Souffrir une mort cruelle :

Mais, triomphant du tombeau, Par ta puissance éternelle Tu détruisis tout l'effort De l'enfer et de la mort.

Saint, saint, saint est l'Eternel !

Le Seigneur, Dieu des armées !

Son pouvoir est immortel; Ses œuvres partout semées Font éclater sa grandeur,^ Sa majesté, sa splendeur. )

Gloire soit au Saint-Esprit !

Gloire soit à Dieu le Père !

Gloire soit à Jésus-Christ, Notre époux et notre frère !

Son immense charité Dure a perpétuité.

bis.

L'illustre et glorieux chœur Des apôtres, des prophètes. Célèbre le Dieu Sauveur, Dont ils sont les interprêtes; Tous les martyrs couronnés ; Chantent ses fidélités.

Veuille exaucer nos soupirs; Seigneur Jésus, fais-nous grâce; Veuille accomplir nos désirs, Fais briller sur nous ta face.

Notre espérance esten toi, j ' En toi, Jésus, notre Roi ! !

Puisse ton règne de paix S'étendre par tout le monde !

Dès maintenant à jamais.

Que sur la terre et sur ronde Tous genoux soient abattus \ Vu nom du Seigneur Jésus! s

Oui pour son peuple Jésus prie 1 Prêtons l'oreille à ses soupirs.

Qu'à sa voix notre âme attendrie, Réponde par de saints désirs.

Dans les hauts lieux brillant de gloire, Il est entré victorieux.

Et sur l'autel expiatoire, 11 offre son sang précieux.

Oui, pour son peuple Jésus prie !

Bien-aimés, sans crainte approchez.

Il avance sa main meurtrie Entre le ciel et vos péchés.

Oh ! quel amour il nous témoigne !

Pour nous jamais son œil ne dort.

Qu'à sa requête aussi se joigne De notre amour le saint transport.

Oui, pour mon âme Jésus prie !

Et sa requête jusqu'à moi Descend, comme un fleuve de vie, Où s'abreuve ma sainte foi.

Du racheté doux privilège !

Je trouve au ciel un sûr garant, Qui, plein d'amour, toujours assiège Le tribunal du Dieu vivant.

Oui, pour l'Église Jésus prie !

Satan, le monde, vainement Contre nous liguent leur furie :

Jésus combat fidèlement.

Sous le mépris, l'ignominie, Ne craignons pas un vain assaut .

Que nous importe ? Jésus prie !

La paix du cœur survient d'en haut.

Oui, pour nos âmes Jésus prie !

Dans cet instant, ô charité !

11 plaide, il intercède, il crie Pour nous qui l'avons contristé.

A son enfant, auprès du Père, Son cœur obtient un doux pardon Et pour l'aider dans sa misère, Sa voix réclame un nouveau don

Oui, pour les tiens, Jésus, tu pries ! Qu'il nous est doux de le savoir !

Ainsi, Seigneur, tu nous convies A mettre en toi tout notre espoir.

Sous le parfum de ta prière Fais-nous marcher, remplis d'ardeur ; Pour te bénir, notre âme entière S'élève à toi, puissant Sauveur !

Je veux t'aimer, toi mon Dieu, toi mon Père, Mon Rédempteur, mon Roi !

Je veux t'aimer, car la vie est amère Pour ton enfant sans toi. (bis.)

Je veux t'aimer, ô Dieu plein de tendresse.

Qui m'aimas le premier !

Je veux t'aimer, soutien de ma faiblesse.

Mon fort, mon bouclier, [bis.)

Je veux t'aimer, source de toute grâce,

Auteur de mon salut !

Je veux t'aimer! Tourne vers moi ta face.

Conduis-moi vers le but . (bis.)

Je veux t'aimer! Jamais celui qui t'aime

Seul ne se trouvera.

Je veux t'aimer ! C'est de ton amour même

Que mon âme vivra, ibis.)

Je veux t'aimer ! Que ta vive lumière ' Resplendisse à mes yeux !

Je veux t'aimer ! Que ton œil tutélaire Veille sur moi des cieux ! (bis.)

Je veux t'aimer, refuge de mon âme !

Pendant les jours mauvais.

Je veux t'aimer ! C'est toi que je réclame,

Source de toute paix, ibis.)

Je veux t'aimer ! C'est le vœu de ma vie,

Le besoin de mon cœur.

Mais, pour t'aimer, que jamais je n'oublie

Le sang du Rédempteur! (bis.)

A toi mon Dieu mon cœur monte; En toi mon espoir j'ai mis.

Serais-je couvert de honte Au gré de mes ennemis?

Jamais on n'est confondu Quand sur toi l'on se repose.

Mais le méchant est perdu Qui nuit aux justes sans cause.

