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Le royaume de Danemark se compose de la presqu’île du Jutland et d’un certain nombre d’îles situées entre le Jutland et la grande péninsule Scandinave.
La mer qui sépare le nord du Jutland de la Norwége se nomme le Scager-Rak, et celle qui s’étend du Jutland à la Suède se nomme le Cattégat.
Le Cattégat communique avec la Baltique par le Sund, entre l’île Seeland et la Suède ; par le grand Belt, entre les îles Seeland et Fionie; par le petit Belt, entre l’île Fionie et le Jutland.
Le Sund est la communication la moins longue de ces trois voies entre la Baltique et le Cattégat.
Ce détroit est très-favorable à la navigation ; chaque année on y voit passer plus de vingt-mille vaisseaux; c’est donc une des routes les plus fréquentées du commerce international.
Les rois de Danemark, qui commandaient autrefois sur les deux rives du Sund, prélevaient un impôt sur tous les navires qui y passaient ; cet impôt subsista
jusqu’en 1857, époque où il rapportait plus de 5,000,000
de francs par an.
Cependant, comme on pensait qu’un tel usage ne convenait plus au temps où nous vivons, il fut aboli, moyennant une assez forte somme donnée par les nations qui faisaient le commerce dans ces parages.
La voie la plus suivie dans le Sund va d’Elseneur à l’île de Hveen, qui appartient à la Suède. Puis on suit vers le sud une lignecontinue nommée Hollænderdybet (profondeur des Hollandais). Au nord de l’île d’Amak le chemin se bifurque : le Drogden, entre les îles d’Amak et de Saltholm, va directement vers le sud; le Kongedyle (profondeur du roi) mène au splendide port de Copenhague.
La côte orientale du Jutland est très-découpée et fort remarquable par la longue série de ses golfes (fjords).
La longueur de ces golles est ordinairement d’une vingtaine de kilomètres, mais leur largeur ne dépasse point 5 kilomètres.
Les côtes septentrionales du Seeland offrent un aspect analogue; mais, sur les côtes méridionales des îles danoises, les golfes sont presque tous circulaires et renferment assez souvent un grand nombre de petites îles.
Les côtes occidentales du Jutland sont très-dangereuses pour la navigation ; les naufrages y sont encore fréquents, aussi y a-t-on établi de nombreuses stations de sauvetage.
Le Danemark est sillonné par un grand nombre de rivières, mais elles n’ont aucune importance ; elles n’ont que très-peu d’eau et se prêtent mal à la navigation.
Le plus grand fjord du Danemark est le Limfjord, qui traverse le Jutland. Au commencement du moyen âge c’était un bras de mer, mais depuis, on a intercepté sa communication avec la mer du Nord. Cependant en 1825, par suite d’une inondation, il est redevenu détroit.
Ce fjord est couvert d’une foule de petites îles.
Le Danemark, qui forme le point de transition entre l’Europe centrale et l’Europe du Nord a une surface presque partout ondulée ; on y trouve un grand nombre de collines, mais jamais elles ne s’élèvent à des hauteurs considérables (1).
Les paysages varient peu , mais ils sont fort agréables ; l’aspect simultané de la mer, des bois et des plaines, constitue en grande partie le charme qu’ils ont.
Dans quelques contrées, comme l’île de Moen et certaines parties du Seeland, on rencontre des collines de craie qui offrent une très-belle apparence.
Le sable et l’argile composent ordinairement le sol
1. La plus importante, le Ili mmelbjerg en Jutland, a une hauteur de 180 mètres.
98 géographie du Danemark
danois. Sur la côte occidentale du Jutland on trouve
de l’ambre.
L’île de Bornholm, située dans la mer Baltique et dans une position fort éloignée du royaume, est couverte de roches de granit. Ces roches, il est vrai, ne sont pas très-hautes.
Le sol du pays présente plusieurs aspects. Nous allons en dire quelques mots :
I. — L’argile caillouteuse ( Rullestensler ) domine dans la plus grande partie des îles et dans la côte orientale du Jutland. Le terrain présente de nombreuses ondulations et les plateaux sont rares. Il est très- fertile et produit chaque année des céréales en abondance. C’est aussi là que croissent les plus beaux hêtres du Danemark.
