SCÈNE PREMIÈRE
HERMANN, BARBIZON; invités'.
BARBIZON, au bras de son cousin.
Ah! mon cousin Hermann, vous êtes bien gentil, mais, là, bien gentil de m'avoir amené.
HERMANN, baragouin allemand, uniforme blanc.
J’ai voulu moi-mème guider tes premiers pas dans le monde... et j’ai choisi le bal de la sous-préfecture, où mon grade de capitaine de dragons bavarois m’avait valu une invitation... Je veux te lancer, petit cousin.
BARBIZON
N’oubliez pas que vous avez promis de me faire parler à des femmes, ce soir.
HERMANN. . '
Oui-da... Et qu'est-ce que tu leur diras... aux femmes?
BARBIZON
Je ne sais pas... ou plutôt si... je sais... Je leur dirai que je les aime.
HERMANN
Diable!., tout de suite, petit Barbizon...
BARBIZON
Tout de suite. N’ai-je pas du sang de militaire dans les veines, ô mon cousin !..
^ HERMANN
Ton impatience me plaît... Petit Barbizon deviendra grand, si Dieu lui prête vie.„
BARBIZON
Je veux devenir un roué, nn irrésistible, comme un monsieur à qui on m’a présenté à Paris, le fameux Godel. 11 m'a donné des cigares... très-forts... très-forts...
LE DADA DE l'AIMBCEUF.
HERMANN, caressant ses longues mouslacbes.
Aie confiance en moi, petit Barbizon, et je te promets de te mener à l’ennemi, bientôt.
BARBIZON, saluant militairement.
J’attends, mon capitaine.