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farctus dans les centres nerveux et dans les gros vaisseaux à la racine des membres, des paralysies et même des troubles trophiques pouvant aller jusqu’à la gangrène des extrémités, sont susceptibles d’être rencontrés.
IL arrive également que l'individu reste plusieurs jours dans le coma et que, même après une certaine régression, la mort survienne par complications pulmonaires : par suite du ralentissement extrême de la circulation au cours de l’asphyxie, des infarctus pulmonaires se constituent et les phénomènes réactionnels autour de ces foyers d’infarctus se traduisent par de la congestion et de l’œdème pulmonaire entraînant la mort.
Toutes les autres séquelles sont d’ordre névro-gastrique : astasie, abasie chez les sujets émotifs, troubles du caractère, etex..
Et quand'la responsabilité d’un tiers rentre en jeu, il existe parfois une tendance à attribuer à l’asphyxie tous les malaises ultérieurs, véritable sinistrose au
sujet de laquelle le rôle de lexpert intervient.
Il nous resterait à envisager certaines complications, notamment les «paralysies oxycarbonées ». Nous nous proposons d’y revenir au cours du cha-
pitre : Anatomie pathologique.
Résistance individuelle.
Signalons que parfois on a pu constater au cours
d'accidents multiples dans une même pièce, la pré-
ANS SRE
sence d'individus morts.alors que d’autres survivaient et l’on. a parlé de, résistances, individuelles, tous les individus semblant avoir respiré la même quantité d'oxyde de carbone.
En, réalité, il: apparaît plutôt qu’il existe dans le local des. zones gazeuses, de concentration différente en oxyde de carbone, et cette hypothèse semble devoir être corroborée par. des recherches anciennes que nous avons effectuées en 1912 en collaboration avec HENRIET, — sur l'acide carbonique, il est vrai — qui nous ont montré la grande difficulté d’obtenir expérimentalement une atmosphère de composition homogène.
Au.sujet de la question de la résistance individuelle, BALTHAZARD.et PIEDELIÈVRE ont trouvé sur les cadavres une même proportion d’oxyde de carbone dans le sang et des expériences effectuées sur des animaux leur ont montré que le fait de placer ceux-ci au préalable, dans un état de moindre résistance par des somnifères et des. anesthésiques, n’apportait aucune
modification.
30 Action lente et prolongée de l’oxyde de carbone Oxycarbonisme chronique.
L’asphyxie graduelle ou aiguë que nous venons d'envisager suppose des concentrations élevées en oxyde de carbone.
Les différents auteurs semblent être d’accord pour fixer à 1/500 la teneur en oxyde de carbone capable
d'entraîner la mort en deux heures environ.