LA'TENSION ARTÉRIELLE APRÈS L'EFFORT
Nous avons toujours observé une augmentation de la Mx : cette augmentation est en moyenne de 3 à 4 cm. Le maximum constaté a été de 6 cm. chez un gymnaste et de 8 cm. chez un coureur (de 1h à 22). Le minimum a été de 1 cm. Nous n’avons jamais vu d'hypotension : cette dernière est une réaction de fatigue anormale (Oddo, Collet et Mathieu) : elle ne semble possible que si l'effort a été considérable, nettement disproportionné avec la résistance du sujet, ce dernier souvent mal ou non entraîné terminant exténué, Un fait important à signaler est qu’il absolument indispensable de pra: tiquer la mesure immédiatement après l'effort si l'on veut constater l'existence de l'hypertension.
Gomme nous le verrons, la chute de Mx est souvent rapide (parfois a minutes) et la Mx descend ensuite plus bas que son point de départ : on cons: tate alors toujours une hypotension secondaire, C'est ce que nous avions constaté dans nos premitres mesures : après une séance de gymnastique de deux heures environ, où les exercices sont espacés, les sujets montaient à l’infirmerie où nous les examinions ; au bout de plusieurs minutes de repos : on constatait alors une baisse de moyenne de 2 cm. pour Mx et d’un centimètre pour Mn, Pour trouver l'hypertension d'effort, il a fallu exiger un exercice immédiat, Cette hypotension secondaire est à rapprocher des faits constatés après l'entraînement. Middleton et d’autres auteurs ont noté après un entraîinement d’un mois et demi environ une baisse souvent importante de la tension : 3 à 4 cm. pour Mx. La Mn et même la My baissent également d’une façon notable bien qu’un peu moins que la maxima, Après la période d’entraînement les chiffres remontent progressivement. Il semble donc que l’effet secondaire de l'exercice soit une vaso-dilatation qui ne disparaît que progressivement. L’entrainement par la répétition des mouvements musculaires augmenterait l'importance des phénomènes vasculaires périphériques et diminuerait ainsi l'effort supplémentaire que le cœur doit fournir. Ces con-
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sidérations expliquent également que l’augmentation de la pression aussitôt après l'effort est moins importante chez un sportif entraîné que chez le non entraîné. C'est ainsi que chez les gymnastes, et d’ailleurs comme pour la tachyÿcardie d'effort, mais d’une façon moins nette, ces sujets n'étant pas habitués à la course, l’augmentation de Mx était souvent plus importante après l’épreuve de Lian- Martinet qu'après l'exercice le plus violent aux agrès.
La minima varie beaucoup moins que Mx :
1 Cm. en moyenne soit en plus soit en moins, ce qui est le cas en général. Elle remonte ensuite progressivement dans cette dernière éventualité. Ces petites variations de Mn qui, il faut bien l'avouer, n'est pas toujours facile à situer, surtout après un effort, ne nous paraissent pas importantes à considérer. à
Une notion capitale en matière de pression - a comme d’ailleurs pour le pouls — est celle du temps qui a été nécessaire pour observer le retour aux chiffres du repos. C’est le principe des épreuves d’aptitude que nous étudierons au chapitre suivant.
Nous ne pouvons terminer ce chapitre sur la T.A. sans dire un mot des travaux de Vaquez et Gley sur la pression moyenne. L'étude de ses modi-
nes te à aa à © MON
ment à l'Ecole. a We ille. par de pot Cette étude nécessite un kyÿmomètre ou mieux l'oscillographe de Boulitte. Alors que Mn et surtout Mx ont, après l'effort, des variations importantes,
My reste F élément le plus stable : elle ne varie que ide 1 em.:à r.0m:1/2 normalement. Le temps de retour qui est, proportionnel au degré d’entraîne- -ment est accompli normalement en x minutes. Sa chute après effort indiquerait une défaillance. de l'appareil. car dio-vasculaire.