0 Dieu ! montre-moi la voie Qui seule conduit à toi ; Fais que je marche avec joie Dans les sentiers de ta loi.

Fais que je suive toujours De ta vérité la route, Toi qui de ton prompt secours Yeux que jamais je ne doute.

Souviens-toi de ta clémence, Car elle fut de tout temps ; Prends pitié de ma souffrance, C'est ta grâce que j'attends.

Mets loin de ton souvenir Les péchés de ma jeunesse, Et daigne encor me bénir, Seigneur, selon ta promesse

Dieu fut toujours véritable, Bon et juste; il le sera, Et du pécheur misérable, La voie il redressera.

Il fera tenir aux bons Une conduite innocente, Et, les comblant de ses dons, Il remplira leur attente.

La vérité, la clémence, Sont les sentiers du Seigneur Pour ceux qui son alliance Observent de tout leur cœur.

0 Seigneur! par ton saint nom Et par ta bonté suprême, Accorde- moi le pardon De ma faute, quoique extrême.

Qui craint Dieu, qui veut bien vivre,

Jamais ne s'égarera ;

Car au chemin qu'il doit suivre,

Dieu même le conduira.

A son aise et sans ennui

Il verra le plus long âge,

Et ses enfants après lui

Auront la terre en partage.

L'Eternel se communique

A ceux dont les cœurs sont droits;

A qui le craint, il explique

Son ordonnance et ses lois.

Je ne m'en écarte pas,

Mes yeux sont sur lui sans cesse ;

Il détournera mes pas

Des pièges que l'on me dresse.

Jette donc sur moi la vue, Et que ta compassion Donne à mon âme éperdue Quelque consolation.

Je me vois près d'expirer, Sans secours dans ma tristesse ; 0 Seigneur ! viens me tirer De cette horrible détresse.

Fais luire sur moi ta face ; V ois ma peine et mes travaux ; Et tous mes péchés efface Qui m'attirent tant de maux.

Vois mes ennemis vainqueurs, Dont le nombre est innombrable, Et qui pour moi dans leurs cœurs Ont une haine implacable.

De leurs embûches subtiles Eternel! délivre-moi; Rends leurs efforts inutiles, Tout mon espoir est en toi.

Soutiens mon intégrité ; Protège mon innocence, Et, dans toute adversité, Sois d'Israël la défense.

Comme un cerf altéré brame Après le courant des eaux, Ainsi soupire mon airiè, Seigneur, après tes ruisseaux.

Elle a soif du Dieu vivant, Et s'écrie en le suivant :

Mon Dieu ! mon Dieu ! quand sera-ce Que mes yeux verront ta face ?

Je pense à toi depuis l'heure Que j'étais vers le Jourdain.

Et vers la froide demeure D'Hermon, où j'errais en vain; A Misai-, en tous ces lieux, Exilé loin de tes yeux, Partout mes maux me poursuivent, Comme des flots qui se suivent.

Pour pain je n'ai que mes larmes ; Les torrents de ta colère

Et nuit et jour en tout lieu, Sur moi cent fois ont passé ;

Lorsqu'en mes dures alarmes Mais par ta grâce j'espère

On me dit : que fait ton Dieu? Qu'enfin l'orage est cessé.

Je regrette la saison Tu me conduiras le jour;

Où j'allais en ta maison, Et moi, la nuit, a mon tour,

Chantant avec les fidèles Louant ta majesté sainte.

Tes louanges immortelles. Je t'adresserai ma plainte.

Mais quel chagrin te dévore ?

Mon âme, rassure-toi ; Espère en Dieu, car encore 11 sera loué par moi.

Quand d'un regard seulement, Il adoucit mon tourment, Mon Dieu! je sens que mon âme D'un ardent désir se pâme.

Dieu, ma force et ma puissance !

Dirai-je, as-tu donc permis Qu'une si longue souffrance M'expose à mes ennemis?

Leurs fiers et malins propos Me pénètrent jusqu'aux os, Quand ils disent, à toute heure :

Où fait ton Dieu sa demeure?

Mais pourquoi mon âme encore l'abattre avec tant d'effroi?

Espère au Dieu que j'adore ; Il sera loué de moi. Un regard dans sa faveur Me dit qu'il est mon Sauveur :

Et c'est aussi lui, mon âme, Qu'en tous mes maux je réclame.

vin.

Heureux celui de qui Dieu par sa grâce, Et les erreurs et les fautes efface !

Heureux celui de qui tous les péchés Devant son Dieu sont couverts et cachés ! Enfin heureux cent et cent fois j'estime L'homme à qui Dieu n'impute point son crime Et qui parmi les faiblesses qu'il sent, De toute fraude au moins est innocent.