II. — Le sable caillouteux ( Rullestenssand ). C’est une terre sablonneuse mélangée de pierres moins volumineuses que celles que l’on trouve dans l'argile caillouteuse.
On rencontre ce terrain surtout dans le Jutland. Il présente ordinairement des chaînes de collines continues d’une assez grande hauteur et des vallées longues et profondes. Autrefois il était couvert de magnifiques forêts de chênes ; mais on n’a pas su ménager ces arbres et il n’en reste plus maintenant que quelques-uns ; encore sont ils rabougris, d’une hauteur qui ne dépasse guère deux ou trois mètres ; ils forment des bouquets isolés ou même de simples broussailles.
Il ne reste donc plus à la place de ces forêts que des landes et des bruyères.
III. — ~L’Al caractérise les landes ( Heder ) qui occupent une grande partie du Jutland occidental. C’est un sable coagulé et qui ressemble fort à une sorte de grès. Il paraît h peu de distance de la surface du sol et ne permet pas aux racines des arbres de le traverser.
Les landes de cette contrée forment de grands plateaux continus, s’étendant vers la mer du Nord et ressemblant à des déserts, car on peut y parcourir de longues distances sans trouver traces d’habitations humaines.
On y voit très-peu de fertilité. Cependant on commence à y planter des bois, comme en France dans les landesqui avoisinent Bordeaux.
IV. — Les dunes (Klitter)) situées sur le bord de la mer du Nord, sont formées par les sables que les flots rejettent sur les côtes, et que lèvent emporte de plus en plus dans l’intérieur du pays.
Cependant le moindre obstacle les arrête, et les masses de sables s’élèvent alors à des hauteurs considérables qui forment une chaîne de collines se succédant de Skagen à Blavandshuk. Elles se continuaient autrefois jusqu’en Belgique, mais, avec le temps, la mer les a détruites en grande partie sur la côte du Sleswig.
De loin ces dunes paraissent être des montagnes. Elles sont du reste assez fertiles.
Y. — En Danemark les tourbières ( moser ) sont trèscommunes, et la tourbe qu’elles produisent leur donne une grande importance.
Le climat du Danemark est tempéré. Il est à peu près le même que celui de la Hollande et de l’Allemagne du Nord. Le vent et l’humidité: voilà ce qui le caractérise.
La température moyenne est de6° centigrade. L’été, le thermomètre monte parfois jusqu’à 25et même 30°. L’hiver il descend rarement jusqu’à 11° au-dessous de zéro.
Février et mars sont les mois les plus froids; cependant, dans beaucoup d’hivers, il ne gèle pas même à cette époque.
Comme nous l’avons dit précédemment, c’est le hêtre qui, après avoir repoussé et remplacé le chêne caractérise maintenant la campagne danoise ; il se couvre de feuilles au mois de mai. Parmi les arbres les plus communs, il faut nommer le bouleau, l’aulne, le saule, le tremble, le noisetier, le châtaignier.
La faune duDanemark offre peu de grands animaux. Le pays autrefois était peuplé de mammifères nombreux qui à présent sont disparus. Parmi les bêtes sauvages, on rencontre le cerf, le chevreuil, le daim; ce sont les plus grands ; on remarque encore le renard, le blaireau, la loutre.
Les oiseaux sont en très-grand nombre, surtout les oiseaux aquatiques. Il n’y a que fort peu de reptiles.
Le seul serpent venimeux est la vipère. Le poisson se rencontre en grande abondance.
Le Danemark est divisé en 19 préfectures ( Amter ), qui comprennent, outre les villes, 108 sous-préfectures ( Birker ) et 1130 communes, dont 70 urbaines et 1060 rurales.
A la tête de chaque préfecture se trouve un bailli (Amtmand). Un Herredsfoged, gouverne la sous-préfecture. Dans chaque commune il y a un conseil municipal qui y dirige les affaires privées. Au bailli est adjoint un conseil de préfecture ( Amtsraad ) qui s’occupe des affaires intérieures, relatives à toute la préfecture.
