INTRODUCTION
Nous nous proposons dans ce travail d'étudier le cœur des obèses. Disons de suite que nous aurons en vue surtout les obésités communes, celles où l’on trouve associés généralement à des degrés divers trois facteurs : la suralimentation, le manque d'exercice physique et enfin un trouble de la nutrition ordinairement héréditaire. C’est dire que nous laisserons de côté les diverses obésités endocriniennes dont le comportement apparaît sensiblement différent.
Voici bien longtemps que la surclarge graisseuse généralisée est apparue comme un facteur cajable de déterminer des complications du côté du cœur et de l'appareil circulatoire. De nombreux travaux ont paru sur la question tant en France qu'à l’étranger. Mentionnons particulièrement ceux du professeur Labbé auxquels nous ferons de fréquents emprunts.
La question est d'importance. Il existe, en effet, un péril adipeux. Les compagnies d’assurance-vie américaines arrivent à chiffrer la mortalité des obèses en fonction du poids. Chaque kilo, à partir du sixième dépassant le poids normal, abrègerait en moyenne la vie d’une année’. Or, presque toujours, ce sont les complications du côté de l'appareil circulatoire qui interviennent.
Notre plan sera le suivant. Nous commencerons par une étude clinique du cœur de l’obèse qui ne semble pas pathologique au début mais qui, par étapes successives, finit presque toujours par le devenir. Nous verrons ensuite comment il se comporte au point de vue radiologique et électro-cardio-