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CHAPITRE III SURVEILLANCE ET DOSAGE SPORTIFS

Il faut de toute évidence surveiller les sportifs. On ne peut songer à leur laisser toute liberté d’action même après un examen pré-sportif. Le Racing Club de France a bien compris l’importance de cette surveillance : ses membres sont obligés de subir trois visites médicales chaque année jusqu'à l’âge de 18 ans. Leur dossier est complété à chaque examen. Cet exemple est rarement suivi. Chez les Spor tifs professionnels la surveillance devrait être en: core plus stricte. Là encore, elle est le plus souvent totalement inexistante. Il est inadmissible de constater qu'il existe des professionnels, en particulier des joueurs de football ou de rugby, souvent de grande renommée, qui n’ont jamais subi d'examer médical avant leur arrivée au service militaire. Il n’est pas rare de leur trouver à ce moment une Mx élevée atteignant parfois 20 cm.

Le dosage des exercices comporte une gradation extrêmement vaste allant du simple mouvement respiratoire à la tentative de record mondial.

Il faudra insister auprès des jeunes gens sur la nécessité de l'éducation physique précédant la pratique sportive, car ils préférent, de beaucoup, se lancer immédiatement dans leur compétition fa: vorite, Il faudra donc conseiller ‘avant 1:18 ans ‘a gymnastique suédoise, la gymnastique d’agrès, les jeux non violents, car l'effort dans ces exercices est fréquétnment interrompu. Il faudra éviter avant cet âge la spécialisation sportive : les tentatives de re: éürd seront par suite évitées. Après 18 âns la spécialisätion, là Compétition peuvent être autorisées. Audessus de 36 ans la modération sera en général à tonseillér.

Lé médecin dévra 8e rendre sut le terrain d'éxércicé. Il ÿ reñcontréra l’éntraîneur qui, heu: reusément dt Surtout eñ présence d'amateurs, mié* dère l'effort dé ses sujets, suppléant ainsi à la survéillance médicale souvent inexistante. Get entra: ñéur est un âuxiliaire précieux pour le médecin car il assiste et préside à toutes les séances d’entraînément. ie Le

L'épreuve de Liän-Martiniet pérmettra de suivre et de guider le sportif. Ses résultats devront être examinés avec bon Sëèhs : on devra tenir compte de l’état actuël du sujet, de son degré d'entraînement. Il faudra conséillér la modération si le sujet est fatigué par suite de son métier ou de ses étudés (sur-

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menage scolaire dont parlait déjà Lagrange en 1888), le sport pouvant alors devenir une fatigue supplémentaire.

Le médecin sportif doit-il être un spécialiste ?

Gela n'est nullement nécessaire. Sans doute, s’il est

sportif lui-même, la chose né saurait être nuisible. Mais dans le cas contraire, après avoir lu les auteurs qui traitent dela question, il cherchera à se faire une opinion personnelle. Au milieu des sportifs dans cette ambiance si agréable, si saine, il sera luimême entrainé à pratiquer, donnant ainsi l’exemple, pour son plus grand bien d’ailleurs. Il sera alors dans ies meilleures conditions possibles pour donner des conseils éclairés.

Grâce au médecin le sport doit pouvoir former, dans tous les cas, des hommes sains, robustes et armés pour la vie.

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