On garde encore, sauf quelques modifications, la vieille division du pays en diocèses, instituée par Suénon Estrithson. Il y a 7 diocèses, dont 3 pour les îles et 4 pour le Jutland.
I. Diocèse de Seeland. — C’èst le plus important, parce qu’il comprend la capitale.
Copenhague. — Cette ville se divise en deux parties: Copenhague à Seeland et Christianshavn dans l’île d’Amak. Ces deux parties sont reliées entre elles par deux ponts.
La ville a quatre faubourgs.
Copenhague doit son origine à un château que l’évêque Absalon y fit bâtir au douzième siècle. En 1442 Christophe de Bavière en fit une capitale.
Jusqu’en 1660, époque de la cession des provinces
situées au delà du Sund, elle était vraiment le centre
du royaume.
Malgré son antiquité, Copenhague a tout à fait le cachet d’une ville moderne, ayant été ravagée par plusieurs incendies, (notamment ceux de 1728 et 4 796), par le bombardement de 1808, et rebâtie ensuite.
Copenhague a la même importance pour le Danemark que Paris pour la France : conséquence naturelle de ce que toutes les forces matérielles et intellectuelles y ont été accumulées depuis des siècles.
Sa population augmente avec rapidité; en 1870, elle était de 170,000 habitants ; elle est aujourd’hui de 200,000.
Grâce à son port, qui est excellent, son commerce est très- riche.
Ce port est défendu par une série de forteresses maritimes. Au contraire, on a commencé à détruire les remparts qui auparavant protégeaient la ville du côté de la campagne.
Plusieurs palais ornent la capitale.
Citons d’abord le Christiansborg , autrefois un des. plus beaux palais de l’Europe, brûlé en 1794, rebâti depuis dans des proportions plus modestes , mais encore magnifiques.
C’est le siège de la diète. Dans une de ses ailes est installée la galerie de peinture. Presque tous les peintres danois y sont représentés. Elle possède en outre une belle collection des maîtres des Pays-
GÉOGRAPHIE DU DANEMARK Bas et quelques tableaux des écoles italiennes (lj.
Puis le palais de Rosenborg, bâti par Christian IV, dans ce style de renaissance gothique qu’il aimait tant, joint à de splendides jardins ; le tout, au centre de la ville.
Ensuite le palais d’Amalienborg, résidence du roi, bâti dans le style français du dix-huitième siècle.
La ville n’est pas riche en sculptures. Il faut cependant citer, parmi les principales, les statues équestres de Frédéric VII, devant le palais de Christiansborg, et de Frédéric Y, devant le palais d’Amalienborg ; puis, celles des deux grands auteurs , Holberg et OEhlenslaeger, devant le magnifique théâtre royal de Kongens-Nytorv.
Ce théâtre, terminé en 1874, fut bâti à côté du vieux théâtre royal qui exista pendant cent vingt-cinq ans.
On y représente la tragédie, le drame, la comédie, l’opéra et le ballet. Il possède, outre les chefs-d’œuvre de Holberg, un riche trésor d’œuvres dramatiques d’auteurs indigènes, surtout de la période 1800 à 1848, époque où florissait la littérature danoise. Quant aux œuvres étrangères, on représente de préférence des œuvres d’auteurs français. On joue les opéras des grands maîtres français, allemands et italiens, et l’on doit à M. Bournonville, français d’origine, une série de ballets ravissants.
1. N'oublions pas de citer la collection de peintures des comtes de Moltke, libéralement exposée au public. Elle renferme des toiles d’une grande valeur, peiutes parles écoles des Pays-Bas.
L’an dernier, on a érigé un grand monument en l’honneur du célèbre OErsted qui trouva l’électro-magnétisme.
En face de l’observatoire s’élève la statue de Tycho- Brahé qui fut un des plus grands astronomes du seizième siècle.
Copenhague possède une des plus grandes bibliothèques du monde, la bibliothèque royale. On y compte cinq cent mille volumes. Celle de l’université en a deux cent mille.
