ACTE III, se. m
a Tu le vois , me dit-il , l'Empereur va mourir.
« Le plaindre est impossible à qui Fa vu souffrir.
ce Soi^sie poids d6 ses maux Tinfortuoé succombe ,
« Trop heureux dépasser des douleurs à la tombe l
« Mais qui va s'emparer du sceptre de Fédor?
« Car la race d'Iwan n'est pas éteinte encor!
« Démétrius viendra dans les bras de sa mère,
« Revendiquer se& droits au trône héréditaire.
« Ami, laisseron&-nous aux mains d'un faible enfant
ce La gloire et les destins d'un «mpiré naissant?
« Aurons-nous un tel chef, et pour maître une feinme?^
« Ce choix eût dlwan même irrit» la grande ame. »
Alors il m'expUqua ses projets et ses vœux ;
D'un brillant avenir; il éblouit mes yeux.
« Je deviendrais l'appui, de son pouvoir suprême;
« J'obtiendrais tout de lui , tout... hors le diadème. »
Ce n'était pas assez !.... Je promis cependant.
J'avais déjà juré la mort de cet enfant :
A mes secrets desseins elle était nécessaire...
Moi-même j'accomplis ce sanglant ministère.
Démétrius périt; il périt de ma main...
Je crus du trône ainsi m'aplanir le chemin.
Mon rival, phis heureux, trompa mon artifice.
Instruit de mes projets gar un lâche complice,
De mon ambition Boris sut les complots ;
Des fers ou de la mort il punit mes vassaux.
L'imposteur! sqr moi seul il rejeta le crime,
Plaignit Démétrius , et pleura sa victime.
36, LE GZAR SËMETRIUS.
J'aime, avant tout, rhonneur, j'aime, avant tput, 1 état.
Te le diraUje, enfiny je plains cette Axénie,
Qui du troue à jamais Qt du monde bannie.
Va dans l'ombre d'un cloîtré enfermer sans* retour
Des jout« feife pour la gloire , et promis à l'iamour»
Ne crois pas oepeitdant, ne crois pas que j'oublie
Par quel soin généreux Marpfaa sauva ma vie :
Dans l'église d'Iwan, prosterné sur l'autel,
Pour elle et pour le Czar j'implorais l'étemel;
Et je mêtais.ma voix à ces pieux cantiques
Dont le peuple et Parmée ébranlent les portiques,
Quand l'odieux aspect du di'apeau polonais
Eperdti;m'^ fait fuir du temple où je priais.
OLDINSKI.
Mais déjà vei^s ces lieux, le cortège s'avance.
ROMANOW
Quel moment pour ie Czar, après tant de souffrance! Mais oïl do^c est sa mère?
Elle n'a point quitté De la chambre d'Iwan le seuil ensanglanté.
Rien n'a pu consoler sa douleur solitaire ; 11 semble qu'en son cœur réside un grand mystère.
ROMANOW
Mais on vient... C'est le Czar.