Quand, dans les maux qu'attirait mon offense, Trop obstiné, j'ai gardé le silence, Quand de douleur j'ai crié sans cesser, Mes os n'ont fait que fondre et se briser ; J'ai, nuit et jour, senti ta main puissante Sur moi, Seigneur, se rendre plus pesante ; Mon corps s'est vu, dans cette extrémité, Plus sec qu'un champ dans l'ardeur de l'été.

Mais aussitôt que sans hypocrisie

J'ai confessé les fautes de ma vie,

Dès que j'ai dit : Confessons mon forfait !

De ton pardon j'ai ressenti l'effet.

Ainsi celui que ton amour éprouve

Te cherchera dans le temps qu'on te trouve ;

Et quand de maux un déluge courrait,

De tout danger ta main le sauverait.

En toi, Seigneur, je trouve un sûr asile ;

Rien ne m'alarme et mon âme est tranquille ;

Et, chaque jour, j'ai de nouveaux sujets

De te louer des biens que tu me fais.

Venez à moi, mortels, venez apprendre

Le droit chemin qu'en ce monde on doit prendre

En me suivant vous ne broncherez pas :

Je prendrai soin de conduire vos pas.

Il faut, grand Dieu, que de mon cœur

La sainte ardeur

Te glorifie.

Qu'à toi des mains et de la voix,

Devant les rois

Je psalmodie.

J'irai t' adorer, ô mon Dieu,

En ton saint lieu,

D'un nouveau zèle.

Je chanterai ta vérité

Et ta bonté,

Toujours fidèle.

Ils rempliront par leurs concerts

Tout l'univers

De tes louaffges.

Les peuples qui les entendront

Admireront

Tes faits étranges.

0 grand Dieu ! qui, de tes hauts cieux.

En ces bas lieux

Vois toute chose, Quoique tu semblés être loin,

C'est sur ton soin

Que tout repose.

Ton nom est célèbre à jamais

Par les effets

De tes paroles, Quand je t'invoque, tu m'entends;

Quand il est temps,

Tu me consoles.

Tous les rois viendront à tes pieds,

Humiliés,

Prier sans cesse, Sitôt qu'ils auront une fois

Ouï la voix

De ta promesse.

Si mon cœur dans l'adversité Est agité;

Ta main m'appuie.

C'est ton bras qui sauve des main;

Des inhumains

Ma triste vie.

Quand je suis le plus abattu,

C'est ta vertu

Qui me relève ; Ce qu'il t'a plu de commencer,

Sans se lasser,

Ta main l'achève.

J'aime mon Dieu , car son divin secours .Montre qu'il a ma clameur entendue ; A mes soupirs son oreille est tendue, Je veux aussi l'invoquer tous les jours.

Je n'avais plus ni trêve ni repos ; Déjà la mort me tenait dans ses chaînes; Mon cœur souffrait les plus cruelles peines, Quand je lui fis ma prière en ces mots :

Ah! sauve-moi du péril où je suis!

Et dès lors même il me fut favorable ; Il est toujours et juste et secourable, Et toujours prompt à calmer nos ennuis.

Quand j'étais prêt à périr de langueur, Il me sauva, ce Dieu que je réclame ; Retourne donc en ton repos, mon âme, Puisqu'il te fait éprouver sa faveur.

Ta main puissante a détourné ma mort, Séché mes pleurs, soutenu ma faiblesse; Sous tes yeux donc je veux marcher sans cesse, Toute ma vie, ô mon Dieu, mon support!

Mais que rendrai-je à Dieu pour ses bienfaits? Ma main prendra la coupe des louanges ; Ma voix dira, d'accord avec les anges, De sa bonté les merveilleux effets.

Je veux toujours obéir à tes lois, Chanter ta gloire, invoquer ta puissance, Et devant tous, plein de reconnaissance, En hymnes saints faire éclater ma voix.

Dans ta maison je dirai ton honneur, Dans ta cité, Jérusalem la sainte ; Que chacun donc avec joie, avec crainte, Se joigne à moi pour louer le Seigneur.

Rendez à Dieu l'honneur suprême ; Car il est doux, il est clément, Et sa honte, toujours la même, Dure perpétuellement.

Qu'Israël aujourd'hui s'accorde A chanter solennellement Que sa grande miséricorde Dure perpétuellement.

De l'Éternel la main puissante S'est signalée a cette fois ; C'est là que son peuple chante, Tout d'un cœur et tout d'une voix.

Me voila donc, malgré l'envie, Des mains de la mort racheté ; Le Dieu fort m'a rendu la vie ; Je célébrerai sa bonté.

Aussitôt que, dans ma détresse,

Je recourus à sa bonté,

Sa main, me tirant de la presse,

Me mit au large, en sûreté.

Le Tout-Puissant, qui m'entend plaindre,

M'exauce au pied de son autel.

Il est mon Dieu ! Qu'aurais-je à craindre

De l'effort de l'homme mortel?

