‹ Le Cœur des SportifsChapitre 15 sur 45 · LU ER · texte numérisé non relu

LU ER

Si dans deux cas le cœur était un peu augmenté, étalé, dans tous les autres cas il était sensiblement normal. On trouvera dans les observations les dimensions de ces orthodiagrammes.

On peut donc. conclure que si dans certaines

Ne

spécialités, en particulier l’aviron et le cyclisme, on.

rencontre une faible Robes de cœurs nettement hypertrophiés, ce qui n’est d’ailleurs nullement physiologique, dans l’immense majorité des ‘cas, le cœur reste au-dessous des limites supérieures considérées comme normales.

(CHAPITRE V - L'ÉLECTROCARDIOGRAMME

L'électrocardiogramme tient une place importante dans la cardiologie actuelle. Les modifications du tracé avant et après l'effort ont été étudiées dès 1917 par Pende, puis par Cluzet en 1919. Ces études, outre la meilleure connaissance du cœur sportif, peuvent conduire à d'intéressantes déductions pour la cardiologie. C’est surtout depuis 1930 que de nombreux articles ont été publiés sur cette question. Bien que leurs conclusions soient assez diverses, bien qu’un certain nombre de modifications aient une pathogénie encore inconnue ou discutée, il semble possible d’en dégager un certain nombre de faits.

Onde P : Franke et Lankosz ont trouvé plusieurs fois un P négatif en D IIT associé à un T diphasique ; Eggenberger signale 3 cas de bifidité dP':

Complexe Q.R.S. : si sa largeur atteint ou dépasse 11 centièmes de seconde, il faut considérer le

cœur comme pathologique par suite d’une mauvaise irrigation coronaire (Laubry et Van Bogaert). Les modifications de sens ou d'amplitude sont plus difficiles à interpréter. Une fatigue passagère don: nerait une prédominance gauche (Ludwig), tandis qu’une fatigue très intense donnerait une prédominance droite (Messerli). S est assez souvent augmenté et R tremblé.

Espace P R : ne donne pas de renseignements utiles, à part bien entendu les cas pathologiques.

Espace ST : ni son raccourcissement, ni l’arrondissement de R T par absence de $S, ne semblent indiquer une inadaptation myocardique.

Onde T : élément que lon peut considérer comme constant dans lélectrocardiogramme d’un cœur normal et bien entraîné (Eggenberger). Il n'existe aucune proportionnalité entre l'amplitude de T et la force myocardique ; par contre ses modifications sont très intéressantes : son inversion après effort en D I et D IL est un signe certain de mauvaise tolérance après l'effort. Un T écrasé ou diphasique est la signature presque certaine d’un état pathologique (Laubry et Van Bogaert). Sa négativation est considérée comme révélatrice d’une lésion grave, qui a pour base le plus souvent une véritable myocardite, pour Von Mentzingen. Cette dernière

bi =

note un aplatissement de T 27 fois sur 46, soit 58 %, chez les sujets qui ont des maladies infectieuses dans les antécédents, alors que cet aplatissement n'existe que 3 fois sur 54, soit 5 %, chez les sujets n'ayant pas ces antécédents : pour l’auteur il signifie une lésion fonctionnelle cardiaque. Sa fréquence est grande en cas de « névrose cardiaque » ou de vagotonie. Sa présence en D IT après un effort sportif serait un signe de fatigue. L'augmentation de T, assez rare mais alors parfois importante, ne permet pas de conclure, pour ces auteurs, à un bon état du myocarde. Pour Ludwig une grande fatigue se traduit par un T négatif en D Il et une diminution de lampitude du tracé. Sur 47 étudiants de 17 à 20 ans Franke et Lankosz ont trouvé 16 fois, soit 34 %, un T négatif en D III avec en général une prédominance gauche et un R petit et tremblé : 3 avaient une hypertrophie du cœur gauche à la radioscopie ; leur tension était normale.

Dans l’ensemble Eggenberger conclut à de beaux tracés, fermes, dans les cas normaux. Franke et Lankosz après avoir pris 78 tracés trouvent une grande proportion d'anomalies (47 fois sur 78, soit 60 %) : mais dans presque tous les cas, au bout d’un an, ces anomalies ont disparu ou tout au moins ont beaucoup diminué. Pour ces auteurs, ces troubles qui surviennent en période de croissance ont

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