Les chauffe-bains sont souvent la cause, complè
tement méconnue, d'accidents graves et même, excep-
tionnellement, mortels. Fréquemment nous avons constaté, après 10 minutes de fonctionnement, la présence de 1/1.000 d’oxyde de carbone dañs des salles de bains de dimensions exiguës, de 1/800 et même de 1/150 ! Aussi ne saurions-nous trop insister sur la nécessité de veiller à l’observation des prescriptions sanitaires trop souvent négligées : les tuyaux de dégagement doivent être surélevés jusqu’au faîte de l'immeuble et il en est rarement ainsi.
Ceux-ci d’ailleurs sont en tôle et fréquemment obstrués par de l’oxyde de fer, dû à l’action de la vapeur d’eau accompagnant les gaz de la combustion.
Il serait préférable de prescrire l’emploi de tuyaux de cuivre, calorifugés, de facon à éviter des déperditions thermiques s’opposant à un bon tirage, ou de gaines de poteries, individuelles, intérieures ou extérieures et montant jusqu’au faîte.
Il serait d’ailleurs désirable que tous les chauffebains, alimentés au gaz, soient l’objet d’une surveillance régulière, analogue à celle imposée pour les appareils à vapeur, chaudières et autoclaves.
L'emploi des chauffe-bains et chauffe-eau électriques devrait être généralisé, ainsi que l’alimentation des salles de bains et des cabinets de toilette, en eau
chaude, par le calorifère de l'immeuble.
B. — Chauffage au charbon.