h. Hb CO — 22 à
: | 5h. Symptômes modérés peu persistants.
Hb CO — 26 à 27 %..
1 h. Pas de symptômes, sauf à l’exercice.
1/2.500 Hb CO 15 à 19%.
an. Hb CO 21 à 28 %.
SAYERS et YANT résument comme suit les effets de loxyde de carbone et nous complétons en mettant en regard de la concentration en Hb CO, la teneur en oxyde de carbone qu’il serait nécessaire de respirer pendant 1 heure 1/2 à 2 heures pour atteindre cette saturation :
EM OOEL.
Teneur approximative de l’atmosphère Hb CO p 100 en oxyde de carbone Symptômes
0 à 10 0 à 1/10.000 Rien.
10 à 20 1/10.000 à 1/5.000 Légère céphalée, vasodilata-
tion cutanée.
20 à 30 1/5.000 à 1/2.500 Céphalée, battements temporaux.
30 à 40 1/2.500 à 1/1.500 Céphalée sévère, asthénie, vertiges. nausées, vomissements, tendance au collapsus.
40 à 50 1/1.500 à 1/1.000 Même symptomatologie aggravée, possibilité de syncopes et aggravation de la respiration et du pouls.
50 à 60 1/1.000 à 1/700 Collapsus syncopes, respiration de Cheyne-Stokes,coma alternant avec convulsions.
60 à 70 1/700 à 1/500 Aggravation de la symptomatologie, pouls filiforme, bradypnée. coma.
70 à 80 4/500 à 1/300 Mort.
Il résulte de ces travaux et de l’examen des documents de LEGENDRE (réunis et classés par NicLoux) que tant que la teneur de l’air en oxyde de carbone ne dépasse pas 1/2.500, le séjour, même prolongé pendant plusieurs heures, y est possible sans inconvénients notables ; pour des teneurs entre 1/2.500 et 1/1.000 le séjour est possible pendant 50 à 60 minutes sans troubles marqués ; enfin pour des concentrations de 1/1.000 à 1/500, dès un séjour de 30 minutes on observe de Ia céphalée, de la tachycardie, de l’hyperpnée, la symptomatologie allant en s’aggravant rapidément pour des concentrations plus élevées.
C’est la zone dangereuse où la saturation des 2/3 de
l'hémoglobine entraînant la mort fatale serait rapidement obtenue.
Et BaLrHAzarp et NicLoux sont d’avis que les troubles graves (céphalées, troubles sensoriels, modification du pouls et de la respiration) n’apparaissent que lorsque l’air respiré contient au moins 1/5.000 d'oxyde de carbone et que pour les concentrations inférieures à ce chiffre, la conception d’une anémie progressive est erronée.
Nous-MÊMES, au cours de notre carrière au Laboratoire d'Hygiène, avons-nous subordonné à l’existence de cette teneur de 1/5.000, la nécessité de prendre d'urgence les mesures nécessaires.
Est-ce à dire qu’on puisse soutenir l’inocuité des petites doses et d’une façon générale, des atmosphères renfermant moins de 1/5.000 d'oxyde de carbone ?
Nombreux sont les auteurs qui s'élèvent contre cette opinion et nous partageons cette manière de voir.
Dès 1905, ALBERT LÉVY écrivait : « Lorsque l’on ne ressent aucun malaise immédiat, par un séjour même prolongé dans une atmosphère ne renfermant que des traces d’oxyde de carbone, il se produit une anémie progressive, qui peut enlever à l’individu atteint toute résistance aux contagions microbiennes. » |
KOHN-ABREST fait des réserves quant à l’inocuité des petites doses.
MoreL et MOURIQUAND, à Lyon, ont signalé que des teneurs de 1/1.000 à 1/10.000 ont pu donner lieu à
des troubles cliniques, dont la nature était signée par la présence de l’oxycarbohémoglobine dans le sang d’un malade, tout au moins, dont la recherche avait pu être faite immédiatement après sa sortie de l’atmosphère incriminée.
Le BUREAU D'HYGIÈNE DE LA VILLE DE LYON, sous l’impulsion de MorEr, admet comme limite suspecte le taux de 1/50.000.
Nous-MÊMES, au Laboratoire d'Hygiène de la Ville de Paris, tout en estimant que des traces voisines du 1/100.000 sont pratiquement négligeables, avons-nous sans cesse insisté sur la nécessité de tenter de supprimer toute présence d'oxyde de carbone, ayant constaté fréquemment l’aggravation possible d’une situation tout d’abord insuffisante pour provoquer des
troubles sérieux.