SANDOMIR, DÉMÉTRIUS
DIÉMIÉTRIUS. *
Près de toucher enfin à ce terme où j'aspire , Je sens déjà le poids de moa immense empire.
De ce vaste pouvoir mon courage a frémi :
J'ai besoin des s^ecours d'un père et d'un amv.
a4. LE CZA» DEMETMUS.
SAJVDOMIR.
Non, prince; à vos deyoûc^ so\» Hiffîre^ vous-mène: Tous ces périls cachés, écueil du raug suprême, Renverseftt Fimprudeat qui veut tes dédaigner : Qui sent le poids du sei^tre est digi^ de régner. Oui , votre tâche est grande : en ces temps difficiles , L^empire échapperait à des mains inhabiles.
Il faut, du Polonais, contenir la fierté.
Et du Russe inquiet la sauvag/s âpreté ; Il faut &ire oublier à ces âmes guerrières Que la Pologne ici déploya ses bannières.
diêmiStrius.
Ils Foublîrojat bientôt : le Ciel m'en est témoin;
Le bonheur de mon peuple est mon premier besoin :
Ils aiment les combats; j'aime comme eux la gloire.
Sandomir, je médite une noble victoire :
Sous le joug du Croissant, à gémir condamné.
Un peuple de chrétiens languit abandonné : •
Trahis par lest destips y en sont-iU moins nos frères?
Du farouche Ottoman les hordes sanguinaires
De l'antique Byzai^ce ont çnvahi les murs, -
Et dans nos temples saints porté leurs vœux impurs.
Je dois dès opprimés embrasser la querelle ;
J'irai dan^ ses déserts refoulei" l'infidèle ,
Et rendre une patrie à ces fils de héros
Qu'ion K vra trop long-tems au fer de leurs bourreaux.