‹ Le Danger Oxycarboné: En Temps de Paix - En Temps de GuerreChapitre 12 sur 58 · HONTE · texte numérisé non relu

HONTE

de potassium qui vire du violet au brun, très lentement d’ailleurs (en quelques heures), dans une atmosphère renfermant 1/5.000 d'oxyde de carbone.

Armand GAUTIER, en 1898, après avoir signalé l’absence de spécificité de ces réactifs, propose le chlorure d’or.

En 1898, Poraix et DrOUI utilisent le chlorure de palladium que DESGREzZ et LABAT, en 1919, emploient de la façon suivante : ils font passer l’air au moyen d’une poire de caoutchouc sur un papier imprégné d'une solution à 1 % de chlorure de palladium humide, pendu dans un flacon : le papier s’assombrit en cinq ou six minutes pour une teneur de 1/3.000 d'oxyde de carbone.

En 1920, LEGENDRE et THÉVENIN signalent un réactif aux chlorures d’or et de palladium : ils vident un tube à essai de 20 cmc. environ de capacité, plein d’eau, dans l’atmosphère suspecte, puis ils introduisent 3 cmc. du réactif et agitent énergiquement pendant quelques minutes. La limite de la sensibilité serait de l’ordre du 1/10.000.

Guasco, en 1912, se basant sur la propriété de loxyde de carbone d’être un gaz combustible, a construit un appareil appelé « T'oximètre Guasco », sorte de thermomètre différentiel dont l’une des boules est entourée de petits blocs d’une substance platinée, qui s’échauffe au contact de l’oxyde de carbone et provoque l’ascension d’une colonne de liquide coloré, le long d’une réglette graduée empiriquement.

Outre que des gaz combustibles autres que l’oxyde

Le AO

de carbone peuvent influencer le noir de platine, l’'appareil manque de sensibilité et ne donne d'indications franchement valables qu’aux environs du 1/1.000. Ce n’est que la facilité de son mode d'emploi qui pourrait le faire préférer au grisoumètre de GRÉHANT signalé par cet auteur dès 1892, basé sur la combustibilité de l’oxyde de carbone, et qui joint à l’absence de spécificité une sensibilité pratique du même ordre.

Depuis quelques années, le Bureau des Mines des Etats-Unis consiruit des avertisseurs consistant en un couple thermo-électrique placé au sein d’un catalyseur d’oxydation d'oxyde de carbone. L’air suspect est aspiré au travers de ce catalyseur. En sa présence, Poxyde de carbone s’oxyde en acide carbonique influençant le couple et un relais fait fonctionner une sonnerie ; mais le catalyseur utilisé, l’hopcalite (mélange d’oxyde de manganèse et de cuivre), est très altérable par l'humidité et dès lors un tel dispositif demande trop de surveillance et d’entretien.

Il existe également des détecteurs automatiques, à inscription continue, vastes appareils compliqués ne pouvant être utilisés partout. On a tendance à s’en servir de plus en plus pour vérifier la ventilation des tunnels à circulation automobile. Dans ces tunnels, on ne doit pas, en principe, admettre des concentrations pouvant être toxiques après une heure de séjour, mais il est clair cependant que le trafic étant interrompu par accident ou une cause quelconque, l’atmosphère produite par les gaz d'échappement des automobiles

à l’arrêt peut atteindre rapidement la zone critique.

Tout récemment, en 1937, en France, DEMESSE présente un appareil détecteur et doseur de l’oxyde de carbone dont les caractéristiques sont les suivantes :

L’enceinte contenant l’atmosphère à étudier débarrassée de l’acide carbonique par passage sur de la potasse est branchée sur un dispositif d’oxydation permettant de transformer l’oxyde de carbone en acide carbonique (petit four électrique) ; cette atmosphère est alors entraînée par l’écoulement goutte à goutte dans un tube capillaire d’une solution de bicarbonate de soude colorée au bleu de bromothymol : il en résuite un changement de la valeur du pH de celle-ci et la lecture est faite à l’aide d’une cellule photoélectrique de façon à éviter toute erreur due à l’appréciation plus ou moins juste de l’observateur. Un étalonnage antérieur permet d’obtenir par lecture directe la concentration en oxyde de carbone. La sensibilité de cette méthode serait de l’ordre du 1/10.000.

En outre, un coffret de signalisation branchée aux bornes de l’appareil et réglé sur la concentration maximum tolérable, est susceptible, si on le désire, dolubne des avertisseurs divers : klaxon, signal lumineux, etc, ou même de provoquer automatiquement la mise en marche d'appareils de ventilation, dans des locaux mal aérés, par exemple.

Les autres procédés de dépistage basés sur l’action. de loxyde de carbone sur l’acide iodique ou sur l’hémoglobine du sang, sont du domaine du laboratoire, et visent plus exactement le dosage de l’oxyde de

carbone, que nous allons maintenant envisager. Au-

au he

paravant, disons un mot de la délection physiologique mis en œuvre dans les houillières anglaises et allemandes où lon utilise de petits animaux, souris, canaris. Un pourcentage d’oxyde de carbone qui serait dangereux pour l’homme au bout d’une heure

atteindra ces animaux en cinq minutes environ.

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