SCÈNE XII
HERMANN, puis BARB1ZON, et MATHILDE.
HERMANN , seul.
Courez, cher ami... Tandis qu’il surveillera le petit cousin... moi, j’attaquerai la-citadelle ! (il s’approche de la fenêtre.) Va-t-il les rattraper?
BABBIZON. entrant à droite et donnant le bras à Mathilde *.
N’est-ce pas, Madame, que cette promenade est... est... l’émotion m’empêche de trouver une épithète !
MATHILDE
Et pourquoi tant d’émotion ?
BARBIZON
Pour deux raisons... la première, c’est que je suis content d’être heureux...
MATHILDE
Et la seconde?..
BARBIZON
C’est que je suis heureux d’être conlentl
HERMANN, apercevant les nouveaux venus.
Tiens I les voilà!
Ah! cousin! sentez comme mon cœur bat... (n lui prend la
main.)
HERMANN
D’où te vient cette grosse joie?
BARBIZON, montrant son ruban.
Elle est bien naturelle... quand Madame vient de m’orner de ses couleurs et de me nommer commissaire de la tombola.
HERMANN.'
Une tombola!
MATHILDE
C’est une idée charmante... chacune de nous a fait don d’un bijou pour les pauvres... vous, Messieurs, vous allez acheter tous les billets, et vous distribuerez, comme il vous plaira, les bijoux que le hasard vous aura repartis.
BARBIZON, à part.
Je suis en veine... je puis tout oser. En avant la déclaration. * H. B. M.
$2 LE DADA DE PAIMBŒUF
(Bas à Hermann.) AlleZ-VOUS... (Haut et balbutiant.) Madame, quand
le... quand le berger... quand le berger l’àris...
HERMANN
Laisse donc ion berger...
BARBIZON, mime jeu.
Quand le berger... quand le berger Pàris... O madame! que n’ai-je une pomme.
HERMANN, se moquent.
11 y en a au buffet...
BARBIZON
Madame! sachez que l’amour le plus. . l’amour le moins...
(il tombe à genoux.) ,