Une foule de sociétés de toutes sortes ont leur siège à Copenhague. Nommons l’Académie des sciences, la Société royale des médecins , la société des Antiquaires du Nord, la Société de Navigation, la Société d’encouragement pour l’industrie, etc., etc.
On trouve à Copenhague plusieurs musées d’une très-grande importance, particulièrement le musée ethnographique et le musée des antiquités du Nord, tous deux fondés au commencement de ce siècle par Thomsen, le fondateur de l’archéologie danoise. Le premier de ces musées possède de riches collections d’objets venant du Japon, de la Chine, des Indes, du Groenland , de l’Amérique ; musée unique en son genre et merveilleusement bien ordonné. L’autre renferme toutes sortes de choses de l’antiquité et du moyen âge. Du reste le Danemark contemporain a de nombreux archéologues dont les noms sont connus dans tout le monde savant (MM. Steenstrup, Vorsaae, etc.).
Dans le palais de Rosenborg, nous trouvons un musée qui continue en quelque sorte le musée des antiquités. Il se compose d’une série de salles, chacune ornée de meubles, d’instruments, d’objets appartenant à une époque différente, dont elle donne une idée générale et fidèle.
Les mœurs, les coutumes, les modes de chaque règne y sont représentées depuis Christian IV.
Bâti dans le style d’un monument funéraire étrusque, le musée de Tborvaldsen garde un grand nombre des œuvres du grand maître, tant originales que reproduites. En mourant, Tborvaldsen l’a légué à Copenhague, sa ville natale; c’est là aussi qu’il est enseveli, au milieu de ses tableaux, de ses meubles et de ses livres.
On voit aussi un splendide musée de zoologie attaché à l’Université.
N’oublions pas d’indiquer encore la Banque nationale, l’église de Notre-Dame (Frue Kirke), ornée de treize statues de Thorvaldsen, représentant le Christ et les Apôtres ; la Bourse bâtie par ChristianlY, dans son style favori ; l’église de Notre-Sauveur (Frelserens Kirke), fort riche et bâtie par Christian V.
Parmi les hôpitaux on remarque l’hôpital de Frédéric, fondé par Frédéric Y, et le riche hôpital de la Commune bâti il y a une dizaine d’années.
Le style de renaissance italienne caractérise la Banque nationale.
La Banque privée et la Banque des cultivateurs se
distinguent parmi les autres établissements de crédit.
Puis viennent des institutions d’utilité publique d’un autre genre, comme le conservatoire de musique, dirigé par le compositeur Niels W. Gade, dont les œuvres sont connues au delà des frontières de son pays, l’école polytechnique, des asiles pour les aveugles et les sourds-muets, un jardin botanique, une école de vétérinaires, etc.
Outre les nombreuses églises protestantes, il y a une église catholique (Saint-Ausgaire) et une synagogue.
La ville compte onze casernes.
A côté du théâtre national dont nous avons parlé plus haut, Copenhague possède deux scènes privées où l’on joue surtout les drames français modernes, et cela parfois avec une perfection qui honore les acteurs et les directeurs.
Il serait injuste de ne pas nommer Tivoli, splendide jardin, avec salle de concert, cirque et théâtre de pantomime. Il est établi depuis une trentaine d’années. Il a ceci de particulier que toutes les classes s’y rassemblent. C’est pour cet établissement que le compositeur H. C. Lumbye a écrit ses danses ravissantes.
La promenade favorite de Copenhague estleLangelinie, une belle allée au bord de la mer.
Copenhague jouit d’une juste renommée pour la beauté de ses environs.
Vers le sud, tout près de la capitale, se trouve la charmante petite ville de Frédériksberg. On la considère maintenant du reste comme un faubourg de Co-
penhague. Elle a deux parcs antiques et magnifiques. Dans l’un, se trouve la statue de Frédéric VI. Ce roi avait établi là sa résidence d’été.
Au nord s’étendent les bois splendides de Dyrehaven, d’Ordrup, de Sorgenfri ( Sans-Souci ) et beaucoup d’autres encore.
Près de Dyrehaven on rencontre les bains de Klampenborg. Ces bains installés de la façon la plus confortable du monde, auprès des bois, non loin de la ville — une demi-heure de chemin de fer — sont chaque année fréquentés par une foule de visiteurs.