S'il m'a plongé dans la souffrance, S'il m'a châtié rudement, Il daigne aussi, dans sa clémence, De ma mort retarder l'instant !

Qu'on m'ouvre ces portes si belles Du saint temple au Seigneur voué; Et qu'en présence des fidèles Par moi son nom y soit loué.

Contre tous Dieu, que je révère, M'aide ainsi qu'il me l'a promis ; Et mes yeux verront sa colère Fondre sur mes fiers ennemis.

Il vaut mieux avoir espérance En l'Éternel qu'en l'homme vain :

11 vaut mieux avoir confiance En Dieu qu'en nul pouvoir humain.

Béni soit qui, rempli de zèle, Au nom du Seigneur vient ici !

Vous, de sa maison sainte et belle, Nous vous bénissons tous aussi.

L'Éternel, qui nous est propice, Nous éclaire par sa faveur; Menez le bœuf du sacrifice.

Jusques à l'autel du Seigneur,

Le Dieu fort est ma délivrance, C'est le sujet de mes discours ; Par mes chants de réjouissance Je le célèbre tous les jours.

Aux tentes de son peuple juste On loue, on chante le Dieu fort; Chacun dit que son bras robuste A fait un merveilleux effort.

Mon Dieu, c'est toi seul que j'honore;

Sans cesse je t'exalterai ;

Mon Dieu, c'est toi seul que j'adore;

Sans cesse je te bénirai.

Rendez à Dieu l'honneur suprême,

Car il est doux, il est clément.

Et sa bonté, toujours la même,

Dure perpétuellement.

xn.

Rois des rois, Éternel mon Dieu, Que ton tabernacle est un lieu Sur tous les autres lieux aimables.

Mon cœur languit, mes sens ravis Ne respirent que tes parvis, Et que ta présence adorable.

Vers toi mon âme s' élevant, Cherche ta face, ô Dieu vivant.

Toujours plus forts ils marcheront, Jusqu'à ce qu'enfin ils viendront Dans Sion devant Dieu se rendre. Toi qui veilles sur Israël, Grand Dieu ! de ton trône éternel, Daigne mes prières entendre !

Dieu de Jacob ! exauce-moi, Quand j'élève mon cœur h toi.

Hélas! Seigneur, le moindre oiseau, L'hirondelle, le passereau, Trouveront chez toi leur retraite ; Et moi, dans mes ennuis mortels, Je languis loin de tes autels ; C'est en vain que je m'y souhaite.

Heureux qui peut, dans ta maison, Te louer en toute saison !

0 Dieu ! qui nous défends des deux, Vers ton oint tourne enfin les yeux.

J'aimerais mieux en toutes sortes Un jour chez toi que mille ailleurs ; Et je crois les emplois meilleurs Des simples gardes de tes portes, Que d'habiter dans ces palais Où la vertu n'entre jamais.

Oh! mille fois heureux celui De qui toujours tu fus l'appui, Et qui, d'une route constante, Passe, pour te rendre ses vœux.

Le vallon sec et sablonneux.

Sans que la peine l'épouvante !

L'eau vive sous sa main naîtra ; L'eau du ciel ses puits remplira.

Qui veut en toi se confier T'a pour soleil et pour bouclier ; Tu donnes la grâce et la gloire ; Tu couronnes l'intégrité D'honneur et de félicité, Au-delà de ce qu'on peut croire Oh! mille et mille fois heureux Celui qui t'adresse ses vœux !

Qu'ils sont beaux sur les montagnes,

Les pieds de tes serviteurs

Qui parcourent les campagnes.

Prêchant la grâce aux pécheurs.

0 délicieuse vie

D'un serviteur de Jésus,

Qui pour son maître s'oublie,

En annonçant ses vertus.

Ainsi, témoins de la grâce, Pour remplir ce but divin, Allez donc de place en place Convier au grand festin, Non les âmes indomptables, Les mondains remplis d'orgueil, Mais les pécheurs misérables, Qui sur leurs maux mènent deuil.

Libre de toute autre chaîne, Le chrétien qui sert son Dieu Dans la souffrance et la peine Suit son modèle en tout lieu.

Il faut qu'en vivante offrande Il s'offre pour son Sauveur; C'est là ce que Dieu demande D'un fidèle serviteur.

Dites aux cœurs débonnaires Que Christ est leur guérison.

Et que sa mort salutaire Détruit le mortel poison.

Annoncez au cœur timide, Au pécheur contrit, brisé, Que Christ fait d'un cœur aride Un cœur de grâce arrosé.

Aux cœurs accablés de peines, Tremblant au seul nom de mort, Aux cœurs qui, chargés de chaînes, N'attendent qu'un triste sort, Dites que Dieu, dans sa grâce, Donna son Fils aux pécheurs ; Et que sa mort efficace Leur mérita ses faveurs.

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