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DENSITÉ

peu translucide, blanc laiteux, à reflets verdâtres, contenant quelquefois des paillettes micacées de cholestérine; ils sont inodores ; ils ont peu de tendance à la coagulation. La plupart restent homogènes malgré un long repos, à condition que des fermentations ne se produisent pas. D'autres, laissés au repos dans une éprouvette, se diviseraient, suivant certains auteurs, en trois couches : une couche inférieure opaque, une moyenne claire, une supérieure crémeuse.

On en distingue deux espèces :

l*' Des épanchements chyleux vrais, dus à la rupture du canal thoracique et à l 'écoulement du chyle.

L'observation bien connue de Straus a fourni la preuve certaine de l'existence des épanchements de chyle dans la cavité péritonéale; mais leur existence est encore douteuse pour la cavité pleurale, malgré les observations de Hensen, de Handmann, de Wiesinger, etc.

2° Des épanchements chyliformes, qui sont de beaucoup les plus nombreux. Il y a toutes les variétés, depuis les épanchements simplement opalescents jusqu'aux épanchements lactescents.

Ces épanchements chyliformes s'observent surtout dans le péritoine, puis dans la plèvre, et même dans la tunique vaginale. Ils sont dus ordinairement à une inflammation très chronique, et se montrent surtout au cours de la cirrhose atrophique hépatique ou de la tuberculose pleurale.

Le mode de production de ces épanchements est encore aujourd'hui très discuté ; peut-être, d'ailleurs, leurs origines soat-^Ues multiples. La chimie et l'histologie nous renseignent sur leur composition et nous font entrevoiries causes de Topalescence et de la lactescence.

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