I. — Nature et étendue des variations. — Les
variations atteignent, en toutes les parties des proportions extraordinaires. Aussi les distances entre deux aces extrêmes sont-elles énormes. Voici le résumé
(t) De Quatrefages, Revue des Cours , vol. V, page 545. Voir e tableau des races principales qui ont figuré à l’Exposition de 1858.
des études faites par les (leux savants qui se sont le plus occupés du chien, Frédéric Cuvier et Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire :
A. Taille. — La taille varie dans le rapport de 1:5, ce qui dépasse l’écart entre l’âne et le cheval.
IL Pelage. — Le pelage diffère par la quantité, laquelle varie depuis l’absence complète chez certaines races des pays chauds, jusqu’à la fourrure la plus épaisse chez les races du Nord;
11 diffère par la qualité, depuis le joyeux et le fin jusqu’au frisé et laineux;
Il diffère par la couleur, depuis le noir jusqu’au blanc en passant par le gris, le jaune, le brun, le tacheté, etc.
C. Oreilles. — Les oreilles sont droites et courtes, ou tombantes et longues.
D. Queue. — La queue peut compter depuis 21 vertèbres jusqu’à zéro. M. le baron Lecoulteux, en effet, a obtenu une race entièrement dépourvue de queue.
E. Tête. — La forme de la tète varie depuis le museau du dogue jusqu’à celui du lévrier.
F. Mamelles. — Généralement le chien a 4 mamelles à la poitrine et G au ventre. Certaines races en ont
5 d’un côté et 4 de l’autre; quelques-unes 4 d’un côté et 3 de l’autre (1).
G. Ostéologie générale. — Pour saisir l’étendue des variations, comparez le squelette du dogue avec celui du basset, l’omoplate arrondie du premier, par exemple, avec l’omoplate carrée du second.