‹ Le Danemark à l'Exposition universelle de 1867Chapitre 64 sur 91 · VÊTEMENT · texte numérisé non relu

VÊTEMENT

Le Danemark produit une quantité notable de laine.

Autrefois les paysannes la filaient elles-mêmes; elle était ensuite travaillée par des tisserands établis dans les villages.

On ne procède plus ainsi aujourd’hui qu’il existe dans la plupart des villes danoises des fabriques où, à l’aide de machines, on prépare pour le tissage la laine ou seule ou mêlée à du coton.

Le paysan y apporte sa laine brute et la reprend plus tard amenée à l’état de fil.

Cette laine ainsi préparée sert à la confection de

A L’EXPOSITION UNIVERSELLE

la bure, des couvertures, des housses de lit, des caparaçons, etc.

Cependant on en fait aussi du drap, et même du trèsfin, notamment dans les grandes fabriques de Brede, près de Copenhague, de Brunshaab, près de Yiborg, de Greis, près de Veile, dans celle d’Odense, et dans la fabrique royale d’Usseroed, etc.

Toutefois, une quantité très-considérable de drap est importée tous les ans d’Angleterre, de Belgique, de France et d’Allemagne.

Le climat du Danemark, qui est un peu humide sans être en aucune façon rigoureux (p. 13), met les habitants dans la nécessité d’être bien fournis de vêtements de laine. Aussi utilise-t-on en Danemark les chiffons et autres débris de tissus de laine pour en préparer de la laine artificielle. Il y a plusieurs fabriques de ce genre dans le pays , entre autres à Copenhague , à Aalborg, à Aarhus, etc.

L’industrie du lin est en majeure partie une industrie manuelle. Cependant il existe un établissement pour la filature du lin, et plusieurs fabriques où on le tisse.

La plus importante maison se trouve à Vintersboelle, en Seeland; d’autres sont à Copenhague et dans quelques villes de province.

Le coton se tisse dans plusieurs fabriques à l’aide de machines à vapeur, et aussi dans un certain nombre d’ateliers moins importants où les machines sont mues par divers agents, ou même simplement à la main.

Les vêtements se font en grande partie à la main dans des ateliers spéciaux ; il n’existe pas en ce genre de fabriques proprement dites. Il en est de même de la confection des chaussures. La chapellerie seule a pris

LE DANEMÂBK

une certaine extension dans ces derniers temps, et elle exporte une partie de ses produits.

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