LE CYLINDROG RAP11E TOPOGRAPHIQUE
les mêmes lois. L’étude géométrique d’un eliché est donc des plus aisées, puisqu’elle repose sur de simples proportions dont la raison est facile à déterminer.
A ne considérer que Y effet pittoresque de la
Fig. 21.
perspective cylindrique développée su/' un plan , on ne peut nier que cet effet ne soit parfois bizarre. Dans ces conditions, en effet, toutes les lignes droites de la nature, à l’exception des verticales et de la ligne d’horizon, se transforment en sinus-
CHAP. II. — MISE EN PLAGE DES DÉTAILS 47 oïdes. Considérons en effet une section plane quelconque A' B' du cylindre de perspective, section qui n’est autre chose que la perspective cylindrique d’une droite quelconque de la nature ( Jig . 21). Je développe le cylindre sur le plan PP' tangent en O ; un point MM' de la courbe plane viendra en m ', dont les coordonnées rapportées à l’origine O seront
O ni — x = arc OM = ar,
mm' = y = M'N = A/ N tango) = r(i — cosa) tango) ; d’où, en éliminant a,
v = r tango) ^ 1 — cos »
équation d’une sinusoïde.
Toutes ces sinusoïdes ont même axe, la ligne d’horizon, et même longueur d’oscillation horizontale, la demi-circonférence du cylindre ; leur amplitude verticale seule varie.
Cette transformation des droites en courbes surprend à première vue, l’éducation de nos yeux n’étant pas faite à cet égard. Il convient, du reste, de faire observer que l’on ne peut espérer une restitution fidèle de la nature qu’à la condition d’enrouler l’épreuve sur un cylindre de rayon égal
48 LE CYLINDROGRAPIIE TOPOGRAPHIQUE, au cylindre tableau, et de se placer soi-même sur l’axe de ce cylindre; alors les lignes droites redeviennent droites et tout reprend sa forme et sa place.
Il est encore un autre procédé de restitution plus général, parce qu’il peut s’appliquer aux plus petits rayons. 11 consiste à enrouler l’épreuve sur la paroi extérieure d’un cylindre quelconque et à la regarder du dehors en faisant tourner le cylindre à la main; on éprouve alors exactement la sensation d’un observateur placé au point de vue, pivotant sur lui-même et voyant très nettement les objets sur lesquels il dirige l’axe de ses yeux, tandis qu’à droite et à gauche de cette direction les détails perdent de leur netteté et lui échappent, comme échappent les parties de la photographie situées sur les convexités fuyantes, de part et d’autre de la bande verticale qui se présente normalement à nos regards.
Conclusion.
La conclusion que nous pouvons tirer de toutes les considérations exposées dans cette Notice, c’est que la photographie cylindrique, telle que la donne