Au milieu du Seeland se trouvent les villes de Rœskild, de Ringsted, de Soroe et de Slagelse.
Rœskild — 5,000 habitants — était autrefois une des villes les plus importantes du royaume. Elle ne garde plus, de son ancienne splendeur, que la cathédrale. C’est la plus belle église du Nord. C’est là que sont ensevelis la reine Marguerite et la plupart des rois de la famille d’Oldenbourg.
On a bâti près de Rœskild un grand hospice pour les aliénés.
Ringsted était aussi fort remarquable au moyen âge; à présent, elle n’offre plus comme digne d’intérêt que son église où sont également ensevelis beaucoup de rois de Danemark, particulièrement ceux de la famille de Yaldemar.
Soroe, située auprès du lac du même nom, possède un grand lycée.
Slagelse — 5,000 habitants — fait un commerce assez considérable de blé.
Au nord du Seeland sont les villes de Hœrsholm, Elseneur, Hillorœd, Frederikvœrk, Frederikssund, Halbaek et Nuekiæbing.
Elseneur — 9,000 habitants — située sur le Sund, possède un port magnifique et fait un grand commerce en approvisionnant les navires qui passent par le Sund. L’abolition de l'impôt, qu’on levait autrefois sur les vaisseaux qui franchissaient le détroit , lui a fait beaucoup de tort.
On voit, près de la ville, la forteresse de Kronborg, bâtie par Frédéric II et Christian IV ; puis les bains de Marienlyst, fréquentés en été par une société choisie.
A quelques lieues de la ville s’élève le magnifique palais d e Fredensborg ( château de la paix). Il fut bâti en 1720 par Frédéric IV en mémoire de la paix conclue avec la Suède. Son style est celui de la renaissance française.
Hillerœd porte ordinairement le nom de Frederiksborg , à cause du voisinage du magnifique palais de ce nom, bâti au milieu du lac par Christian IV. Incendié en 1859, ce château fut reconstruit depuis dans sa forme primitive.
Frederiksvœrk est une petite ville qui renferme des fabriques de poudre, d’objets de fer et de métal pour l’usage de l’armée.
A l’ouest, nous trouvons les villes de Kallundborg, Korsoer , Skiehkoer , Naestved et Vordingborg. Ces
villes sont très-petites, comme la plupart des villes danoises. Kallundborg et Vordingborg sont fort anciennes.
Au sud nous voyons les petites villes de Praesloe , de Storehedinge et de Kioege. Cette dernière est devenue célèbre par la grande victoire que remporta Niels Juel sur la flotte suédoise qui y fut complètement détruite (l°r juillet 1677.)
Il n’y a pas de ville dans l’ile d’Amak, mais on y voit un grand village habité surtout par des pilotes et des pêcheurs. C’est Amak qui fournit des légumes à la capitale. La population se compose surtout des descendants des paysans hollandais, que Christian II avait fait venir en Danemark.
Dans l’île de Moen est la ville de Stege.
Dans l’île de Bornholm sont les villes de Roennc (5,000 habitants), Ilasle, Sandvig, Allinge, Svaneke, Nexe, Aahirkeby, toutes petites, saufRoenne, où l’on fabrique une espèce particulière de poteries, et des horloges d’une forme originale.
Le Seeland est traversé par plusieurs lignes de chemin de fer.
La ligne de l’Ouest va de Copenhague à Korsoer ; celle du nord, de Copenhague à Elseneur ; celle du sud, de Roeskild à Vordingborg.
Dans le Seeland, comme partout en Danemark, on ne trouve pas de canaux importants.
C’est en 1847 que fut établi le premier chemin de fer danois ; il allait de Copenhague à Roeskild.
II. — Dioocèse de Laaland et de Fais 1er. L’île Falster possède deux villes : Stubbek joebing et Niekjoebing.
La plus grande ville de l'île de Laaland est Nakskov. Les autres villes sont Nysted, Roedby, Saxkjœbiny et Mariboe auprès d’un lac du même nom.
L’île Falster est traversée par un chemin de fer.